10 ans », avance Yves Dallery, Profes- seur et Directeur exécutif de la Chaire
Supply Chain de Centrale Paris. ■ On peut noter également que le référencement du terme « Supply Chain » se révèle encore hasardeux sur les moteurs de recherche des sites web de certaines administra- tions et organismes publics (Ministère de l’Enseignement Supérieur, Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche, Onisep…) censés informer les postulants et promouvoir les ensei- gnements. Selon plusieurs sources aca- démiques, cela est dû notamment à une réticence toute particulière de ces dernières à utiliser le terme anglo- saxon de « Supply Chain », préférant celui plus générique de « Logistique » !
Ces différents formats sont eux- mêmes segmentés en fonction de la nature des enseignements recherchés : courts, techniques et opérationnels ; longs, transversaux et plus portés sur une dimension de management. C’est sans compter les nombreux types de valorisation académique ou profes- sionnelle existantes : diplômes, certifi- cations ou labels de toute nature sanctionnent le cursus choisi. Cette demande est mue par des intérêts assez classiques : insertion plus ou moins rapide sur le marché du travail, désir d’évolution professionnelle, redéploie- ment de carrière, acquisition de nou- velles compétences ou encore spéciali-
sation métier/technique avancée. ■ Plus préoccupant, ce foisonnement de l’offre peut procéder d’une défi- nition encore peu claire et précise du Supply Chain Management dans l’enseignement. En effet, parmi les formations proposées, notamment au niveau Master/MS, l’on peut voir fleu- rir des appellations associant la Sup- ply Chain à d’autres métiers comme les achats, la gestion de production, la logistique ou encore la qualité. « On trouve un peu de tout sous l’appella-
tion Supply Chain alors qu’on observe des formations traitant pour certaines, principalement des achats et peu, voire presque pas de Supply Chain Management », relève Xavier Brusset. Ceci s’explique notamment par l’inté- rêt opportuniste de certains acteurs de la formation d’adjoindre le terme « Supply Chain » au regard de l’im- portance croissante et de la diffusion de la fonction observées dans les entreprises. Au détriment de sa défi- nition même : une dimension globale et collaborative ignorée (prévisions, planification, achats, service client, logistique, transport) au profit de celle
additionnelle et cloisonnée (en silo). ■ Autre raison évoquée, le Supply Chain Management est une science « vivante », en évolution. Les forma- tions se doivent d’adapter leurs conte- nus de manière constante. « Par rap- port à il y a 10 ans, le marché de la formation Supply Chain est en phase de maturité et continue à évoluer : les besoins Supply Chain ont évolué dans les entreprises et nous nous adaptons à ces besoins. Ce que l’on propose aujourd’hui en termes d’enseignement sera peut-être très différent dans
Se faire remarquer pour exister et proposer Afin de sortir du lot, certains acteurs de la formation en Supply Chain tra- vaillent leur positionnement marke- ting sur les segments qu’ils occupent : certaines écoles se dotent de véritables cellules de prospective et de recherche pour identifier précisément les innova- tions en termes de processus et d’orga- nisation dans les entreprises afin de les adapter en modules de formation. « Nous observons une offre très diver- sifiée sur le marché de la formation Supply Chain destinée à satisfaire une hétérogénéité de besoins de la part des particuliers et des entreprises. L’ISLI, programme de BEM (Bordeaux Mana- gement School), a bien étudié les diffé- rents segments du marché français mais également mondial pour dévelop- per une offre pertinente : nous menons dans notre école un travail de réflexion prospective destinée à adapter une offre innovante de formations, répondant certes à des besoins actuels mais éga- lement à venir », assure Dominique Estampe, Directeur de l’ISLI. D’autres acteurs se placent résolument dans la reconnaissance de leur formation à l’international pour justifier leur posi- tionnement ou encore sur la force de leur marque et de leurs réseaux d’an- ciens. « La force de nos certifications APICS – en anglais - qui nous apporte
DÉCEMBRE 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°70 71
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