DOSSIER Traçabilité
Johny Mota, Responsable Identification chez Cognex
sérieusement à l’étude chez les grands distribu- teurs. La Scarmor, Centrale d’achat armorique du groupe Leclerc, a démarré également en 2008 un projet pilote de traçabilité en temps réel de ses flux palettes depuis leur expédition jusqu’à leur réception en magasins, à l’aide de la RFID avec l’intégrateur Iris-RFID (voir encadré page 96). Là encore, il s’agit d’une solution complète, com- prenant les portiques, mais aussi l’accès à un sys- tème d’information de traçabilité de type « cloud ». L’avantage d’un outil informatique de traçabilité indépendant du WMS est de pouvoir ouvrir la boucle à d’autres acteurs de la Supply Chain, comme les magasins. Cela évite également l’effort d’intégration du système RFID avec le WMS, qui est généralement conçu pour ne valider une sor- tie expédition et ne décrémenter le stock qu’après qu’un numéro SSCC ait été scanné.
Lecture de masse
D’un autre côté, il existe aussi des solutions d’identification automatisées qui s’appuient sur la lecture de masse, ou en mouvement, des codes barres traditionnels. Les applications sont nom- breuses : lecture sur convoyeur (acheminement, comptage), lecture sur quai d’expédition ou de réception, contrôle palette, etc. Contrairement aux techniques de scan à l’aide de lasers qui sont uti- lisées universellement pour la lecture de code barres 1D, elles sont basées sur des technologies d’imagerie numérique, tant pour les lecteurs que pour les logiciels de traitement d’images associés. La transition vers le code 2D, en cours dans cer- tains secteurs comme l’industrie pharmaceutique, devrait d’ailleurs démocratiser ce type de solu- tions et contribuer à en baisser les coûts. Car il semble que cela constitue le principal frein au déploiement. La solution Visidot, développée par la société israélienne ImageID voilà plus de six ans, compte encore un nombre relativement res-
Portique entrepôt
développé par Neopost ID dans le cadre d’un contrat DHL/Metro
treint de références commerciales. Le système comprend une ou plusieurs caméras à grand champ de vision, capables de lire des codes barres 1D et 2D, et une partie logiciel s’appuyant sur un puissant algorithme de décodage pour lire de manière fiable, en un seul passage, plusieurs cen- taines de codes barres présents sur une palette, en détectant les erreurs ou les manquants. Le recours à l’image offre l’avantage, par rapport à la RFID, de délivrer une information sur la position de l’étiquette manquante ou erronée à l’aide de codes couleurs directement sur l’image, ce qui permet à un opérateur d’intervenir immédiatement pour corriger l’anomalie. « La solution Visidot était extrêmement chère, avec un ticket d’entrée à 50.000 € et des projets qui pouvaient monter jusqu’à 100.000 €. Le retour sur investissement était très difficile », nous raconte un ancien inté- grateur de cette technologie. Depuis le rachat fin 2009 des activités d’ImageID par l’intégrateur Zetes, les choses semblent avoir un peu évolué. « Je dirais qu’un projet Visidot aujourd’hui est compris en moyenne entre 12.000 et 50.000 €, comprenant le développement spécifique, l’ergo- nomie du logiciel et la formation. Mécaniquement, le rapprochement avec Zetes permet d’étendre la commercialisation, d’avoir plus de volumes. De plus, les caméras ont évolué, leur résolution est passée de trois millions de pixels à 10 millions de pixels, ce qui contribue à diminuer le nombre de caméras nécessaires et donc le coût global d’un projet », affirme Pascal Longchambon, Responsa- ble des solutions automatiques d’identification (UAS) de Zetes.
Dataman contre Visidot L’intégrateur européen compte d’ailleurs sortir ce produit du marché de niche principal sur lequel il se trouvait, à savoir le contrôle des expéditions de palettes, et se positionner plus en amont de la
SUITE PAGE 94
92
N°58 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2011
©COGNEX
©JL ROGNON
Page 1 |
Page 2 |
Page 3 |
Page 4 |
Page 5 |
Page 6 |
Page 7 |
Page 8 |
Page 9 |
Page 10 |
Page 11 |
Page 12 |
Page 13 |
Page 14 |
Page 15 |
Page 16 |
Page 17 |
Page 18 |
Page 19 |
Page 20 |
Page 21 |
Page 22 |
Page 23 |
Page 24 |
Page 25 |
Page 26 |
Page 27 |
Page 28 |
Page 29 |
Page 30 |
Page 31 |
Page 32 |
Page 33 |
Page 34 |
Page 35 |
Page 36 |
Page 37 |
Page 38 |
Page 39 |
Page 40 |
Page 41 |
Page 42 |
Page 43 |
Page 44 |
Page 45 |
Page 46 |
Page 47 |
Page 48 |
Page 49 |
Page 50 |
Page 51 |
Page 52 |
Page 53 |
Page 54 |
Page 55 |
Page 56 |
Page 57 |
Page 58 |
Page 59 |
Page 60 |
Page 61 |
Page 62 |
Page 63 |
Page 64 |
Page 65 |
Page 66 |
Page 67 |
Page 68 |
Page 69 |
Page 70 |
Page 71 |
Page 72 |
Page 73 |
Page 74 |
Page 75 |
Page 76 |
Page 77 |
Page 78 |
Page 79 |
Page 80 |
Page 81 |
Page 82 |
Page 83 |
Page 84 |
Page 85 |
Page 86 |
Page 87 |
Page 88 |
Page 89 |
Page 90 |
Page 91 |
Page 92 |
Page 93 |
Page 94 |
Page 95 |
Page 96 |
Page 97 |
Page 98 |
Page 99 |
Page 100 |
Page 101 |
Page 102 |
Page 103 |
Page 104