renouveler le plan d'aide à la batellerie, etc. Un programme, certes volontaire, mais dont les sujets ne sont plus tous d’actualité. Les résultats non plus, d’ailleurs…
Des résultats mitigés Quel est le bilan des flux ? « La part de marché du fluvial augmente depuis 10 ans mais très lente- ment. Elle est passée de 3,2 à 3,6 % environ. Compte tenu du fait que le réseau ne dessert pas toute la France, l’objectif de doubler la part modale semble cependant tout à fait atteignable. Néanmoins, nous observons qu’elle progresse dans les ports. A titre d’illustration, elle dépasse 10 % dans le port du Havre. L’autre constat est l’évolu- tion de la typologie des produits transportés. His- toriquement, le fluvial était très utilisé pour transporter des pondéreux, matériels de BTP, céréales, etc. Au fur et à mesure, il s’est déployé également dans le monde produits à recycler et du conteneur », expose Philip Maugé, Directeur du Développement VNF (Voies Navigables de France). Néanmoins selon VNF, à fin décembre 2011, le trafic global était en retrait de 2,4 % en t-km et de - 3 % en tonnes par rapport à la même période en 2010. « S’agissant de 2012, nous enre- gistrons un recul de 5 % en t-km par rapport à 2011 », complète Philip Maugé. « En matière de report modal fluvial, nous ne sommes toujours pas passés à la phase d’industrialisation. On assiste régulièrement à des expérimentations dans
un certain nombre de bassins mais assez peu à des expériences pérennes », indique Laurent Walle, Directeur Général de TL & Associés. Thierry Dro- migny, Directeur Associé chez Axeflow, souligne néanmoins « une hausse notable du report modal vers le fluvial depuis environ cinq ans (contraire- ment au rail) mais qui reste encore très faible à l’échelle du transport en France ». Au cours d’un colloque organisé en septembre dernier par le centre d'analyse stratégique (CAS), Hervé Monange, Directeur Général Adjoint du CAS, a en effet rappelé que « la situation du fret ferroviaire est préoccupante. Il a reculé en France de près de 40 % depuis 2000 [...]. En outre, dans le même temps, le transport combiné ferroviaire a diminué d'environ 70 %[…]. En revanche, nous faisons un constat favorable : le transport fluvial a aug- menté, quant à lui, de 8% entre 2000 et 2011 ».
Divers freins
Quelles sont les principales raisons de cette stag- nation, voire régression, du développement de la multimodalité ? Le manque d’offres structurées et intégrées est une première réponse. « L’offre n’est probablement pas assez mature avec la difficulté de coordonner de multiples acteurs. Toutefois, quelques entreprises affichent une volonté forte de développer la carte « multimodale ». Elles se regroupent pour s’y atteler », commente Thierry Dromigny. De l’autre côté, une probable mécon- naissance de ces sujets de la part des prescripteurs
DÉCEMBRE 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°70 61
Philippe Boucheteil, Vice-Président de TLF en charge du conseil de métiers « multimodal » et Vice-Président d’Objectif OFP
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