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duits volumineux et les produits de consom- mation saisonnière, haussière ou baissière.


Robotisation, mécanisation et automatisation se développent Les tâches administratives peuvent souvent aussi être allégées et les délais de réception/factura- tion être réduits grâce à la régulation des com- mandes aux fournisseurs (baisse des pointes d’activité) et à la dématérialisation des com- mandes, des livraisons et des factures. La déli- vrance nominative journalière, qui est l’une des clés de voûte de l’amélioration de la qualité du circuit du médicament, implique d’installer des robots du fait qu’elle génère en moyenne 15 à 20 fois plus de lignes de demande de service qu’une délivrance globale, et que la robotisation réduit les risques iatrogéniques. La fiabilité des opérations de rangement et de délivrance, et par voie de conséquence l’exactitude des stocks, peuvent être améliorées par l’instauration d’un système de pilotage de magasin WMS, avec a minima le contrôle des emplacements de stockage (par lecture de codes-barres ou équivalent). Ce WMS peut également inclure des fonctions de tra- çabilité des flux simples (médicaments, DMS) ou complexes (MDS, DMI, chimio) de façon à alléger les tâches de contrôle et à réduire les conflits potentiels entre PUI et UF. Le stockage en PUI est de plus en plus mécanisé pour réduire les surfaces, les trajets, les manutentions et garantir la fiabilité des données de stock : stockage de palettes par transstockeur, stockage de bacs par navette, stockage de boîtes par distributeurs rotatifs, navettes, robots de délivrance globale. De même, les transports s’automatisent : transport de cha- riots par AGV, transport de prélèvements de bio- logie ou de médicaments urgents par tube pneumatique ou bac automoteur. Là encore le SIH doit posséder des fonctions performantes d’inter- façage entre système de gestion, WMS et équipe- ments automatiques. Il y a, pour le secteur hospitalier, encore beaucoup de chemin à par- courir dans ce domaine où l’industrie est mainte- nant arrivée à maturité.


S’interroger sur l’organisation et sur les moyens


Les SIH évoluent vers davantage de dématéria- lisation des échanges avec les fournisseurs, grâce à l’EDI pour les commandes et les attendus de réception, améliorant ainsi la fiabilité des infor- mations et les délais de réception. La facturation, source de constitution de liasses énormes de dos- siers pour la Trésorerie Principale (TP), se verra aussi transformée par le développement du scan- ner de factures, ou la dématérialisation des


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échanges avec la TP (solution encore jeune). Ces évolutions technologiques entraînent souvent des changements d’organisation : avec la dis- pensation à délivrance nominative, il y a lieu de créer des postes de validation pharmaceutique et de réduire le nombre de postes de préparation, par exemple. Le degré de polyvalence des préparateurs est aussi un sujet qui fait débat. Par ailleurs, la question de la validation des demandes globales par la PUI se pose aussi : en PUI ? En UF par la PUI, avec ou sans antenne ou par l’UF ? Lorsqu’il s’agit de créer des locaux, la configuration des lieux doit être en adéqua- tion avec les technologies prévues et non l’in- verse, comme c’est souvent le cas : attention à la hauteur réellement disponible des espaces de stockage, du fait du passage de gaines de clima- tisation par exemple. Attention à la disposition des allées de circulation des engins de manuten- tion, les plus rectilignes possibles. De même les voiries de circulation des véhicules lourds doi- vent inclure des aires de déchargement suffi- santes pour éviter les pertes de temps.


Bien choisir les références stockées en UF


La gamme des références en stock UF doit être discutée entre prescripteurs, IDE et pharmaciens. Ce travail est long et fastidieux mais très utile ensuite : réduction de la surface de stock en UF et des périmés, réduction des hors stocks, sim- plification du suivi des stocks. La gestion des stocks des UF repose sur les mêmes règles que pour les stocks centraux en PUI, avec des para- mètres adaptés en termes de stock de sécurité et de fréquence de réapprovisionnement. L’arrivée du mode de gestion en plein/vide a simplifié et de fiabilisé le travail de l’IDE : chaque référence comprend deux bacs. Le réapprovisionnement est déclenché lorsqu’un bac devient vide, par lecture code-barres d’une étiquette portant la quantité à réapprovisionner (ou dotation) et transmission automatique à la PUI. Ce mode pré- sente cependant quelques contraintes et ne s’ap- plique pas à tous les produits.


Une informatisation indispensable des prescriptions


De plus, l’informatisation des prescriptions est devenue indispensable si l’on veut permettre aux pharmaciens de valider les prescriptions. Quant à l’informatisation de la délivrance globale, à mener parallèlement à une révision des dota- tions, à un rangement des stocks UF, à un inven- taire et à un suivi, elle permet à la PUI et aux UF de réduire leur « temps logistique », ainsi que de maîtriser les stocks en UF. En outre, la déli-


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