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CA de 85 M€ de Quinta Industries, pour 130 millions de mètres de pelli- cules développés (sur 225 pour le marché français), contre 60 millions seulement en 2011. Si le CA numé- rique augmente en 2011, il ne com- pensera pas la perte. Il y a en effet de nombreux techniciens, le plus souvent intermittents, et beaucoup de matériel technique pour le traitement numé- rique des images et du son, quel que soit le support utilisé pour le film. Quinta Industries traite près de la moi- tié de la production française, qui représente environ 230 films par an.


Hausse des dépenses informatiques


Les opérations logistiques associées se réduisent avec la numérisation voire la dématérialisation, tandis que les inves- tissements informatiques s’accroissent. Sur 20 M€ d’achats par an, 3 à 4 M€ sont consacrés à l’informatique. Aujourd’hui, la période est charnière, avec des opérations de transfert entre argentique et numérique et vice-versa. Chez « l’artisan du rêve », tel que se décrit Quinta Industries, dont 70 % de l’activité s’effectue avec le cinéma français, le pic d’activité se situe en fin et début d’année, certains clients sou- haitant avoir leur film prêt pour le Marché du Film et le Festival de Cannes, en mai. Lors du reportage, en août, les équipes travaillaient en partie sur l’Or Noir, le prochain film de Jean- Jacques Annaud qui sort le 23 novem- bre, tourné en 35 mm. Produit par Tarak Ben Ammar, doté d’un budget de 45 M€, tourné dans ses studios en Tunisie et au Qatar, toute la chaîne de


Le réalisateur Francis


Ford Coppola ©C.CALAIS


post production a naturellement été confiée à Quinta Industries.


Quatre sites de post production La chaîne de traitement de la post pro- duction hybride argentique/numérique des pôles image et son est réalisée sur les quatre sites appartenant au groupe dans les Hauts-de-Seine. Au sein du pôle image, L.T.C. est à Saint-Cloud, Scanlab (laboratoire vidéo, gestion des rushes et restauration numérique de films), Duboi (étalonnage et effets visuels), Duran Duboi (effets visuels, spéciaux et 3D) et Duran (département télévision et publicité) à Boulogne- Billancourt et Issy-les-Moulineaux. Younes Ali Cherif précise : « Les chaînes de traitement cinéma et télévi- sion se ressemblent, mais pour un télé- film, il faut faire vite et pas cher. » D’où des équipements technologiques plus luxueux dans la chaîne de traite- ment cinéma. Quand les films sont tournés en 35 mm Quinta Industries se fait livrer les rushes de pellicule chaque fin de journée de tournage. Ils sont d’abord développés au sein de L.T.C. Scanlab, par la technique de téléci- néma (voir photo1, page 54) qui convertit les images en format numé- rique (au travers d’un télécinéma ou d’un Arriscan) et les retravaille de façon automatique. Les poussières et autres fils sont supprimés, et chaque


plan est retravaillé, du grain pouvant être ajouté. Les films tour- nés en numérique sont livrés quotidiennement sur disque dur standard ou via le système Codex et transférés sur stockage SAN. Un travail sur le rendu artistique, avec notamment l’ajout de grain « argen- tique », pourra aussi être effectué. « Nous avons une façon normée de nommer les fichiers (en dpx) pour bien indexer les films sur le stockage SAN » précise Younes Ali Chérif. Chaque client dispose de sa baie de stockage, qu’il apporte ou que Quinta lui loue, avec ses fichiers image et son pour le montage.


Un petaoctet de stockage Duboi pour les films, Duran pour les téléfilms, réalisent l’étalonnage (correction colorimétrique). Le studio Duran Duboi s’occupe des effets visuels et effets spéciaux et de l’animation 3D. Un Directeur effets spéciaux de Quinta Industries est présent sur le tournage, et avec l’équipe du film et le réalisa- teur, il donne des indications sur les plans, les zones de l’image où intégrer les trucages. 50 personnes ont travaillé pendant quatre mois aux effets spé- ciaux de l’Or Noir (photo 2, page 56). Toute cette chaîne de traitement et de montage, d’effets visuels et spéciaux nécessite de puissants outils informa- tiques. Des cartes graphiques Nvidia sont utilisées avec plus de 70 stations de travail HP Z800. 100 à 150 gra- phistes travaillent sur les effets visuels de plusieurs films en même temps ;


OCTOBRE 2011 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°58


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