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22/03/2012, Strasbourg MGCM, les secrets de la longévité
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Un nouveau visage et un nouveau logo pour MGCM : Anandi Roy, Présidente
Frédéric Gaurier, Auteur de l’ouvrage « Performance 2.0 »
uelles sont les recettes des entre- prises qui durent ? C’est la ques- tion qu’a posée MGCM en
pré ambule d’une journée de conférences organisée à Strasbourg. Pour la circons- tance, le cabinet de formation arborait un nouveau logo ainsi qu’une nouvelle prési- dence, Michel Gavaud (le fondateur) ayant passé la main à Anandi Roy depuis quelques semaines. Après une courte intro- duction de Sharon Rice, Vice-President Executive de l’Apics (Association interna- tionale qui délivre des certifications pro- fessionnelles), Pierre-Marie Gallois, Associé du cabinet ProConseil a dénoncé la finan- ciarisation à outrance et la « domination du chiffre ». On serait, affirme-t-il, passé du cartésianisme à une sorte de logique floue
A propos de responsabilité sociale…
Puis Jérôme Krieg s’est attaché à commen- ter les notions de « responsabilité sociale de l’entreprise » (RSE) et de développe- ment durable en s’appuyant sur sa propre expérience : « Les industries des télécom peuvent avoir une image « propre ». Or il n’en n’est rien ! Elles représentent autant d’émission
de CO2 que le trafic aérien tout en se développant plus vite. Investir dans la RSE au moment où les préoccu- pations environnementales régres- sent dans l’opinion publique, repré- sente un engagement moral et financier. Notre objectif chez Alcatel Lucent est de réduire de 50 % nos
émissions de CO2. En 2010, nous avions déjà atteint 12,6 % de réduc- tion. Notre volonté est d’entraîner nos fournisseurs dans cette démarche ». Frédéric Gaurier, auteur de l’ouvrage « Performance 2.0 » a pour sa part dressé un portrait-robot
de l’entreprise pérenne. Partant du constat qu’il reste 2.500 entreprises de plus de 350 ans dans le monde, il note que la palme de la longévité revient aux entreprises de restauration et aux producteurs d’alcool. Poussant l’analyse encore plus loin, il tire cette étonnante conclusion : « L’entreprise idéale en terme de durabilité est soit un hôtel japonais (il en existe de très anciens), soit un brasseur allemand. A condition tou- tefois qu’elle reste dans son domaine d’ex- pertise. L’une des plus anciennes entre- prises au monde datait de l’an 578. Elle était japonaise et construisait des temples depuis 48 générations. Elle a disparu en 2006 parce qu’elle s’était diversifiée dans les achats de terrain et la finance ». Frédéric Gaurier tire de ces exemples deux conclusions : « Première- ment, la taille n’est pas forcément un gage de longévité : les plus vielles entreprises comptent moins de 300 collaborateurs. Deuxièmement, la pérennité passe d’abord par l’adaptabilité ». ■ JPG
25 ans en septembre De nombreuses autres interventions au cours de cette journée où l’on a également beau- coup parlé du Lean. Quelques visites d’entreprises parmi lesquelles Millipore et Messier Bugatti Dowty. Plusieurs jeux (sur le Lean et la GPA notamment) ainsi que des confé- rences ateliers avec Syncflows et Dynasys. Cette journée qui commençait à 8 h 30 s’est terminée vers 20 heures sur les notes d’un cocktail musical. Après Toulouse, Nantes et Lille, cette journée MGCM de Strasbourg s’inscrit dans une volonté de promouvoir la formation et les bonnes pratiques Supply Chain. Une volonté également pérenne, puisque MGCM fêtera ses 25 ans le 26 septembre prochain, en partenariat avec Supply Chain Magazine ! ■ JPG
AVRIL 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°63 17
où chacun perd ses repères. « La rentabilité est trop souvent devenue la finalité alors qu’elle ne doit être qu’un moyen, a-t-il martelé revendiquant plus de place pour le lien social dans l’entreprise. Et de pour- suivre : Il faut réinventer les fondamentaux de l’entreprise, la repenser comme une véritable aventure humaine ». Une vision humaniste que Jérôme Krieg, VP Achat d’Alcatel Lucent Entreprise ne partage pas entièrement : « Je pense qu’il est parfaite- ment illusoire de croire que l’entreprise peut tout régler. L’accomplissement de soi s’inscrit dans une démarche bien plus per- sonnelle. En revanche, l’entreprise peut contribuer au bien-être des collaborateurs. Ce n’est pas contradictoire, mais c’est dif- férent ». ■ JPG
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JP.GUILLAUME
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JP.GUILLAUME
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