ENQUÊTE Traitement des déchets
Chez Paprec, déchets industriels banals non recyclables compactés et mis directement en remorque, à destination d’une déchetterie
du déchet qui organisent le transport et la logistique de la chaîne. Les grands prestataires logistiques sont encore peu présents. DHL Supply Chain a noué un partenariat avec Paprec au niveau des déchets d’équi- pements électriques et électroniques (DEEE). Didier Lesueur, Responsable marketing France du logisticien, explique :«Forts de notre expérience dans le service après-vente, nous pilo- tons le transport des retours de DEEE, afin de réduire les coûts : nous mutualisons la ramasse de matériels anciens chez divers clients, et ce, si possible avec la distribution de maté- riels neufs. Notre offre a été testée puis lancée fin 2010, mais le marché n’est pas encore mature. Toutefois, il y a plus à gagner au niveau environne- mental en mutualisant qu’en mettant un camion électrique. »
Le secteur transport/ logistique citoyen
Lot de papier prêt à être envoyé au papetier par la Corbeille Bleue.
Le secteur transport/logistique s’oriente vers une démarche citoyenne au niveau du traitement de ses déchets. Ainsi, le port du Havre, en sus de la collecte routière des résidus de cargai- son et des déchets d’exploitation des navires pour traitement et valorisation par l’usine de Serep sur le port, a lancé
Claude Solarz,
Vice-Président de Paprec
en septembre 2011 une ramasse des déchets liquides par barge. « Nous avons déjà collecté en trois semaines 200 tonnes », indique Laurent Gallien, Directeur de Ship Waste Collection (SWC), qui opère le service. Neolys est un logisticien spécialisé dans l’e-com- merce et donc grand utilisateur d’em- ballages ; son gérant Ludovic Drues- nes explique « limiter la production de déchets plastiques et papier grâce à la dématérialisation. » Disposant d’une benne spéciale pour les cartons, il les revend à une société de recyclage. DHL France trie également ses déchets bois et carton sur tous ses sites et sur cer- tains, les compacte pour limiter le volume transporté. ■ CHRISTINE CALAIS
Yprema valorise les matériaux de déconstruction
Yprema est spécialisé dans le recyclage des matériaux de déconstruction. Il possède huit sites, dont six accessibles par fer ou voie fluviale, qui valorisent deux millions de tonnes par an. Avec un CA de 19M€ en 2010, son activité porte pour moitié sur les bétons de déconstruction des bâtiments et des ponts et sur les couches de chaussée, (pour un recyclage à 99 %, qui nécessite des con- signes strictes quant à la qualité des matériaux amenés), 40 % sur les terres inertes issues des déblais de chantier, 10 % sur les mâchefers, résidus d’incinération des ordures ménagères. Le transport amont, à la charge du client, est réalisé en majorité par camion, en fluvial pour de gros chantiers, un peu par voie ferrée. Les matériaux sont pesés et
62 N°58 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2011
Site dernière génération d’Yprema, à Emerainville.
contrôlés plusieurs fois à l’entrée. Ils sont préparés puis concassés pour en ôter la ferraille et les éléments indésirables. Un crible sépare les matériaux en fonction de la taille. De nombreux tests de contrôle qualité sont effectués. Les matériaux obtenus sont ensuite recyclés en technique rou- tière (route,
remblais). Le
transport aval se fait soit par une filiale d’Yprema, soit par un transporteur choisi par le client. Johanna Dubois, Ingé- nieur développement durable d’Yprema, souligne : « Avec le coût du transport, il faut rester au plus proche de la ville. Nous tra- vaillons dans une logique de proximité, avec un rayon d’action de20 km autour de chaque site. L’objectif est un équilibre des flux entrée/sortie constant. » ■ CC
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