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La taxe PL approuvée par le Sénat


L


e sénat a adopté le 18 avril le texte sur l'éco- taxe poids lourd voté à une courte majorité la veille par l'Assemblée Nationale. Elle devrait donc entrer en vigueur à partir du 1er


octo- bre 2013 et s'appliquer à


tous les véhicules de plus de 3,5 t qui emprunteront le réseau national non payant. Loin de faire l'unanimité, ce nouvel impôt « écologique » déclenche des réactions très diverses. Optimiste, le cabinet Bp2r estime qu'elle devrait créer une compétitivité nouvelle grâce à la conjugaison de deux facteurs : l'obligation pour les directions Supply Chain de rationaliser leur transport et l'introduction d'une traçabilité qui devrait, toujours selon ce cabinet, « stimuler mécaniquement les amélio- rations de flux avec à la clé des gains significatifs ». Mieux que cela , elle pourrait même, selon Alain Borri, DG de Bp2r, générer des emplois : « en conservant son caractère écologique, cette taxe accélère la mutation du transport. Des créations d'emplois et une meilleure image auprès du grand public sont à la clé de ce pro- cessus de valorisation ». Un avis que ne partage pas le groupement national des transports combinés (GNTC) qui dénonce les effets d'une taxe « qui va pomper la marge déjà très faible de nos entreprises de transports ». Très en colère, le groupement affirme que la taxe poids lourd va « violemment pénaliser les services multimo- daux », et accuse le ministère d'être « responsable de la mise en péril d'une technique qui réduit les émissions de


CO2, et surtout sera responsable de la suppression d'em- plois non délocalisables ». Plus modérée, la FNTR se réjouit quant à elle du dispositif de majoration forfai- taire qui prévoit la répercussion de cette taxe dans la facture de la prestation transport : « C'est la concrétisa- tion d'un travail mené sans relâche depuis des années. Ce n'était pas gagné d'avance, compte tenu des opposi- tions sectorielles de tous ordres que n'a pas manqué de susciter le texte ». A contrario, TLF estime que la loi n'apporte aucune garantie aux transporteurs : « Bien au contraire ! Nous avons la certitude que les donneurs d'ordre pourront renégocier le tarif de référence à la baisse, laissant aux seuls transporteurs la charge des prélèvements subis et la lourdeur de gestion de cette taxe ». Par ailleurs, Patrick Bouchez, Président – Délé- gué Général de TLF dénonce « un manque de dialogue et de concertation » et reproche aux ministres concernés d'être « passés en force, sans aucune maîtrise des dom- mages économiques ». Après les débats houleux et les centaines d'amendements qui ont précédé le vote de la loi, cette fois c'est son application qui ne manquera pas, d'ici le 1er


octobre, d'alimenter encore de nombreuses polémiques. ■ JPG MAI 2013 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°74 11


©KOTOYAMAGAMI-FOTOLIA


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