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peut accompagner les salariés le temps que


la nouvelle équipe


dirigeante


monte en compétences. Côté salariés, le risque est limité à titre individuel puisque réparti entre associés. Nous incitons un maximum d’entre eux à devenir associés. La réussite vient si beaucoup de salariés, quelle que soit leur catégorie, deviennent associés de la Scop. C’est le principe coopéra- tif ». La CG Scop a créé en 2013 le site jetransmetsamessalaries.com destiné aux cédants. C’est un site d’informa- tion, avec des témoignages de cédants, de repreneurs, d’experts-comptables. « Nous souhaitons insuffler une nou- velle dynamique qui nécessite de s’ap- puyer sur d’autres réseaux, à qui nous devons inculquer notre culture », pour- suit-elle. Pour faciliter la reprise par les salariés, un statut transitoire a été créé par la loi du 31 juillet 2014 rela- tive à la reconnaissance et au dévelop- pement de l’économie sociale et soli- daire : la Scop d’amorçage permet aux salariés qui souhaitent reprendre leur entreprise en Scop de détenir la majo- rité des voix dans le cas où ils sont minoritaires au capital (en principe ils doivent détenir la majorité du capital pour être majoritaires). Ils ont ensuite 7 ans pour obtenir 50 % du capital.


Les associés non coopérateurs doivent s’engager à céder leurs titres ou à obte- nir le remboursement d’un nombre de parts permettant aux associés coopéra- teurs d’atteindre la majorité.


On ne naît pas coopérateur, on le devient


La CG Scop regroupe un réseau de 13 unions régionales qui accueillent et accompagnent les porteurs de pro- jet. « La très grande majorité des Scop adhèrent à la confédération, indique Patricia Lexcellent. Nous sommes un mouvement militant et solidaire ; un tiers des cotisations des adhérents est affecté à des outils financiers pour créer de nouvelles Scop. Nous voulons déve- lopper un écosystème en partageant des valeurs, d’abord l’épanouissement des salariés, pour en faire le moteur de performance de l’entreprise ». Le réseau propose aussi des formations adaptées aux salariés, associés ou non, pour qu’ils puissent acquérir des compétences de gestion et les clés du monde coopératif. En partenariat avec l’Université Paris-Dauphine, des programmes forment les dirigeants et futurs dirigeants à la conduite de Scop dotées d’une structure d’encadrement et/ou à forte croissance. 2 incubateurs


Bruno Hug de Larauze, PDG d’Idea groupe


« Le modèle du groupe coopératif apporte une certaine souplesse et devrait être développé »


Le groupe Idea a pour origine la Scop MTTM La Fraternelle, logisticien de chargement portuaire dans le bassin de Saint-Nazaire. Le groupe MTTM, devenu Idea en 2012, dont le siège est à Montoir de Bretagne, conserve cette activité historique. Mais elle ne repré- sente plus que 15 % de son activité. Bruno Hug de Larauze, PDG du groupe depuis 21 ans, a diversifié les activités et a fait évoluer le modèle historique vers celui de groupe coopératif. Aujourd’hui, la holding du groupe est une Scop. La répartition des résultats, variable selon la décision de l’assemblée générale, se fait souvent en 3 parts égales entre les réserves, la participation et les dividendes. Elle a plusieurs filiales, dont une est en Scop, la Snat (cf. encadré). Tout salarié du groupe doit acquérir des parts à hauteur de 2,5 % de sa rémunération annuelle chaque année, jusqu’à un plafond équivalent à 6 mois de rémunération. Le PDG analyse : « Les réserves impartageables sont une très bonne chose pour développer ses fonds propres, servir de levier pour les banques, et ainsi réaliser des investissements. Toutefois la Scop est un modèle un peu rigide, notamment quand il s’agit de développer des co-entreprises avec des sociétés partenaires. Nous avons ajouté de la souplesse via les filiales. Nous sommes ainsi un groupe coopératif, avec un actionnariat et un management stables, des réserves impartageables et des partenariats. Dans les secteurs qui nécessitent des investissements importants, la France devrait inciter au développement de groupes coopératifs. La démocratie sociale en entreprise, avec un actionnariat majoritairement salarié, est un atout ».  CC


d’innovation sociale, Alter’incub et Catalis ont été lancés respectivement en 2007 et 2014 au sein du réseau. Présents dans 4 régions, ils accom- pagnent des initiatives économiques innovantes répondant aux besoins sociaux : santé, logement, environ- nement, culture, consommation. En général, la Scop joue un rôle social et sociétal dans le territoire où elle est ancrée. Et les salariés des Scop tendent à s’impliquer dans d’autres actions de développement du territoire. Début 2017, la CG Scop a créé un fonds d’investissement dédié aux start-ups numériques qui veulent s’établir en Scop, en levant des fonds auprès de partenaires. Les premières jeunes pousses devraient être accom- pagnées d’ici la fin de l’année. « Nous ciblons les start-ups qui veulent pérenniser leur projet, l’inscrire dans la durée, pas celles qui ont déjà en tête de revendre au bout de quelques années l’entreprise », fait remarquer Patricia Lexcellent.


Manque de visibilité L’image de la Scop issue de la reprise d’une entreprise en difficulté est encore très forte. Michel Mézard, PDG du prestataire transport et logistique Snat, prévient : « Quand l’entreprise n’est pas rentable, la reprise en Scop ne suffit pas et doit s’accompagner d’un changement de modèle économique ». La reprise d’entreprise en difficulté est pourtant rare (6 % des Scop), mais très médiatisée, comme le montre l’exemple des salariés d’Unilever. Les Fralib ont, après 1.336 j d’occupation de leur usine, relancé l’activité en thé et tisanes sous le nom de Scop-Ti. « Certains de nos interlocuteurs ont cette image en tête, remarque Guil- laume Dumoulin. Nous allons montrer l’exemple en montrant qu’une Scop est compatible avec la performance éco- nomique. Il faudrait par ailleurs plus d’interactions entre Scop ». Managers d’entreprises classiques, n’hésitez plus: vous pouvez faire appel à un fournisseur qui soit une Scop, leurs coordonnées sont disponibles sur l’annuaire des Scop adhérentes sur le site de la CG Scop. Ou tentez l’aven- ture et participez à la création d’une Scop !  CHRISTINE CALAIS


JUILLET-AOÛT 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°116 73


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