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Flux tirés, fl ux poussés, bien plus complémentaires qu’opposés Animée le 22 novembre matin par Pierre Fournet, Président de la société de conseil Leon, la table ronde était intitulée « Flux poussés versus fl ux tirés ». Faut-il toujours s’appuyer sur les principes du fl ux poussé dans un environ- nement changeant ? Le processus S&OP (fl ux poussés) est-il toujours adapté ou faut-il changer de paradigme et mettre en place une Supply Chain basée sur les fl ux tirés ? « Outre un gain qui peut s’élever à plusieurs mois de stocks, le processus S&OP établit une meilleure communication entre tous les services de l’entreprise », convient le Consultant Paul Anseau, DG de BFC Consulting, qui insiste tout de même sur le fait que la démarche n’est pas neutre en termes de montée en maturité et de nécessité de s’inscrire sur une trajectoire qui prendra au moins 2 ans. C’est à peu près la durée qu’il a fallu au groupe Comap Moral pour mettre en place son proces- sus S&OP. Avec à la clé la baisse d’un


mois des niveaux de stocks, tout en améliorant les taux de service. Ce qui n’empêche pas Patrick Truyé, Directeur Supply Chain Achats et Informatique de Comap Moral, d’avoir lancé récemment un pilote pour tester le concept des fl ux tirés, afi n de gagner encore sur les stocks. « Nous en sommes à la phase d’ana- lyse des articles éligibles, c’est-à-dire ceux dont les délais de production sont très souvent bien supérieurs au délai de distribution ou au délai de livraison et ceux dont le lot de production est très supérieur à l’unité consommateur. Ce peut être aussi les articles les plus prédictibles ». « Il n’y a pas de raison d’opposer les 2, car même quand on est en fl ux tirés, à un moment donné dans la chaîne, le fl ux est quand même poussé, est intervenu Jacques Fougerousse, Directeur Supply Chain Internationale chez Showroomprivé. On aura beau fabriquer un fauteuil en cuir à la demande, ce n’est pas pour cela qu’on va aller tuer la vache pour chaque client », a-t-il ajouté. Toute la question est de savoir où l’on place ce point de découplage. On peut avoir une succession de fl ux tirés et poussés. Les deux qui s’opposent ? Sûrement pas, ils doivent cohabiter l’un après l’autre dans un fl ux global », a-t-il conclu. JLR


De gauche à droite : Estelle Legrand, Directrice Achats et SC d’Ingredia, Jérôme Bour, PDG de DDS Logistics, Armand de Vallois, Partner Wavestone, Felix Papier, Professeur de SC à l’Essec et Gregory Scalabre, Directeur Achats Non-Marchands de Kiabi.


Favoriser la collaboration entre achats et SC Dans le cadre des conférences co-organisées par l’Aslog et Supply Chain Maga- zine, Jérôme Bour, PDG de DDS Logistics et membre de l’association française de la SC et de la logistique, a animé des échanges sur la coopération et l’inté- gration des fonctions Achats et Supply Chain. Une enquête réalisée par l’Aslog auprès de responsables de ces fonctions dans l’industrie, la distribution et chez les prestataires logistiques a mis en avant que des ponts existaient déjà entre les directions achats et SC, notamment via des Directions des Opérations qui les regroupent, mais que leur intégration pouvait encore être améliorée. D’ailleurs, cette collaboration permet d’éviter des erreurs préjudiciables aux entreprises (ex : problèmes de qualité et de délai suite à un changement de fournisseur sur des critères de coûts), comme l’a illustré Felix Papier, Professeur SC à l’Es- sec. « On voit trop souvent que la SC est informée en fi n de cycle de la signa- ture d’un contrat », déplore Armand de Valois, Partner chez Wavestone. Pour Estelle Legrand, Directrice Achats et SC d’Ingredia, fabricant B2B de produits issus du lait, regrouper ces 2 fonctions au sein d’une même direction facilite la proximité et la réactivité pour conclure rapidement des achats de lait et ache- miner les marchandises entre plusieurs pays. Chez Kiabi, il existe 2 directions achats : une opérationnelle, rattachée à


DÉCEMBRE 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°110 73


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