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1. Vos flux vous sortiront du flou Question :A quoi ressemblent mes flux ?


Choix : Les types de chariots et leur nombre


Par où commencer ? Par la nature de vos flux à l’intérieur de l’entrepôt. Les trajets prévus sont-ils courts ou longs, sont-ils fréquents ? Combien y a-t-il d’allées ? Y-a-t-il beaucoup de préparations de commandes, sur des produits à forte ou faible rotation ? Toutes ces informa- tions et bien d’autres serviront à définir le nombre et la catégorie de chariots dont vous avez besoin (voir le témoignage de Fresenius Kabi page 132). Car suivant les modèles de chariots, les coûts et les vitesses d’exécu-


tion théoriques peuvent varier considérablement. Un « rétrac » (mât rétractable) coûtera par exemple trois fois moins cher qu’un « tridi » (tri- dimentionnel). « Si vous n’avez pas de picking sur des produits à très faible rotation, il est inutile d’envisager l’utilisation d’un préparateur de commande tridirectionnel pour allées étroites de type combi », explique par exemple Michel Roux, Consultant en productique et logistique. Dans chaque catégorie retenue, le nombre de chariots se calcule en fonction de la typologie des flux et de la productivité horaire souhaitée. Certains constructeurs proposent des logiciels de simulation d’entrepôt qui vous permettront de définir la configuration optimale en tenant compte des coûts d’exploitation des différents types de chariots.


2. Des arguments de poids Question : Combien pèsent vos palettes et à quoi ressemblent-elles ?


Choix :Le tonnage et l’équilibre des chariots en porte-à-faux


Quelle capacité (ou quel « tonnage ») choisir ? La question n’est pas aussi évidente qu’elle n’y paraît, surtout lorsqu’il s’agit d’un chariot élé- vateur en porte-à-faux, c'est-à-dire agissant comme une balance, avec un contrepoids à l’ar- rière (la batterie, dans le cas d’un modèle élec- trique) qui compense la masse de la charge à manipuler. Dans ce cas, outre la masse, il ne faut surtout pas oublier de prendre en compte la position du centre de gravité (CDG) de la charge


par rapport au « point milieu », qui est l’essieu avant du chariot ou le bord de son « tablier » (d’où partent les fourches). Autrement dit, si la charge est homogène avec une profondeur de 1 m (1.000 mm), son CDG est de 500 mm, si sa profondeur est de 2 m, son CDG est à 1.000 mm et le bras de levier est beaucoup plus important. Il faudra donc choisir une machine plus lourde, avec un châssis surdimensionné et moins maniable. C’est pourquoi un chariot avec tonnage de 1,2 t CDG 500 peut par exemple n’avoir qu’une capacité de levage de 1 t en CDG 600. A priori, tous les constructeurs suivent les mêmes règles : les tonnages des chariots frontaux inférieurs à 5 t sont donnés en CDG 500, et les plus gros tonnages sont en CDG 600. En magasinage, c’est du CDG 600, sauf pour certains constructeurs asiatiques (CDG 500).


3. Il faut que ça passe sans que ça casse Question : Quelles sont vos largeurs d’allées et les dimensions de vos charges ?


Choix : Rayon de giration, nombre de roues, chariot articulé ou non


La configuration intérieure de l’entrepôt va influer directement sur les caractéristiques des chariots que vous allez choisir. A com- mencer par la largeur des allées. Sur la fiche technique d’un chariot de manutention sont indiqués le rayon de giration (en mm), et le plus souvent, la largeur minimale d’allée dans laquelle il peut évoluer. Mais attention, dans votre entrepôt cette largeur minimale dépendra aussi de la taille des charges qu’il aura à manipuler. En l’occurrence, les lar- geurs minimales des notices techniques sont données pour une charge de référence qui correspond à une palette 800x1200 mm. Pour les chariots frontaux, la maniabilité de l’engin peut être améliorée en les dotant de trois roues au lieu de quatre (ce qui peut faire gagner de l’ordre de 1 m en largeur d’allée),


ou encore avec un essieu directeur spécial pour braquer les roues à 180°. Certains constructeurs spécialisés comme Bendi proposent des chariots « articulés » qui peuvent évoluer dans des allées très étroites de 1,8 m de largeur. A condition que le cariste soit bien formé au pilotage de l’engin. Il existe également des versions articulées de chariots dit « tri- directionnels » (les spécialistes des allées étroites, ainsi appelés parce que le tablier à fourches pivote de 180°), pour leur permettre de passer beaucoup plus facilement d’une allée à l’autre.


4. Méditez sur les hauteurs Question : Quelle est la hauteur du plan de pose le plus élevé et des portes coupe-feu ? Choix : Le mât (position haute et basse)


C’est la base quand on achète un chariot : il doit être capable de lever la charge à la bonne hauteur. Sa hauteur de levée maxi- male devra donc être supérieure à celle du plan de pose le plus élevé, car il ne faut pas oublier de compter la vingtaine de centimè- tres supplémentaires indispensables pour pouvoir manœuvrer. Pour les grandes hau- teurs, différents types de mâts rétractables


existent : bi mâts, télescopiques, de type duplex, triplex ou quadruplex (en deux, trois ou quatre parties), avec leurs avantages et leurs incon- vénients en termes de visibilité pour le cariste, de coûts, de maintenance et de longévité. Certaines fonctionnalités peuvent aussi être très utiles, comme le sélecteur de niveaux, qui assure que les fourches sont à la bonne hauteur. En revanche, il ne faut absolument pas oublier une don- née essentielle de votre entrepôt : la hauteur minimum sous passage. Si vous avez des portes coupe-feu particulièrement basses à 2,7 m ou des passages sous mezzanines, il faut bien vérifier que la hauteur du mât replié, en position basse, reste compatible. Sinon, gare à la casse ! Et ce serait dommage que votre chariot électrique ne puisse pas entrer dans la salle de charge à cause de la porte coupe-feu (à moins que vous n’en- visagiez un chargement latéral des batteries, voir point n°7).


MARS 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°62 129


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