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L


e Made in France semble avoir le vent en poupe pour certaines productions histori- quement associées à l’image de l’Hexagone comme le luxe, ou pour en lancer de nouvelles, si l’on songe au médiatique Slip Français. Mais diffi cile de prendre la mesure de la dynamique à l’échelle du tissu industriel au global. Beaucoup d’entreprises avaient déloca- lisé tout ou partie de leurs opérations vers des horizons lointains, notamment via l’externalisation ou le sourcing dans des pays à bas-coûts. Certaines entrevoient sur le papier des avantages à faire machine arrière, notamment sous l’angle de la Supply Chain, pour sécuriser leurs fl ux, gagner en agilité industrielle ou en réactivité commer- ciale. Cependant, le scénario d’une relocalisation d’un volant de ces acti- vités n’est pas si aisé à fi celer.


A la croisée de multiples enjeux La trajectoire d’Orientis a l’avantage d’illustrer de multiples aspects du sujet. Depuis 2013, l’entreprise a entrepris de recentrer ses opérations sur la France pour soutenir le développement de sa marque-phare Kusmi Tea. En pratique, la fabrication de ses sachets de thé est en cours de rapatriement du Maroc vers son pôle industriel et logistique de Saint-Vigor-d’Ymonville, près du Havre. Et la fourniture de ses condi- tionnements métalliques sera d’ici la fi n de l’année entièrement passée d’un fabricant chinois à un acteur de l’orléanais. Les raisons sont multi- ples, selon Sébastien Duho, Directeur des Opérations d’Orientis Gourmet, qui a la main sur les volets produc- tion, achats et Supply Chain, logis- tique comprise. Sa démarche aborde à la fois les questions de fi abilisation des fl ux et de l’approvisionnement, de raccourcissement du transport ou d’optimisation des stocks, mais aussi les problèmes liés à la non-qualité, aux risques politiques ou aux pas- sages en douane. Sans parler de l’amé- lioration du Lead Time, ou de l’inter-


nalisation d’une partie de la chaîne de valeur. « Au-delà, il y a l’intérêt pour une marque en pleine croissance d’al- léger les contraintes opérationnelles susceptibles d’entraver la stratégie marketing », note-t-il. Sans oublier la perspective d’une production entiè- rement estampillée Origine France pour dynamiser les ventes de part et d’autre des frontières, près d’un quart des 80 boutiques Kusmi Tea étant à l’étranger (voir le reportage page 49). La démarche d’Orientis repose sur une approche en coût complet qui valorise les différents points évoqués, même si certains aspects seront à optimiser, par exemple en mettant l’accent sur la mécanisation ou l’automatisation. Il faut admettre toutefois que le cré- neau du thé premium n’est sans doute pas le plus concurrentiel. Dans la plu- part des secteurs d’activité, l’équation économique de la relocalisation n’est pas facile à équilibrer, même sur fond d’augmentation des salaires dans cer- tains pays Low Cost, ou de renchéris- sement des coûts de transport.


Une réalité diffi cile à appréhender Le phénomène est en tout cas diffi cile à quantifi er car la plupart des études sur le sujet remontent à quelques années, quand la relocalisation d’activité s’était invitée à l’agenda politique, sous la pré- sidence de Nicolas Sarkozy ou celle de François Hollande, avec son « Minis- tère du Redressement productif » confi é en mai 2012 à Arnaud Montebourg. Publiée 18 mois plus tard, une étude pilotée par les pouvoirs publics s’est efforcée de classifi er les grands ressorts à l’œuvre derrière le choix de relocaliser d’une trentaine d’entreprises (voir page 50). Quelques-unes étaient souvent citées à l’époque : les skis Rossignol ou les jouets Smoby, différents opti- ciens ou fabricants de meubles. Environ 150 entreprises avaient franchi le pas en 10 ans, selon une estimation circu- lant en 2015. « Le sujet participe de l’air du temps, avec le support des politiques, et j’échange avec des clients et pros- pects ayant des projets ou des interro- gations en la matière. Mais à beaucoup d’autres, je ne pose même pas la ques- tion », indique Marc Dauga, Directeur Associé de la practice Manufacturing de Metis Consulting. Il note en tout cas que


Marc Dauga, Directeur Associé de la practice Manufacturing, Metis Consulting


Lysiane


Bessonnet, Directrice en charge de l’offre


Supply Chain, Kepler


Consulting


Moundir Rachidi, Directeur Associé en charge de la practice Opérations,


Boston Consulting Group


les relocalisations sont rares sous leur forme pure et dure d’une production rapatriée de Chine vers la France, sauf crise majeure liée par exemple à des problèmes récurrents de qualité. Une fois délocalisée en Asie, une activité a peu de chance de regagner la France si l’attente porte essentiellement sur l’optimisation des coûts, car cela impli- querait de nouveaux investissements pour recréer des lignes de production et éventuellement recruter, considère-t-il. Ses clients s’interrogent surtout lors du développement de nouveaux produits, pour le choix de leur lieu de fabrication.


Des points de non-retour Chez Kepler Consulting, la Directrice de l’offre Supply Chain Lysiane Bes- sonnet est même plus catégorique en


JUILLET-AOÛT 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°116 47


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