appelés pour témoigner et partager leur retour d’expérience courant 2011 pour inciter les entre-
prises à démarrer. ■ La deuxième étape consiste à aider les PME à trouver un distributeur qui va donner l’impulsion.
Les promotions
Le sujet des promotions a été mis en avant comme un sujet bien identifié de collaboration entre industriels et distributeurs, permettant des avancées simples et pragmatiques. Le premier volet porte sur les aspects Supply Chain : la logique d’un engagement partagé sur les volumes entre industriels et distributeurs sur 100 % des opérations promotionnelles reste aujourd’hui une vraie ambition. Qui dit promo- tions bien gérées dit partage d’informations dans le cadre d’un processus de promotion à reconsi- dérer notamment autour des points de contacts identifiés entre les industriels et les distributeurs. Enfin, le succès d’une promotion dépend grande- ment de son exécution entre les deux partenaires. Le deuxième volet est plus complexe, et à plus long terme : il porte sur l’opportunité d’avoir un ROI analysé et partagé avec des KPI communs. Mais cette deuxième ambition est plus difficile à mettre en œuvre, nécessitant une très grande transparence.
Le groupe de travail a décliné un plan d’action : ■ Dans un premier temps, présentation de l’étude ECR sur la perception des consommateurs
face aux promotions à l’été ■ Puis concentration des travaux sur la réussite de la gestion des promotions via la mise en commun des 10 règles d’or de bonne gestion de la promotion (livrable attendu pour l’automne 2011 portant sur la conception, les engagements et l’exécution de la promotion d’un point de vue de la Supply Chain
en faisant plus simple que le CPFR) ■ Dans un troisième temps, travailler sur le sujet plus ardu, l’analyse partagée du ROI entre les acteurs.
L’On Shelf Avaibility
Cela fait déjà 20 ans qu’on en parle et si diffé- rentes solutions ont été testées et font leurs preuves en Europe et en France, les derniers chiffres ECR avec 92 % de taux de disponibilité linéaire, soit 4 Md€ de chiffre d’affaires perdu en Europe, montrent que la route est encore longue. Il est clair qu’aujourd’hui les freins sont connus, pas d’OSA (On Shelf Availabilty) sans données et sans mesure. Or, bien souvent, ces informa- tions se monnayent, notamment en France. En complément, les industriels se retranchent bien derrière un taux de service en entrepôt qui avoi- sine les 99 % et considèrent que la dégradation du taux de disponibilité provient majoritaire-
ment du distributeur. Pour
les participants,
l’OSA est un véritable état d’esprit, nécessitant un travail au quotidien tourné vers le magasin et pour lequel il faut avoir la volonté de collaborer au-delà des seuls enjeux marchands. L’OSA doit être considéré comme un projet d’entreprise à part entière, n’impliquant pas que les acteurs de la Supply Chain, avec l’obligation d’investir avant de rapporter. Les participants considèrent qu’il faut faire évoluer les mentalités par une uti- lisation de l’OSA comme levier de croissance, la mise en place d’un joint Business Plan pour transformer l’OSA en projet d’entreprise, le tout en facilitant l’accès aux données. Par ailleurs, une révision des processus opérationnels (encore une fois) entre industriels et distributeurs et la priorisation sur les 20/80 des produits en maga- sin apparaissent comme également nécessaires. Le plan d’actions sur ce thème est clairement lié à la convergence des acteurs vers la recherche commune de chiffre d’affaires. Avec à la fois une recherche d’entreprises prêtes à communiquer pour donner leur retour d’expérience mais aussi un travail sur la volonté politique de part et d’autre pour faire avancer le sujet dans chaque société et ainsi franchir la barrière à l’entrée en construisant un vrai projet.
juillet 2011 (168 projets sélection- nés dont un tiers pour de l’alimentaire). Citons également la plate-forme Ademe Afnor pour partager les expériences et avancer au sein de groupes de travail sectoriels, sachant que cer- tains distributeurs ont déjà des dispositifs en place. Au niveau Européen, un appel à volon- taires pour participer à des études pilotes afin de mesurer l’impact environnemental des produits a été clôturé en mai dernier.
L’étiquetage environnemental Des initiatives ont été lancées en France, avec par exemple une expérimentation d’un an lancée à partir du 1er
Au-delà de ces initiatives, il est clair que la démarche reste en cours de définition avec deux questions majeures : Quel est l’objectif final de présentation au consommateur et comment obtenir une information fiable ?
Ces questions ont amené plusieurs réactions de la part des participants qui se concentrent autour
de trois thèmes : ■ L’impact sur le consommateur en tant qu’effet
différenciateur un peu à la manière du Bio ■ L’aspect régulation et l’orientation que les pouvoirs publics souhaitent prendre en tirant
profit ou pas des expériences lancées ■ Le mode de calcul avec la nécessité de fonction- ner avec un affichage par catégorisation de produits et favoriser comme support de communication
OCTOBRE 2011 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°58 101
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