This page contains a Flash digital edition of a book.
Osaka, centre commercial accueillant majoritairement des showrooms.


les coûts et peut-être, accroît l’intérêt du poste pour le livreur.


Des showrooms très répandus Une autre spécificité à noter serait le recours, plus répandu qu’en Europe, aux showrooms. Le quartier de Ginza à Tokyo est connu pour accueillir, dans des bâtiments griffés, signés de grands noms de l’architecture, des show- rooms (Nissan, Sony, Shiseido…). Mais les showrooms pour des articles d’usage cou- rant (meubles, divers produits pour la mai- son…) sont également très répandus, comme le montre l’image ci-dessus d’un centre com- mercial à Osaka accueillant en grande majo- rité des espaces de showroom.


Une logistique en symbiose avec les autres fonctions urbaines En dehors des axes principaux des grandes villes, où la congestion du trafic et l’agitation sont présents de jour comme de nuit, la ville japonaise est en général étonnamment pai- sible. La logistique y trouve naturellement sa place, dans une symbiose souvent réussie avec les autres fonctions urbaines. On peut trouver des espaces logistiques par


exemple : ■ en rez-de-chaussée d’immeubles, sous forme d’espaces de 20 à pas plus de 200 m², avec un pragmatisme s’encombrant peu de


critères esthétiques ■ dans des immeubles R+10 aux façades aveugles en cœur de ville, majoritairement occupés par des parkings mais accueillant parfois des niveaux dédiés à la distribution


Espace de distribution en rez-de-chaussée, Horikawa Dori Kyoto.


■ dans des secteurs péricentraux, sous forme de petits entrepôts anciens ou bien d’im- meubles très modernes multi-étages. Des espaces urbains de qualité, des aména- gements de voirie permettant des livraisons et enlèvement faciles, des revêtements silen- cieux, des véhicules en bon état et avec des bonnes performances en termes de niveau sonore, tout cela contribue à une efficience des livraisons. Dans la mesure où posséder une voiture coûte cher (car il faut avoir une place de stationnement, souvent aussi chère qu’un petit appartement), ce sont souvent des taxis, bus et véhicules de livraison que l’on voit rouler sur la voirie. Les trottoirs sont partagés entre piétons et vélos, la coha- bitation se passant très correctement.


Partage modal, comme en France Des contextes géographiques très différents, d’un côté un espace « îlien », fermé, et de l’autre un territoire ouvert, à la croisée des flux logistiques européens Nord-Sud. Et pourtant des parts modales identiques : 90 % / 6 % / 4 % (route, mer, fer). Si l’espace urbain est fortement marqué par les réseaux ferroviaires, le mode routier est très majoritairement utilisé pour le transport de marchandises. Le ferroviaire, en perte de vitesse, représente 4 % de parts de marché (en tonnes x kilomètres) contre 18 % dans les années 1970. Le coastal shipping totalise en 2008 un peu plus de 6 % des trafics, et bien plus en tonnage car il est quasi exclu- sivement dédié au transport de minerai, pétrole (pas d’oléoducs au Japon), métaux,


matériaux, ciment, produits chimiques. Les 122 gares de marchandises accueillent un trafic annuel de 22 millions de tonnes, très majoritairement constituées de conteneurs. Le service de wagon isolé survit pour quelques utilisateurs industriels. Le takkyu- bin Sagawa utilise un train de conteneurs par jour, cinq jours par semaine entre Tokyo et Osaka.


De nombreux sites ferroviaires bien situés ont muté vers des fonctions plus valorisées. La JR Fret (opérateur historique) ou JR Set- tlement Corporation (équivalent de RFF, mais dissoute en 1998) ont valorisé en bureaux ou logements de nombreux sites ferroviaires, à travers des projets d’aména- gement portés, pour le compte de collecti- vités, par des outils opérationnels aux noms évocateurs tels que l’Agence pour la Renaissance Urbaine. Parfois, le projet d’aménagement de l’espace public a gardé la mémoire du passé ferroviaire en mettant en scène les rails.


Un mode routier prédominant Le mode routier est prédominant. Les condi- tions structurelles du marché routier favori- sent l’efficacité logistique. La dérégle- mentation a été introduite plus tard qu’en Europe. En 2001, certaines contraintes, par exemple sur les prix des services de trans- port, ont été assouplies, voire supprimées. Les entreprises de transport routier de mar- chandises doivent posséder au moins cinq véhicules, contre 20 avant la dérégulation. La Japan Trucking Association estime qu’il


Livraison d’un commerce de proximité, essentiel pour les personnes âgées.


Immeuble logistique de six étages à Osaka (racheté par GLP à Prologis). OCTOBRE 2011 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°58 81


© Diana Diziain


© Diana Diziain


© Diana Diziain


© Diana Diziain


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88  |  Page 89  |  Page 90  |  Page 91  |  Page 92  |  Page 93  |  Page 94  |  Page 95  |  Page 96  |  Page 97  |  Page 98  |  Page 99  |  Page 100  |  Page 101  |  Page 102  |  Page 103  |  Page 104