ENQUÊTE Nouvelles technos
Seb imprime des pièces détachées
Le groupe d’électroménager Seb a franchi le pas de la fabrication additive de pièces en après-vente. Cela participe d’une évolution de sa gestion de stock, elle-même englobée dans un plan stratégique axé sur la réparabilité des produits.
sur le déploiement du projet en 2018, y compris à l’international.
Une réparabilité à 100 %
chantier de R&D et de développe- ment-produit avait mis l’accent sur la réparation, quitte à détailler en pièces détachées les sous-en- sembles sourcés pour la fabrication initiale. Un 2e s’est attaché aux 6.500 réparateurs agréés dans le monde, pour qu’ils accèdent aux pièces, à de la documentation ou de la formation. L’impres- sion 3D participe d’un 3e
Celui-ci s’inscrit dans une démarche durable initiée dès 2008 visant 100 % de produits répa- rables. Un 1er
volet logistique portant
Alain Pautrot, VP Satisfaction Consommateurs, Groupe Seb
L
’impression 3D de pièces détachées a débuté en octobre sur le site dédié à l’après-vente du Groupe Seb, à Faucogney-et-la-Mer (70),
qui en stocke près de 6 M. Parmi les 40.000 réfé- rences, une quarantaine sont concernées à ce stade : un échantillon d’engrenages, de boutons ou de capots représentatif des pièces dont le stock s’ajustera demain via la fabrication addi- tive. « Il s’agit de références très demandées que
sur la disponibilité des pièces et la rapidité de mise à disposition. Ainsi fi n 2015, le groupe a pu annoncer l’extension à 10 ans de cette répa- rabilité pour ses marques Seb et Rowenta, puis mi-2016 pour Moulinex, Calor ou Krups. « Pour les produits actifs, nous tâchons d’avoir en stock 2-3 mois des besoins de pièces estimés en fonc- tion des ventes et des taux de panne, avec un réassort auprès des fournisseurs. Mais la moitié des 6 M relèvent de produits sortis du catalogue dont la production de pièces a cessé, leur répa- rabilité imposant d’estimer les besoins sur 10 à 12 ans », poursuit Alain Pautrot. Ce stock dort des années avant que ces besoins deviennent tangibles, avec coûts de stockage et immobilisa- tion fi nancière à la clé. Sans compter les pertes s’ils ont été surestimés, ou l’insatisfaction-client dans le cas contraire. « L’idée est de s’en tenir à 5-6 ans de volumes que l’on est sûr de consom- mer, quitte à reconstituer le stock via la fabri- cation additive », note-t-il. La démarche a iden- tifi é 2.000 à 3.000 petites pièces mono-matière imprimables pour 1,5 € à 5 €, auxquelles s’ajou- teront des références déjà plus en stock, pour des produits plus anciens.
Un défi côté process
L’impression par dépôt de fi l assure
une fabrication abordable
certains réparateurs français proposent à des clients, sous réserve d’un retour sur l’accepta- tion ou la durabilité de ces pièces différentes du modèle d’origine », explique Alain Pautrot, VP Satisfaction Consommateurs du groupe. Cha- cune a fait l’objet de tests de production préa- lables via les 2 imprimantes 3D à 50 K€ pièce dont le site s’est doté avant l’été. Cette phase se poursuivra sur 2017, en tablant sur 1.500 à 2.000 fabrications. Mais déjà en interne, on planche
58 N°110 SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2016
Les besoins se feront surtout sentir dans 5-6 ans, mais le défi à court terme porte sur l’intégration dans les fl ux informatiques, afi n que l’outil SAP – qui reçoit les commandes du monde entier et déclenche aujourd’hui un picking – puisse géné- rer un ordre de fabrication. D’autant que l’objectif n’est pas d’augmenter la capacité de production en interne mais d’imprimer dès 2018 au plus près des réparateurs concernés. Par exemple chez un spé- cialiste de l’impression 3D sélectionné à Bordeaux ou Tokyo, qui les livrera d’autant plus vite. MR
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