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Pour vos appels d’offres Alain Borri, cofondateur et associé de bp2r


« Un risque d’ubérisation du conseil »


Les cabinets de conseil sont sous pression. Leur modèle pourrait se détricoter face à la montée en puissance d’autres vecteurs d’intermédiation entre les clients et des experts tentés par le travail indépendant, selon Alain Borri de bp2r.


SCM : L’ubérisation guette-t-elle le monde du conseil ? Alain Borri : Il y a plusieurs notions derrière ce terme, à commencer par celle, très générique, de disruption, de perturbation d’un écosystème existant. Je pense que le conseil est concerné, au même titre que nombre de ses clients. En pratique, l'ubérisation renvoie à un principe de digitalisation et à un remplacement de la notion de salariat par le travail indépendant, in fine pour réduire le coût de la prestation pour le client en réduisant l’intermédiation. La tendance est à l’œuvre pour les taxis et dans l’hôtellerie, via des plates-formes en ligne, et elle concerne aussi les cabinets de conseil, avec ce que cela implique de pression sur les marges et de risques de disparition.


SCM : Le recours aux consultants indépendants n’est pas nouveau, y compris sur le créneau du SCM… A. Borri : C’est vrai, sans doute plus du côté des cabinets généralistes que des spécialistes. Mais cela s’amplifie me semble-t-il, notamment en lien avec de nouveaux besoins d’expertise pour accompagner la transformation digitale. Dans le monde anglo-saxon, la donne change depuis des années avec la montée en force de plates-formes dédiées au monde du conseil et de l’expertise (voir encadré ci-contre). L’entreprise cliente y renseigne son besoin ou les termes de la mission, et se voit mettre en rapport avec des consultants indépendants sur un large éventail de compétences. Par exemple, d’anciens collaborateurs de cabinets bien connus proposant leurs services à des prix très inférieurs. C’est encore balbutiant chez nous, mais les réseaux sociaux permettent déjà aux


90  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2017 - N° 2


indépendants de s’insérer dans une communauté comme celle de la supply chain.


Plates-formes parmi d’autres :


- Eden McCallum, le pionnier britannique créé en 2000. - Business Talent Group, un acteur américain de poids né en 2007. - Experdeus, l’acteur français qui a misé sur les réseaux sociaux pour engranger les profils d’experts et de consultants, début 2015.


SCM : Le challenge se pose-t-il en ces termes pour bp2r ? A. Borri : Dès la création, en 2005, nous nous sommes concentrés sur la niche des problématiques liant transport et supply chain, avec un fort accent sur la technologie pour pouvoir traiter, nettoyer et interpréter en mode industriel de très grandes masses de données. Ce développement d’outils ad hoc repose sur d’importants investissements IT, et une équipe dédiée, dont les compétences sont entretenues par un riche programme de formation. Notre capacité à innover repose aussi sur l’expérience et les données accumulées depuis 10 ans au service de plus de 200 clients. De plus, comme nous sommes focalisés sur le transport, les start-up ciblant ce créneau nous contactent pour nous présenter leur offre et échanger sur leur business model, leur valeur ajoutée et la façon de l’apporter. Pour autant, bp2r n’a pas la taille pour assurer un accompagnement


plus formalisé, ou un amorçage comme le pratiquent de plus gros cabinets. L’argent disponible est investi dans notre propre capacité d’innovation. Mais un challenge nous concerne au même titre que les autres : la capacité à conserver nos consultants. PROPOS RECUEILLIS PAR JLR


© bp2r


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