L’ESSENTIEL Mes Sorties.
27/09/2011, Paris Mutualisation, Generix invite à voir autrement « Sortir des sentiers battus », telle était l’invitation implicite des intervenants à la journée organisée par Generix Group, en partenariat avec Supply Chain Magazine, mardi 27 septembre à Paris sur le thème de la mutualisation. En effet, partager des moyens avec des concurrents ne va pas de soi mais c’est du rappro- chement de plusieurs Supply Chains que naîtront désormais de nouveaux gains.
Guillaume Destouches, Senior Manager du Cabinet Kurt Salmon
Dans un premier temps, Guillaume Des- touches, Senior Manager du Cabinet Kurt Salmon, a présenté une synthèse du rap- port PIPAME qui s’interroge sur les oppor- tunités de collaboration en logistique pour les PME/PMI. Il ressort de la dizaine de cas étudiés que les initiatives de collaboration sont encore très disparates et qu’elles sont le plus souvent soit tirées par un donneur d’ordre, soit poussées par une volonté de coopérer (entre sociétés d’un même secteur, d’une même région…). « Les facteurs clefs de succès sont de connaître l’existant, d’avoir des valeurs communes, de partager équitablement, de communiquer et surtout de se faire confiance », résume Guillaume Destouches.
Jean-Paul Guichard, Directeur SC Boissons de Pepsico France
Richard Quesne, Directeur de la relation client chez DHL SC
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Une mutualisation en 4D Jean-Paul Guichard, Directeur SC Boissons de Pepsico France est revenu sur le projet de mutualisation sur quatre niveaux qui lui a valu le titre de Rois de la SC 2011. En 2008, suite au rachat de Lipton, au vote de la loi LME et à la forte volonté du groupe de s’inscrire dans une démarche de déve- loppement durable, Pepsico revoit son modèle. Alors que ses usines spécialisées étaient dispersées en Europe, Pepsiso décide de relocaliser ses sites de production en France… mais en investissant lourdement chez plusieurs sous-traitants ! Autre chan- gement culturel majeur, le stockage est localisé dans les sites de production ou, quand cela n’est pas possible, placé dans des plates-formes externalisées, en parte- nariat avec Orangina Schweppes. Ce qui permet de livrer 80% en direct usine. Pour approvisionner la Grande Distribu- tion, Pepsico pratique la GMA (Gestion Mutualisée des Approvisionnements) avec Refresco en s’appuyant sur EWR+ de Gene- rix. Pas besoin de prestataire intermédiaire : Pepsico gère ses produits et ceux de Refresco pour 50 % des points de livraison et inversement. De plus, pour approvision- ner ses clients Hors Domicile, Pepsico met à leur disposition SiWiPro, un outil de sai- sie de commande en mode On Demand qui visualise en ligne le résultat de l’optimisa-
N°58 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2011
tion des chargements (regroupements de produits lourds/ légers). Enfin, au niveau transport, Pepsico opte pour un TMS en mode On Demand afin de collaborer de manière neutre avec plusieurs industriels. « Cela fait beaucoup de challenges relevés en deux ans. Sans la confiance entre les partenaires, la Direction Générale, la Direction SC et l’équipe SC, rien n’est pos- sible », souligne Jean-Paul Guichard.
Une solution clef en main pour les PME/PMI
Richard Quesne, Directeur de la relation client chez DHL SC, a quant à lui mis en avant le rôle de facilitateur pour des PME/PMI que peut représenter la solution clef en main que DHL propose, notamment via les CCC (Centres de consolidation et de collaboration) qu’il gère à Lomme et Eme- rainville pour Carrefour et 310 de ses four- nisseurs. Il note par ailleurs que les fournisseurs étrangers sont particulière- ment réceptifs à ce mode de fonctionne- ment et que les réflexions avancent chez d’autres Grands Distributeurs. Avec Carre- four, DHL envisage demain de préparer au magasin et de lancer une offre GMA adap- tée pour aider les fournisseurs à piloter leurs stocks. Pas de mutualisation réussie sans indicateurs de suivi : tel était le mes- sage d’Isabelle Badoc de Generix Group.
La Supply Chain Finance collaborative Pour étendre encore le débat, Gabriel Callès de BAA Systems a évoqué une gestion col- laborative au niveau des flux financiers. Sa société propose à de gros clients de jouer les intermédiaires auprès des banques pour obtenir de meilleures conditions d’es- compte de factures auprès d’elles et en faire bénéficier à tous, y compris les fournis- seurs. Enfin, Nicolas Martin, IT Project Lea- der chez Fareva, a exposé la mise en œuvre d’un module de Master Data Management de Lascom pour faire collaborer 27 ERP hétérogènes et pouvoir consolider leurs données. Sans aucun doute, les pistes de collaboration ne manquent pas ! ■ CP
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