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D


écalage de produc- tion, incident qualité ou retard de livrai- son sont les enne- mis jurés de la mode actuelle : il faut aller toujours plus vite,


avec le renouvellement incessant des références. « Les collections étant très courtes, les décisions doivent être prises rapidement, remarque Nicolas Peraldo, Directeur Commercial de TXT. La Supply Chain est sous pression et doit apporter des garanties en termes de prix, de délai et de qualité, quel que soit le circuit d’approvisionnement, grand ou proche import. » Laurent de Bourmont, Associé d’Argon Consul- ting précise : « Entre 2000 et 2016, les acteurs de la mode féminine sont passés en moyenne de 2 à 10 collec- tions par saison, jusqu’à dissoudre le concept de collection pour les marques de fast fashion. La coordination entre Supply Chain et achats doit être opti- male. Le métier de calendar manager est apparu ces dernières années ; il est chargé d’animer le rétroplanning pour que les produits soient au rendez-vous de la date d’implantation prévue en magasin ».


Marchés spécifi ques


La mode regroupe divers business model et segments de marché aux contraintes spécifi ques. Le fast fashion traduit les tendances de la mode à l’instant t en vêtements et accessoires


à prix accessibles, incitant à renouve- ler rapidement sa garde-robe. Ce qui implique une réactivité maximale, une souplesse du processus de produc- tion et des fl ux logistiques tendus à l’extrême. La fenêtre de tir est réduite au minimum, le droit à l’erreur éga- lement. Les marques de luxe françaises et ita- liennes ont des exigences de maîtrise de l’intégralité des processus et de qualité extrêmement hautes. Acheter et contrôler sur un site intermédiaire les matières avant de les envoyer aux fabricants y est plutôt banal. Le savoir- faire pointu rapproche la fabrication, qui peut s’effectuer, une fois n’est pas coutume, en France ou en Italie. Cer- taines marques peuvent prendre des participations dans des façonniers et sous-traitants. Toutefois, l’accélération du marché de la mode est une tendance forte qui s’impose à tous les acteurs. Elle tend les fl ux et rend d’autant plus néces- saire leur sécurisation, particulière- ment les fl ux amont, très internatio- naux et nécessitant l’intervention de nombreux acteurs. Maîtriser la chaîne amont, c’est être capable de surveiller les fl ux pour anticiper et réagir vite en cas d’incident. Valérie Moatti, Profes- seure, ESCP Europe, souligne : « Pour contrôler des fournisseurs lointains et leurs chaînes de sous-traitance, les entreprises du textile doivent mettre les moyens. Ils sont variés. Ils peuvent être technologiques pour un processus de suivi des fl ux plus strict et plus automatisé, par exemple avec l’inté- gration de la RFID. Cela peut passer par la réorganisation : ré-internalisa- tion d’1 ou 2 usines, comme l’a fait Décathlon, pour tester les nouveaux produits ou en site de sauvegarde en cas de problème dans la chaîne d’ap- provisionnement, relocalisation en France ou dans la zone de proche import, ou encore rationalisation du portefeuille pour développer des par- tenariats forts avec les fournisseurs ».


Le sourcing se rapproche Une gestion globale des risques amont est impérative, que ce soient ceux inhérents à la chaîne d’approvision- nement, les risques d’image et de Responsabilité Sociétale et Environ-


AVRIL 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°113 41


Laurent


de Bourmont, Associé d’Argon Consulting


Valérie Moatti, Professeure, ESCP Europe


Guy Courtin, Vice-Président Industry & Solution Strategy, Retail & Fashion chez GT Nexus


©GT NEXUS


©DR


©ARGON CONSULTING


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