MANAGEMENT
la maîtrise de systèmes d’information complexes et transversaux, de logi- ciels applicatifs dédiés de type ERP ou APS (Advanced Planning Sys- tems) qui équipent à présent autant les grands groupes industriels que les PME, la maturité Supply Chain
gagnant ces entreprises à taille plus modeste. Ces SI permettent in fine aux différents acteurs de l’organisa- tion Supply Chain de mieux partager l’information (même référentiel pro- duits par exemple), de mieux com- muniquer (vision collaborative) ou
Olivier Thelliez, Directeur Supply Chain & Perfect Serve Bacardi Martini France
« La Supply Chain est devenue un facteur clé d’efficacité et de rentabilité
de développement commercial »
Jean-Marc Abelous : Comment s'organise la Supply Chain dans votre entreprise ? Olivier Thelliez : Chez Bacardi, chaque pays est défini comme une entité commerciale, incluant une entité Supply Chain locale. Ces dernières s’appuient à leur tour sur une Supply Chain Centrale monde qui consolide et coordonne, via un processus Sales & Operation Planning (S&OP), l’adéquation de l’ensemble des besoins de tous les marchés (pays) et les capacités de productions.
J-M.A. : A-t’elle récemment été modifiée ? O.T. : L’organisation de notre Supply Chain évolue continuellement afin de répon- dre à l’évolution de nos marchés. En France, elle a été rattachée depuis peu à la Direction Générale (après l’avoir été à la Direction Commerciale). Pourquoi avons- nous changé notre organisation ? Parce ce qu’il était devenu plus que nécessaire d’adopter un modèle qui nous permet de nous adapter au marché et d’accompagner le développement de notre activité commerciale via la gestion de gros projets trans- versaux internes et externes, comme l‘innovation, le développement d’offres pro- motionnelles, l’accélération de nos flux ou encore la réduction des niveaux de stock sur l’ensemble de la chaîne de distribution. La Supply Chain est devenue ces der- nières années un élément de négociation à part entière.
Olivier Thelliez, Directeur Supply Chain & Perfect Serve Bacardi Martini France
J-M.A. : Comment se traduit plus concrètement ce changement ? O.T. : Plus que jamais, avec cette nouvelle organisation, nos clients ont été mis au cœur de nos processus. Elle nous permet de travailler quotidiennement avec l’en- semble de nos clients et équipes marketing et commerciales, d’adapter notre offre et d’optimiser notre chaîne de distribution afin de contribuer à la création de valeur tout en maximisant la disponibilité de nos produits. Le développement du proces-
sus S&OP, orchestré par la Supply Chain et s’appuyant sur un outil collaboratif de pilotage de la demande, a créé une réelle proximité entre les équipes commerciales et opérationnelles pour atteindre des résul- tats en terme d’excellence d’exécution ou de fiabilité de prévisions de ventes que nous n’avions jamais atteint jusque là (98 % à M-1).
J-M.A. : Comment voyez-vous évoluer la Supply Chain dans le secteur des PGC en termes d'organisation? O.T. : Je ne pense pas qu’il y ait une organisation Supply Chain optimale unique, que ce soit pour le secteur des PGC ou autre. L’organisation est avant tout liée à la culture de l’entreprise, à sa matu- rité, ainsi qu’à l’environnement dans lequel elle évolue. Néanmoins, dans un marché en perpétuelle évolution et toujours plus concurrentiel, il est devenu plus que jamais essentiel d’intégrer la Supply Chain à une logique de Category Management, afin de répondre dans les meilleurs délais et aux meilleurs coûts à la demande des différents marchés en apportant une offre différenciatrice sur des produits aux cycles de vie de plus en plus courts (promotion, série limitée...). ■ PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-MARCABELOUS
76 N°54 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2011
encore de mieux piloter les flux (aide à la décision).
■ Le Directeur des Opérations On voit apparaître au sein de la Sup- ply Chain des entreprises de PGC une fonction d’un responsable opération-
Page 1 |
Page 2 |
Page 3 |
Page 4 |
Page 5 |
Page 6 |
Page 7 |
Page 8 |
Page 9 |
Page 10 |
Page 11 |
Page 12 |
Page 13 |
Page 14 |
Page 15 |
Page 16 |
Page 17 |
Page 18 |
Page 19 |
Page 20 |
Page 21 |
Page 22 |
Page 23 |
Page 24 |
Page 25 |
Page 26 |
Page 27 |
Page 28 |
Page 29 |
Page 30 |
Page 31 |
Page 32 |
Page 33 |
Page 34 |
Page 35 |
Page 36 |
Page 37 |
Page 38 |
Page 39 |
Page 40 |
Page 41 |
Page 42 |
Page 43 |
Page 44 |
Page 45 |
Page 46 |
Page 47 |
Page 48 |
Page 49 |
Page 50 |
Page 51 |
Page 52 |
Page 53 |
Page 54 |
Page 55 |
Page 56 |
Page 57 |
Page 58 |
Page 59 |
Page 60 |
Page 61 |
Page 62 |
Page 63 |
Page 64 |
Page 65 |
Page 66 |
Page 67 |
Page 68 |
Page 69 |
Page 70 |
Page 71 |
Page 72 |
Page 73 |
Page 74 |
Page 75 |
Page 76 |
Page 77 |
Page 78 |
Page 79 |
Page 80 |
Page 81 |
Page 82 |
Page 83 |
Page 84 |
Page 85 |
Page 86 |
Page 87 |
Page 88 |
Page 89 |
Page 90 |
Page 91 |
Page 92 |
Page 93 |
Page 94 |
Page 95 |
Page 96