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RETOUR D’EXPÉRIENCE


tion sont acheminés au fur et à mesure par les opérateurs vers la machine de tri.


5.000 pièces triées à l’heure Le trieur aérien, qui s’étend sur une sur- face de 2.000 m2


, a été conçu par la


société allemande Durkopp Fördertech- nik. Il a été mis en service une semaine avant le pic d’activité des soldes de juil- let 2011. « Le système nous traite entre 10.000 et 20.000 commandes par jour. Compte tenu du nombre de références, c'est une performance que nous ne pourrions pas atteindre sans l'au- tomatisation », déclare Jérôme Libeskind, Directeur général logistique de SED Logis- tique. La machine est


« Le trieur nous permet de lancer des vagues de préparation de 4.000 pièces, ce qui représente environ 2.000 commandes en moyenne », indique Cathy Drissy, Directrice de l’entrepôt SED de Marly-la-Ville pour le client Brandalley.


alimentée par un ou plusieurs opérateurs qui sortent les articles des bacs de préparation, les scannent et les placent dans des pochettes suspen- dues sur un rail aérien, qui sont prises en charge automatiquement par le trieur. Les vêtements suspendus sur cin- tre peuvent également être gérés par la machine, qui peut donc traiter 95 % des flux de Brandalley (seuls les articles dépassant des normes de poids et/ou de dimensions sont préparés séparément).


Chaque pochette est dotée d’une puce RFID permettant au système de l’identi- fier tout au long de la chaîne de tri, jusqu’au regroupement des pochettes par commande, les unes derrière les autres. Le trieur peut traiter ainsi jusqu’à 5.000 pièces à l’heure. Les commandes regroupées automatiquement sont ensuite traitées par des opérateurs, qui les aiguillent soit vers une ligne auto- matique de conditionnement en enve- loppe de transport, soit vers un poste d’emballage car- ton pour les produits


les plus volumineux, avant la pose d’une étiquette transport et l’expédition.


Vers un trieur mutualisé Le bilan, après six mois d’utilisation de ce trieur, est positif, tant pour Brandal- ley que pour SED Logistique. La ratio- nalisation du processus de préparation a permis de mieux organiser les équipes,


qui peuvent travailler en décalé (prépa- ration, tri, expédition). Résultat, le recours à l’intérim a été fortement réduit, même lors des pics d’activité de fin d’année. Mais l’optimisation peut aller encore plus loin : le trieur, qui représente un investissement de plusieurs millions d’euros pour SED Logistique, ne fonc- tionne que quelques heures par jour pour le client Brandalley. L’idée de SED Logistique est de mutualiser cet équi- pement, en accord avec Brandalley, avec d’autres clients qui ont besoin d’éclater leurs commandes : des produits de grande consommation ou du textile, que ce soit pour une distribution e-com- merce ou un réseau de boutiques. C'est déjà le cas avec l'enseigne Jennyfer, qui a confié la logistique de ses ventes sur le Net à SED Logistique. « Ce système de tri peut fonctionner jour et nuit et nous aurions techniquement la possibilité de traiter d'autres clients multi-références pour des produits de petites tailles, pas forcément du textile mais aussi des CD, des DVD, des livres, de la cosmétique, par exemple. La seule contrainte est la taille maximum des colis, de 600x 400x 200 mm et leur poids (moins de 3 kg). Cette mutualisation est possible tout en continuant à accompagner Brandalley dans sa croissance rapide », souligne Jérôme Libeskind. En tous cas, mutuali- ser un système de tri chez un prestataire semble être une piste intéressante à explorer pour améliorer la productivité de la préparation de commandes dans l’e-commerce. SED Logistique a d’ail- leurs reçu le prix de la meilleure inno- vation, catégorie service transport et logistique, lors de la SITL 2012. ■ JEAN-LUC ROGNON


Le trieur 32 N°63 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2012


©JP GUILLAUME


©JP GUILLAUME


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