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Management Témoignages Noël Comte, président de Sotradel Parole de dirigeant


« La prise de conscience, dans un climat de confiance »


Intervention de Marc Élie dans le groupe Nicollin.


branche sur l’alcool, et aujourd’hui le grand sujet est le cannabis, sujet tabou qui impacte l’aptitude au poste de travail. » Début 2019, le kit sera accessible sur Internet et sur mobile dans une nou- velle version, avec plus d’outils managériaux pour faire face à un comportement déviant.


Le rôle central du médecin du travail La sensibilisation est une première étape, mais le rôle de l’entreprise ne s’arrête pas là. Jean Adès, psychiatre et addictologue, précise : « L’entre- prise doit mener régulièrement des actions d’information et de sensibi- lisation sur les dangers des drogues licites et illicites, pour une prise de conscience des risques encourus par la personne et les autres. Elle doit avoir un service de santé (médecin, infirmière) de taille adéquate pour réaliser des examens. Le rôle du médecin du travail est central pour dépister, inciter aux soins et assurer un suivi. L’entreprise doit mettre à disposition du médecin du travail les moyens de dépistage (éthylotests, tests salivaires, urinaires). Celui-ci doit être en relation avec les méde- cins qui suivent le patient pour une prise en charge cohérente. Il faut réussir à ce que le patient soit motivé et ne minimise pas les faits ». Au final, bienveillance, prévention et contrôle sont les maîtres mots. Il ne faut surtout pas tomber dans la défiance, d’autant plus qu’un salarié qui se sent surveillé pourra toujours opter pour une stratégie de contour- nement. La prévention des addic- tions est nécessaire pour la sécurité de tous et s’inscrit dans une démarche globale de santé, de sécu- rité et de qualité de vie au travail. CHRISTINECALAIS


100  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2017 - N° 2


Chez le logisticien Sotradel, les addictions sont l’une des préoccupations en matière de sécurité. Noël Comte a signé en juin 2015 la charte de prévention du secteur en Rhône-Alpes, en tant que président du CRFPTL (Comité régional de formation professionnelle dans les transports et la logistique). Puis il a réuni rapidement ses 200 salariés en petits groupes, dont


3 groupes de 15 conducteurs, sur chaque site (7 entrepôts) pour présenter le kit de l’AFT. Cent dix salariés ont demandé à obtenir l’outil, dont 80 % des conducteurs. Noël Comte reconnaît que « le conducteur routier fait un travail fatigant, pénible. C’est un travailleur isolé, plus susceptible à l’ennui. Cette organisation du travail induit un terreau propice aux comportements destructeurs ». Aujourd’hui, l’entreprise ne relève plus de problèmes d’alcool. Elle organise des temps de pause de causerie, où l’on peut parler de tout problème lié au travail. Noël Comte privilégie « la prise de conscience dans un climat de confiance qui permet de responsabiliser le salarié, et la dépénalisation de l’erreur à la culture de l’interdit. Il faut être bienveillant, ne pas braquer les gens. Le cercle contrôle/répres- sion/sanction augmente le stress, qui est accidentogène. Trop d’interdits vulnérabilisent ». Dans cet état esprit, il se refuse à réaliser des tests de dépistage de stupéfiants, « jamais bien vécus ». Selon lui, la responsabilité de l’entreprise est morale avant d’être pénale. Et elle ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise, car la route est partagée avec les autres usagers. La hiérarchie se doit d’être exemplaire. « Nous sommes tous en cordée : si quelqu’un tombe, on tombe tous. Cet état d’esprit de solidarité permet une émulation et une veille parmi les collaborateurs qui signalent les problèmes. Responsa- biliser les collaborateurs demande soutien, accompagnement, écoute et confiance. Moins de plaisir addictif immédiat et plus de bonheur, ça passe par le dialogue. »


©Nicollin - Elicole


© Sotradel


© Sotradel


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