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Mikaël Pichavant, Partner


Supply Chain chez Mews Partners


magasin. Pour du h+1 ou h+2, aucun doute possible. Mais pour du j+1 ou j+2, malgré la disponibilité des pro- duits en boutique, il sera a priori pré- férable de préparer en entrepôt, où la productivité sera bien plus élevée. Les contraintes varient aussi selon le sec- teur, la fréquence de rotation des pro- duits, la configuration des magasins et la gestion du personnel. « Les temps morts qui existent dans certaines bou- tiques, comme cela peut-être le cas dans le textile, peuvent être utilisés pour pré- parer des commandes. A l’inverse, dans l’alimentaire où les ressources sont déjà très optimisées en matière de coûts/ occupation, l’ajout spécifique d’un pré- parateur sera toujours moins efficace qu’en entrepôt », développe Mikaël Pichavant. Par ailleurs, la préparation de commande en magasin est souvent présentée comme plus pertinente pour de la commande unitaire (ou quasi uni- taire). En résumé pour le non alimen- taire. Toys R Us a opté pour ce scénario dans ses magasins chinois. La prépara-


Malchirand, Directeur Général de Manhattan Associates


tion des commandes e-commerce était auparavant centralisée sur un entre- pôt à Shanghai, la livraison pouvait alors prendre une semaine. A l’inverse, Monoprix a rapatrié la préparation des commandes e-commerce (de plus de 70 €) dans son entrepôt de Gennevilliers pour les magasins de l’ouest parisien et des 16e


et 17e arrondissements de Paris.


Sans oublier les vendeurs Autre changement notable en magasin, les possibilités de retrait. Comme expli- qué en préambule, ce type de service proposé par les distributeurs n’est pas complètement désintéressé. L’idée est de générer des ventes additionnelles. Le premier point d’attention est d’ordre physique. Où positionner la zone de retrait ? Tout au fond du magasin pour forcer le client à le traverser ou à l’in- verse juste à l’entrée pour lui faciliter la vie avec le risque qu’il reparte les mains vides ? Encore une fois, cela dépend beaucoup de la configuration et de la taille du magasin. Pour des enseignes


Rémy


telles que Darty ou Conforama, où les caisses sont disséminées à travers le magasin, l’intérêt est de faire entrer le client dans le magasin en espérant qu’il soit bien pris en charge par un vendeur motivé, capable de générer une vente additionnelle. Qui n’a jamais acheté une télé sur Internet en omet- tant la connectique… ? Mais qui dit vendeur motivé, dit aussi formation et surtout incitation… financière, bien entendu. « La mise en place d’incen- tives arrive progressivement mais très peu d’enseignes françaises disposent aujourd’hui de ce type de système », estime Stéphane Ghioldi. Un intéresse- ment du personnel, comme c’est le cas par exemple chez Sephora, est donc nécessaire avec idéalement une répar- tition du chiffre d’affaires (omni-ca- nal mais aussi généré 100% en ligne) entre les différents magasins selon les zones de chalandise. Autrement, diffi- cile d’imaginer un vendeur accueillant gentiment un client venu récupérer un colis, préparant des commandes avec minutie ou favorisant des parcours omni-canal de type web-in-store sans contrepartie. La route vers un omni-ca- nal parfait et un parcours clients sans coutures est encore longue…  BRUNO SIGUICHE


JUIN 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°105


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©MEWS PARTNERS


©MANHATTAN ASSOCIATES


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