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RETOUR D’EXPÉRIENCE


Pascal Obry, Responsable du service exploitation et méthodes au département dépôts,


du département dépôts. ©C.CALAIS


Christian Schawann, Chef du dépôt, Florian Letort, Chef


nées de la base du système d’achat/ vente sous SAP. Quand un déséquilibre se crée dans l’approvisionnement des dépôts au niveau européen, un dépôt tendant par exemple à se vider, des navires peuvent être déroutés d’un pays à l’autre (ex : la France à l’Espagne ou au Royaume-Uni).


Cuve de stockage du dépôt de Gennevilliers.


Dépôt Total de Gennevilliers : la sécurité avant tout


Le dépôt de Gennevilliers est automatisé et ne compte que 12 salariés. Il est approvi- sionné depuis la raffinerie via pipeline en « molécules » par la société Trapil : des auto- mates de réception de jour comme de nuit dirigent les produits purs, au rythme de 800 à 900 m3


/h, vers la cuve ad hoc : gazole, essence sans plomb 95, essence sans plomb 98. Des contrôles quantité et qualité sont effectués. Entre chaque livraison de produit pur, les tuyaux comportent du contaminat, un mélange des deux carburants que la société Trapil, disposant d’un site à proximité, se charge d’éliminer du processus. Le site de 5 ha gardé 24h/24 compte 33 réservoirs. Des travaux de réaffectation des bacs de stockage vers le gazole ont été réalisés début 2013. Trois réservoirs sont arrê- tés lors de notre visite, pour maintenance décennale. Toutes les cuves sont téléjaugées. « C’est au dépôt, lors du chargement de camions que sont ajoutés les additifs et colorants, explique Pascal Obry, Responsable du service exploitation et méthodes au dépar- tement Dépôts. Ainsi, nous composons une trentaine de références de produits à partir de quatre bases de carburant et de fioul » Les additifs, produits chimiques, sont stockés dans un sarcophage en béton. Des contrôles qualité et quantité des produits finis sont effectués. Le dépôt livre l’Oise, les Hauts-de-Seine, le Val d’Oise, la Seine-et-Marne, un peu Paris et la Seine-Saint-Denis. Il dispose d’une flotte permanente d’une trentaine de camions et d’une soixantaine de conducteurs aux couleurs de Total. Les camions peuvent venir charger entre 4 h 30 et 19 h 15. Le pic de chargement se situant entre 4 h 30 et 7 h du matin. Christian Schawann, Chef du dépôt, précise : « les transporteurs ont un cahier des charges précis. La formation des conducteurs va au-delà des exigences légales. La sécurité est prioritaire dans toutes nos opérations. » Le chargement est prédéterminé en salle de contrôle. Les camions récents disposent de scellement électronique pour garantir que les réservoirs du véhicule n’ont pas été ouverts entre le dépôt et la station-service et contiennent telle quantité.


Un camion est chargé complètement en un quart d’heure au lieu de 40 mn il y a 10 ans, grâce au chargement en source (par le bas) qui remplace celui en dôme (par le haut) ; il est moins dangereux car les vapeurs ne peuvent plus sortir. Gennevilliers dispose de cinq postes de chargement en source, et les rendez-vous conducteurs sont planifiés par le centre régional d’organisation des livraisons, toutes les 20 mn au minimum. Un conducteur peut effectuer deux à trois livraisons pendant son temps de travail quoti- dien. Christian Schawann indique les principaux indicateurs suivis : taux de disponibi- lité du dépôt(deux jours de fermeture sur 300 jours ouvrables en 2012), coût de fonctionnement du dépôt, en €/m3


stocké et taux de disposition du matériel. ■


Des stations-service livrées en push


Une prévision globale des ventes est faite chaque mois. Puis les données sont transmises quotidiennement depuis chaque station-service pour planifier finement les tournées à la journée. Deux centres régionaux d’organisation des livraisons (CROL) planifient et optimi- sent les tournées de livraison du lende- main et les envoient aux dépôts. C’est François Martin qui a conduit la réforme lorsqu’il était à la tête du réseau de stations-service, démarrée il y a six ans et terminée quatre ans plus tard : des investissements importants ont per- mis d’installer des jauges électroniques et informatisées dans les stations- service. Ces dernières sont livrées en « push », les clients n’ayant pas la main sur les volumes livrés. La réforme a fait gagner plusieurs points au taux d’utili- sation du parc routier et a donc réduit d’autant les coûts de livraisons. L’objec- tif est de remplir un camion à 100 % pour une seule destination. Les citernes sont en tout cas toujours chargées à plein, mais elles peuvent approvision- ner deux stations-service. Chaque dépôt alimente une zone de consommation dans un rayon de 150 à 200 km au maximum. Les flux de livraison trans- frontaliers sont limités à deux pays proches, la Belgique et l’Allemagne, tan- dis que les frontières alpines et pyré- néennes interdisent quant à elles le passage de véhicules transportant des matières dangereuses.


38 N°74 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2013


©C.CALAIS


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