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MANAGER DU MOIS Michel de Rovira co-Fondateur de Michel & Augustin


« Notre logistique est devenue un véritable atout commercial »


Depuis sa création en 2004, cette marque d’épicerie et de produits frais s’est fait un nom auprès de toutes les enseignes de la grande distribution française : Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Monoprix, Système U. Un nom ? En fait, plutôt deux prénoms : Michel & Augustin. A tel point que lorsqu’ils se présentent, tous les collaborateurs de cette PME de 35 personnes omettent volontairement leur patronyme. Mais comment ce Petit Poucet, dont le CA fait encore 40 % de croissance cette année (à 15 M€) a-t-il pu être référencé aussi rapidement sur plusieurs milliers de points de vente en France ? Réponse : de bons produits, un packaging original, une stratégie marketing décalée et participative. Certes, mais aussi une Supply Chain pragmatique et efficace. Michel de Rovira, l’un des deux célèbres « trublions du goût », a accepté de nous faire partager ses expériences en la matière chez Michel & Augustin.


Supply Chain Magazine : Quels ont été les débuts de la logistique chez Michel & Augustin ? Michel de Rovira : A la création de la société, Augustin et moi avons défini une douzaine de chantiers pour structurer l’acti- vité, comme le développement de la marque et des produits, le com- mercial, la communication, la finance… et la logistique. Et nous nous sommes répartis les tâches, en fonction de nos envies et de nos savoir-faire. Pour la logis- tique, c’est tombé sur moi, même si je n’y connaissais vraiment rien, mais j’ai toujours aimé les chiffres ! Pendant les premières années, j’ai géré la logistique en direct, jusqu’à ce que nous recru- tions notre premier Responsable logistique, en 2008. Les débuts ont été très artisanaux. Nous démarchions nos premiers points de vente avec un chariot, et puis nous relivrions en scooter, avec le Top Case chargé à bloc. Assez rapidement, nous avons embau- ché un livreur et, grâce à un par-


tenariat avec Renault qui nous prêtait une Kangoo, nous livrions les points de vente les mardis s’ils étaient au sud de la Seine et les jeudis au nord. Je m’occupais le lundi soir et le mercredi soir de définir les tournées. En amont, nous avons commencé par fabri- quer les biscuits par nous-mêmes, d’abord dans une boulangerie, puis dans une biscuiterie, à Sablé sur Sarthe. Le dimanche soir, nous rentrions sur Paris la voiture com- plètement chargée, vers notre « base logistique mondiale » qui était à cette époque l’appartement d’Augustin. Jusqu’à ce que les voisins finissent par se plaindre et


prennent des photos de nous en train de monter les escaliers avec des tonnes de cartons.


L’équipe logistique de Michel & Augustin


SCMag : Comment vous êtes-vous organisés année après année ? M.R. : En 2006, quand nous avons lancé la commercialisation des yaourts à boire, la logistique devenait nettement plus compli- quée. Nous avons d’abord tra- vaillé avec un grossiste qui effec- tuait les livraisons pour nous chez les clients, essentiellement en région parisienne à cette époque- là. Parallèlement, nous avions décidé que c’étaient nos fabri- cants de biscuits qui devaient faire directement les livraisons pour nous vers les entrepôts des enseignes comme Monoprix ou Casino. Même chose pour notre fabricant de yaourts de l’époque, situé près de Loches, en Touraine, et qui livrait en direct nos quel- ques clients grossistes en région parisienne, ainsi que différents entrepôts. Ce schéma a duré envi- ron deux ans sur la partie frais, jusqu’à ce que nous commencions à travailler avec le prestataire Iris


56 N°63 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2012


©JL ROGNON


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