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Côté recherche


recyclage d'un avion ne peut s’opé- rer proprement qu'avec l'interven- tion des deux autres filières, d’où la nécessité de rassembler dès à présent divers acteurs. Les trois phases importantes du démantèlement d’un avion sont les suivantes : - Désassemblage : il s'agit de retirer de la carcasse toutes les pièces et parties avioniques (équipements électroniques, électriques et infor- matiques servant au pilotage) ayant de la valeur et susceptibles d’être revendues pour équiper de nou- veaux appareils. Même si l'avion est ancien, la plupart des pièces sont récupérables car elles sont renouve- lées fréquemment. - Dépollution : tous les liquides et matériaux dangereux sont retirés de l'avion pour être traités et éviter toute contamination ou pollution. - Découpage et broyage : sur un gros-porteur, 147 tonnes de matières premières sont récupérables. Elles sont ensuite acheminées dans des usines de traitement qui les recy- clent selon la répartition suivante : 85 % d’aluminium, 10 % d'acier, 3 % de titane, 2 % de cuivre.


Organiser le recyclage des avions C'est dans ce contexte que Tarmac Aerosave est devenu aujourd’hui le premier centre de recyclage des avions en France. Après démantè- lement, l’entreprise recycle 94% de


la masse totale et 100 % de la car- casse. Elle traite 25 appareils par an, mais à l’avenir, elle pourrait en recy- cler le double. Or, sur les plus de 10 000 appareils fabriqués par Air- bus depuis sa création, seuls 900 ont été mis hors service (sans compter les avions Boeing). Nous sommes loin des volumes de 600 à 750 appa- reils qui devront désormais être démantelés chaque année. Si le recyclage de ces avions est déjà une réalité, il est appelé à changer d'échelle, à passer du mode artisanal au mode industriel. Les problèmes actuels de la logistique inverse du secteur aéronautique s'expliquent par un manque d'anticipation de la part de la filière, avec notamment un défaut important d'infrastruc- tures de recyclage et de régulation susceptibles de motiver financière- ment les propriétaires d'avions.


Solutions innovantes Dans l’étude que nous avons réali- sée, et qui présente une analyse approfondie des projets industriels du secteur, nous avons publié un benchmark des bonnes pratiques appliquées dans d’autres industries : - Secteur automobile : programmes gouvernementaux destinés à faci- liter la reprise et le remplacement de vieux véhicules, sorte de prime à la casse. - Secteur maritime : application des réglementations notifiées au niveau international ; licence délivrée à


chaque navire, en vue d’obtenir l’ac- cès à un port européen garantissant le recyclage du navire dans des ins- tallations de traitement figurant sur la liste établie par la Commission européenne. - Secteur électronique : coopéra- tion de toutes les parties prenantes ayant des objectifs concordants, diffusion et partage des initiatives de recyclage. Ces exemples d’autres secteurs per- mettent de formuler des préconisa- tions applicables à l’aéronautique, et notamment le développement et l’in- tensification du recyclage des appa- reils selon les trois dimensions du développement durable : écono- mique, écologique et sociétale. Les défis des projets industriels transver- saux du secteur aéronautique se trouvent également au cœur de cette étude. Une approche stratégique coresponsable et des solutions inno- vantes, collaboratives, inédites et efficaces devront donc être recher- chées pour permettre l'émergence d'une nouvelle industrie, celle du recyclage des avions. Cette recherche vise en parallèle à sensibiliser à la complexité de la mise en place d’une logistique inverse, et à faire connaî- tre les enjeux associés à la respon- sabilité sociétale d’un groupe indus- triel comme Airbus. 


Anicia Jaegler, Tatiana Bouzdine-Chameeva, Paul Mérieux : « Où en est la logistique inverse dans le secteur aéronautique ? », in le journal Logistique & Management, volume 25, 2017.


N° 2 - OCTOBRE 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  109


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