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Frontières entre acteurs de la Supply Chain


c’est-à-dire un facilitateur recevant, filtrant, triant et dispatchant les informations nécessaires au fonc- tionnement des rouages au niveau d’acteurs divers lors de la communi- cation aux interfaces. Dans ce cadre, il devient alors un fin coordinateur et traducteur, s’acharnant à mettre en musique un ensemble d’acteurs et d’actions qui communiqueraient difficilement vers un but commun sans son intervention. A un certain niveau, le boundary-spanner peut chausser la casquette de veilleur : il endosse le rôle de lanceur d’alerte en mesure de détecter des risques. Capable de détecter, d’alerter, d’être aussi force de proposition, afin de faire face aux enjeux de son envi- ronnement et ne pas laisser franchir ses frontières. En tant qu’acteur intermédiaire entre le top management et le terrain, très sollicité, avec une expérience très utile à la compréhension des frontières, il constitue un architecte potentiel de la relation avec des partenaires ainsi que de la co-construction de projets divers. Enfin, en véritable diplomate, il est capable de manier le bâton et la carotte, le consensus et la structure. Cet aspect relationnel est parfois oublié alors qu’il est essentiel à son rôle, souvent le plus transversal parmi toutes les casquettes qu’il peut adopter.


Le boundary-spanner en logistique, un acteur-clé ?


Le responsable logistique (ou Supply Chain Mana- ger), mais aussi d’autres acteurs dans la chaîne peuvent être considérés comme des boundary-span- ners. La logistique est en effet marquée par les enjeux intra- et inter-organisationnels. Des orga- nisations qui se connectent supposent des indivi- dus connectés. Un boundary-spanner n’agit donc pas seul. Cette connexion se fait en respectant une certaine continuité et se matérialise par des liens formels et informels entretenus régulièrement. En ce sens, sans boundary-spanner en tampon En ce sens, sans boundary-spanner en tampon pour assurer les connexions et orchestrer la continuité de l’action logistique, pas de « chaîne » qui ne tienne ; elle se brise et il devient inutile de penser à l’effet bullwhip. En tant que représentant, un responsable logistique est étiqueté comme l’interlocuteur dédié aux rela- tions ; il est légitime et connaît les rouages de son système (représentant). Il facilite la communication (hub informationnel) entre acteurs de la chaîne à intégrer (distribution, marché, information, fournis- seurs et achats). Il devient un pilote de cette conti- nuité (coordinateur), assurant la mise en musique des acteurs et activités logistiques pour éviter les décalages, viser le tryptique coût-qualité-délai, etc.


Les acteurs au sein de la chaîne échangent des informations avec les boundary-spanners


Les boundary-spanners échangent des informations avec des acteurs de la chaîne


Du fait de frontières plus ou moins hermétiques et de différences culturelles, les acteurs de la chaîne échangent difficilement des informations entre eux, sans passer par les boundary-spanners


Lorsque les acteurs de la chaîne passent par les boundary-spanners, les informations sont filtrées, triées, interprétées, « reconditionnées » si besoin et dispatchées aux interlocuteurs pertinents


Il traduit l’intention stratégique de son organisation au regard de la constellation d’intérêts de ses inter- locuteurs à divers niveaux, interprétant les langages et stratégies des acteurs de la chaîne (traducteur). En cela, il met en œuvre son envergure de diplomate et négociateur tout au long de la relation établie (diplomate). Cette casquette est transversale et est mobilisée pour entretenir un équilibre relationnel dans le cadre duquel le responsable logistique met principalement en œuvre des compétences de ges- tion de conflits et de lutte contre les résistances. Capable d’avoir une vue globale sur son système, il pourra détecter des signaux environnementaux provenant des acteurs de la chaîne ou étant exté- rieurs à celle-ci (veilleur) et proposer des solutions pour y faire face (gestionnaire de risques). Tout cet engagement l’aide à bâtir la relation et renforcer ses compétences en continu, construisant le maillage de la chaîne dans une démarche SCM (architecte).


Le boundary-spanner, cet humain… Le projecteur mis sur cette fonction permet d’atti- rer le regard sur un aspect polymorphe des boun- dary-spanners dans le monde logistique. Ils sont soumis à des pressions particulièrement intenses : ils sont au croisement d’intérêts parfois contradic- toires qu’ils doivent faire cohabiter pour atteindre un objectif global commun. Dans ce cadre, ce billet invite à porter plus attention à ces maillons poten- tiellement clés dans la Supply Chain. Prendre soin du facteur humain, c’est aussi entretenir ses res- sources. Qui est boundary-spanner dans tel système ? Pourquoi l’est-il, lui ? De quoi a-t-il besoin ? Plus que de chercher une grille de soft skills ou un cahier des charges des missions à lui confier, l’enjeu est de (re)mettre au cœur de ces activités la dimension « relationnelle » dans la question logistique, par- fois submergée par des questions opérationnelles et techniques. Le B2B en logistique est une connexion d’hommes avant d’être une connexion de ressources et d’intérêts. Nous ne sommes pas des robots. 


AVRIL 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°113 75


Boundary spanners


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