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ETUDE


7 Eleven.


dimanche chez un commerçant de votre quartier ou bien dans les konbini Lawson.


Konbini, des concentrés de services


Sur le modèle des Convenience Stores amé- ricains, les konbini sont des magasins de quartier, devenus depuis plusieurs décennies maintenant un élément structurant de la vie urbaine au Japon. Ouverts 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, ils offrent une gamme standardisée de produits mais aussi de ser- vices. Les produits (plus de 3.000 références par magasin) vont des produits frais à l’épi- cerie, en passant par les produits de beauté mais aussi des vêtements de première néces- sité. En termes de services, on peut y payer ses factures (d’électricité, téléphone, assu- rance…), déposer son colis à envoyer, rece- voir et envoyer de l’argent, imprimer ses photos, envoyer des fax, faire des photoco- pies, réserver et acheter des billets de concerts ou événements sportifs. Ils font aussi office de « sanisette » gratuite. Le secteur, très concurrentiel, est structuré par trois grandes chaînes issues de groupes amé- ricains mais devenues plus puissantes que les compagnies d’origine. Seven Eleven (née au Texas, mais contrôlée depuis 2005 par des capitaux japonais), Lawson (née dans l’Ohio mais aujourd’hui également japonaise) et Family Mart (née au Japon). D’autres enseignes (Daily, Circle K, Ministop spéciali- sée dans les sandwichs, snacks et plateaux- repas obento...) sont présentes sur le marché mais avec un réseau bien moins dense.


Konbini Familly Mart, mise en rayon des produits après livraison, il est minuit.


Des partenariats efficaces entres les acteurs logistiques permettent de démultiplier les services : Seven Eleven sous-traite par exemple à Yamato la livraison des pla- teaux-repas commandés sur son site Inter- net et Yamato utilise les magasins Seven Eleven comme points relais livraison pour ses colis. Les konbini sont une véritable infrastructure urbaine jouant un rôle social de sécurisation de l’espace, à travers une présence humaine permanente et rassu- rante. Dans les espaces ruraux, le maintien du konbini devient un enjeu politique majeur pour la communauté car ce « concentré de services » joue un rôle dans la vie quotidienne d’une population âgée non motorisée pour qui cette infrastructure est le seul recours.


Des technologies d’information très avancées


La performance logistique des konbini et des takkyubin repose sur des technologies d’in- formation très avancées : outils de commu- nication très intégrés, pour optimiser et tracer. Chaque magasin d’une chaîne de konbini est relié à un réseau de fibre optique permettant le partage global des informa- tions. Ainsi, la commande des produits par chaque magasin peut être passée en temps réel, ainsi que l’information sur les produits à renvoyer. Les horaires de livraison sont connus avec précision. Un konbini est livré plusieurs fois par jour… et par nuit. La caisse enregistreuse des konbini est également un outil d’étude de marché informant en temps


réel sur le goût des consommateurs et pou- vant sortir des statistiques pour ajuster la gamme de produits à la demande. En revanche, les remboursements ne sont pas possibles dans la très grande majorité des konbini.


Des distributeurs automatiques omniprésents L’une des choses qui étonne le visiteur étranger arrivant pour la première fois au Japon, c’est le grand nombre de distribu- teurs automatiques de produits de toute sorte dans les gares, sur les quais de métro, à l’entrée des immeubles, sur les trottoirs, aux entrées des temples : des boissons (y compris alcoolisées) aux sous-vêtements, des cigarettes aux journaux et magazines et jusqu’aux glaces ! Les appareils sont tou- jours en étant de marche et les produits toujours disponibles.


Cette qualité de service a pour support une prestation logistique de grande qualité, appuyée par des véhicules adaptés, des personnels formés et un processus de « Reverse Logistics » adapté. En effet, pour les boissons par exemple, c’est le même véhicule qui livre les produits neufs (situés dans la caisse frigorifique d’une camion- nette de moins de quatre tonnes) et ramasse les déchets dans les poubelles de tri prévues à côté des distributeurs (et cor- rectement utilisées par les consommateurs !) pour les remiser sur le toit du véhicule. Le livreur assure aussi la vérification et la maintenance des machines, ce qui réduit


Livraison nocturne au konbini Lawson 23 h 30 Horikawa Dori Kyoto. 80 N°58 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2011


Distributeur de glaces.


© Diana Diziain


© Diana Diziain


© Diana Diziain


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