POUR VOS APPELS D’OFFRE Healthcare
d’une plate-forme européenne instal- lée à Vatry, dans la Marne. La fin des licences sur un certain nombre de médicaments, l’explosion du marché des génériques, l’apparition de la vente directe, le déremboursement, l’érosion des marges sont autant de raisons pour les laboratoires de rechercher une meilleure optimisation de leur logistique adaptée à un modèle éco- nomique où le niveau de prix des médicaments est plus bas. Du coup, tous les grands laboratoires s’interro- gent, au niveau européen cette fois, sur la manière de rationaliser leurs coûts logistiques, en alternative aux multiples dépositaires pharmaceu- tiques locaux dans chaque pays.
Des appels d’offres européens « Depuis environ deux ans, nous voyons passer de plus en plus d’ap- pels d’offres de laboratoires pharma- ceutiques, avec la volonté de simpli- fier leur organisation logistique au niveau européen et de ne plus avoir à gérer des contrats avec une vingtaine de prestataires en Europe », observe Benoît Lamour de Caslou, Directeur du développement de Movianto France. D’où la volonté de certains dépositaires pharmaceutiques d’inté- grer davantage de services tels que le
commissionnariat de transport ou les opérations sous douane. « Début 2011, nous avons ouvert en Grande-Bre- tagne une structure dédiée au pilotage de flux, à l’image des grands logisti- ciens, pour pouvoir répondre à la demande des labos d’aligner leur Sup- ply Chain dans sa globalité », ajoute- t-il. Dans l’autre sens, les prestataires logistiques européens qui souhaitent se développer sur ce marché seront peut-être amenés à se rapprocher des dépositaires nationaux souvent incontournables pour des questions réglementaires (autorisations de mise sur le marché, conditionnement). De plus, les spécificités métiers sont loin d’être anecdotiques, que ce soit en termes de systèmes d’informations ou d’expertise (gestion des recouvrements, facturation, rappels de lots, etc.).
Des perspectives à moyen terme Par ailleurs, la logistique de la santé n’est pas cantonnée à celle de la dis- tribution des médicaments aux offi- cines (voir encadré page 69). Déposi- taires et logisticiens traditionnels suivent notamment avec attention les projets de sous-traitance de la logis- tique des hôpitaux. Fort de son récent contrat avec NHS au Royaume-Uni, où il gère les achats hors médicaments
pour 450 établissements, DHL Supply Chain commence par exemple à approcher des organismes hospitaliers français, au niveau régional, pour leur proposer ses prestations. L’évolution de circuits logistiques de livraison et le développement des services de santé hors hôpitaux (maisons de retraite, domicile) devraient également contribuer à ouvrir le marché à des spécialistes de la logistique et de la Supply Chain. Il est donc plus que pro- bable qu’aient lieu, à moyen terme, des rapprochements, des consolidations ou des rachats. La plupart des grands prestataires logistiques se posent aujourd’hui la question. « Nous avons travaillé par le passé dans ce secteur pour des clients, mais de manière tem- poraire. Nous pouvons envisager d’y revenir si, par exemple, certains de nos clients existants ont des demandes de complémentarité vis-à-vis de leurs pro- duits entrant dans le cadre pharma- ceutique ou vétérinaire, mais il ne s’agit pas d’un secteur à part entière pour Norbert Dentressangle aujour- d’hui, nous a par exemple confié Sté- phane Point, DG Logistique France du logisticien aux camions rouges. Cela ne veut pas dire que ce ne sera pas le cas demain, c’est un marché que l’on regarde attentivement ». ■ JLR
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N°54 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2011
©CSP
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