Mon banquier, c’est moi !
L'entrepreneur est majoritairement responsable du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) de son entreprise. D’où la nécessité de maîtriser son niveau de stocks… et leur valeur.
D
e récentes publications économiques régio- nales nous conduisent à titrer cet article en paraphrasant le slogan
publicitaire d'une banque en ligne : « Mon banquier, c’est moi ! ». Il est bien connu que le BFR est le talon d'Achille de beaucoup d'entreprises, en particulier des PME/TPE. On est, dès lors, étonné du manque de mobi- lisation efficace autour de sa compo- sante majeure : la valeur des stocks.
Des sur-couvertures de stocks fréquentes
Les couvertures stocks (produits achetés et fabriqués) rencontrées sont habituellement exprimées en semaines, voire en mois. C'est sou- vent au moins le double de ce qui est utile. Il existe donc dans la plupart des entreprises un gisement qui, s'il était exploité, apporterait – immédiatement – l'oxygène qui fait défaut à leur trésorerie. Le recours fréquent à des sociétés de nantissement des stocks le souligne. L'exploitation de ce gisement est techniquement facile, pourvu que l'on décide de changer de façon drastique les méthodes de gestion de stocks et d’approvisionnements, généralement héritées d'une époque révolue. L'innovation en matière de gestion des flux de produits devrait être mise à l'ordre du jour de façon impérieuse. Rappelons que le stock est une anomalie du flux.
Les éléments d'une approche innovante en cette matière portent sur la politique de stocks, la pla-
nification, le pilotage des approvisionnements et sur la professionnalisation des métiers liés à la gestion des flux. Mais quelles sont les bonnes questions à se poser ?
Revoir sa politique de stock
Quels sont les articles dont la présence en stock n'est pas vitale ? La réponse à cette question repose sur une analyse fine de l'offre de l'en- treprise et des avantages concurrentiels visés. Trop souvent, on a du stock « au cas où… ». Les articles faisant partie de l'offre d'une entreprise ne nécessitent généralement pas tous une dis- ponibilité immédiate. Ce travail relève d'une activité - peu développée dans la plupart des entreprises – qui se nomme : la gestion de la demande. On distinguera également, à ce stade, différents types de stocks : de gestion, d’antici- pation, de spéculation…
Repenser sa planification
Jean Marie BOMY CFPIM – CSCP Fondateur Performance Flux
jean-marie.bomy@
wanadoo.fr
84 N°63 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2012
Quelle est la quantité raisonnable à maintenir en stock ? Ici intervient un autre aspect de la ges- tion de la demande : la prévision. Il ne s'agit pas de chercher à faire des prévisions justes (une
©PERFORMANCE FLUX
©STANLEY HONG-FOTOLIA
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