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ENQUÊTE Nouvelles technos


La promesse d’une révolution industrielle et logistique ?


Impression 3D


Les prémices de l’impression 3D remontent aux années 80, mais l’exploration de son potentiel par les entreprises est récente. Ce n’est pas demain qu’elle se substituera aux pro- cess de fabrication classiques, mais elle ouvre des perspec- tives pour des besoins de niche.


P


roduire au plus près des besoins, avec un maximum de réactivité et à un coût unitaire constant : c’est en résumé la promesse de l’impression 3D. Ou fabri- cation additive, pour faire écho à son principe d’agglomération de matière aujourd’hui proposé via une dizaine de technologies. Sur le papier, la formule imbrique enjeux industriels et logistiques, mais c’est d’abord pour les 1ers que les entreprises ont franchi le pas. « Elle se déploie pour le prototypage et le développement


plus faciles à monter, plus durables et surtout plus légères », note Jean-Pierre Wilmes, Direc- teur d’AGS Fusion, fi liale dédiée à l’impression 3D métallique du Groupe AGS. Mais son intérêt économique reste inversement proportionnel au nombre de pièces à produire, prévient-il. L’équa- tion permet à un General Electric d’intégrer des pièces imprimées à des turbines, Airbus à cer- tains avions, etc.


Cette imbrication d’avantages et de contraintes permet aussi de fabriquer des produits hyper-per- sonnalisés, selon Laurent Perea, qui renvoie aux prothèses dentaires ou aux chaussures de sport sur-mesure. « Mais tant que l’on reste dans cette logique de prototype, il n’y a guère d’im- pact direct sur la Supply Chain ou le transport », note-t-il. Un sujet peut tirer son épingle du jeu, selon lui : la production de pièces détachées, si elle n’est pas trop massive.


de produits car elle permet d’importants gains de temps entre le design et la concrétisation. Avec à la clé plus de réactivité dans l’innova- tion », relève Laurent Perea, Directeur Associé Manufacturing & Supply Chain chez Capgemini Consulting. Cette logique d’effi cacité se retrouve pour le développement d’outils ad hoc sur des chaînes de production en perpétuelle évolution, comme chez Volvo Trucks sur son site lyonnais.


Elle diffuse côté manufacturing C’est


d’ailleurs dans l’industrie automobile,


aéronautique ou aérospatiale que la fabrication additive fait sa percée la plus signifi cative. « Elle permet de produire des pièces complexes, parfois impossibles à mouler d’un bloc, qui peuvent être


56 N°110  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2016


Un début d’enjeux Supply Chain De fait, il y a bien des initiatives qui touchent ces enjeux logistiques du doigt. Sur ce volet des pièces détachées, le Groupe Seb est passé à l’action ces derniers mois. « Des pièces sont produites et livrées à des réparateurs pour des clients réels, mais nous ne sommes pas encore dans le process ciblé, qui vise plutôt à optimiser la gestion de stocks de certains profi ls de pièces. Et le potentiel de l’impression 3D sera plus plei- nement exploité en 2018 quand cette production se rapprochera des besoins en s’appuyant sur des spécialistes de la fabrication additive agréés en France et ailleurs dans le monde, explique Alain Pautrot, VP Satisfaction Consommateurs du groupe Seb. Quant au R.O.I., il repose moins sur l’optimisation du stock ou du transport que sur l’augmentation de la satisfaction-client, vec- teur de ventes supplémentaires » (voir page 58). Rares sont les créneaux permettant déjà de résoudre l’équation économique complexe de l’impression 3D. Mais c’est le cas pour la pro- duction de lunettes, à en croire Aoyama France, qui a lancé une gamme dédiée en mars dernier, qui devrait générer 5% du CA de l’entreprise sur l’exercice en cours (voir encadré ci-contre).  MAXIME RABILLER


©CLEARJADE-FOTOLIA


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