ENQUÊTE Nouvelles technos
vers du suivi et de la localisation d’actifs mobiles (comme celui dans lequel s’est lancé Carrefour avec Objenious, voir p. 61).
Stéphane Allaire PDG
d’Objenious
Le problème du coût des boîtiers Pourquoi les applications actuellement envisa- gées ou en cours de déploiement (voir encadré ci-dessous) ne portent-elles pas davantage sur les marchandises ? Tout est une question de coûts. L’arrivée sur le devant de la scène de l’IoT coïncide avec la présence de réseaux bas débit et longue portée, comme ceux de Sigfox, ou ceux basés sur la technologie LoRa, comme celui d’Objenious, fi liale de Bouygues Telecom (les opérateurs de réseaux mobiles 3G et 4G planchent par ailleurs sur un concept de réseau NB-IoT, Narrow Band IoT, qui pourrait voir le jour d’ici fi n 2017 ou début 2018). Ces réseaux bas débit permettent, à condition de bien choisir la périodicité des don- nées à transmettre, d’atteindre des autonomies de batteries de plus de 5 ans pour des boîtiers dotés de fonctionnalités GPS, d’un accéléromètre 3D,
d’une
Sabrina Meksaoui Directrice Commerciale Everysens
sonde de température. Mais si la solution peut devenir économiquement viable sur une telle durée d’amor- tissement, il ne faut pas oublier non plus que le coût des boîtiers IoT n’est pas de quelques dizaines de cen- times comme les étiquettes RFID passives, mais bien de 20 € à 200 € ! Diffi cile dans ces conditions de déployer
L’IoT et la Supply Chain en 7 champs d’applications 1
Localisation et suivi des actifs mobiles à des fi ns de pilotage et d’optimisation : rolls (Carrefour), palettes, tourets (Nexans), wagons (Idéo/Danone), outils, conteneurs, chariots, matériel de chantier, remorques.
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Maintenance des équipements industriels (parcs machines, infrastructures) avec analyse des informations collectées pour anticiper et prévenir les pannes éventuelles. Surveillance du strict respect la chaîne du froid dans le transport avec des capteurs de température et la possibilité via des alertes de prendre des mesures avant que le problème ne se pose. Visibilité sur l’état réel du stock global et non plus théorique. Le fait de connaître avec précision le planning d’arrivage du stock en transit vers les entrepôts et les magasins peut intéresser les marques textiles pour gagner en réactivité dans leurs stratégies omni-canal (web to store, livraisons à domicile à partir du stock magasin, etc.). Dans un tout autre secteur, la mesure automatique du taux de remplissage des cuves de fi oul
60 N°110 SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2016
ou d’engrais permet aussi d’optimiser les tournées de réapprovi- sionnement.
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Contrôler toute la chaîne de transport. Demain, un boîtier IoT sur une palette ou dans un colis permettra au chargeur de contrôler tous les paramètres du transport (délais, chocs, conditions de température et d’humidité) sans être dépendant de son prestataire. Côté transporteurs, il existe une demande pour des capteurs IoT capables de mesurer le taux de remplis- sage des camions, à des fi ns d’optimisation. Localiser les produits et les palettes dans les grands entrepôts. En complément de l’IoT « outdoor », il existe également des solutions pour localiser des objets à l’intérieur des entrepôts, à l’aide de petites bornes ou balises (beacons) qui peuvent communiquer avec les boîtiers IoT et géolocaliser par trianglation avec une précision de quelques dizaines de mètres ou de quelques centimètres, selon les technologies. Sécuriser la Supply Chain avec des solutions de scellé connecté sur des conteneurs ou sur des remorques.
cette technologie sur une Supply Chain de plusieurs centaines de milliers de produits. « Nous sommes en cours de tests pour améliorer la technologie TDOA (Time Difference Of Arrival) qui permet à un boî- tier LoRa de se passer du GPS avec une précision aujourd’hui de 200 m et qui pourrait passer à 100 m courant 2017 », précise Stéphane Allaire, PDG d’Objenious. Outre le fait que cette technologie est moins coûteuse en énergie (et donc fait gagner du même coup en autonomie), elle peut aussi fonc- tionner lorsque le boîtier est à l’intérieur d’un bâti- ment, ou dans un véhicule, ce qui n’est pas le cas du GPS. La technologie peut donc encore nous réserver de bonnes surprises. « Je n’ai aucun doute sur le fait que le prix des boîtiers va baisser d’ici 3 ans, en raison des progrès technologiques et des économies d’échelles », nous a confi é Sabrina Meksaoui, Directrice Commerciale d’Everysens, une start-up qui propose une solution globale de traça- bilité des objets (voir p.79). JEAN-LUC ROGNON
©EVERYSENSE
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