This page contains a Flash digital edition of a book.
DOSSIER


Formations supérieures en SCM Sébastien Perdereau


Manager Executif Senior chez Michael Page, Achats & Logistique « Les recruteurs sont plus exigeants sur les formations préparant aux métiers de la Supply Chain »


Le cabinet de recrutement Michael Page nous donne sa vision sur la valeur des différentes formations existantes en Supply Chain Management.


Supply Chain Magazine : Une formation est-elle indispensable dans les métiers de la Supply Chain ? Sébastien Perdereau : Les recruteurs sont en effet aujourd’hui plus exigeants sur les formations préparant aux métiers de la Supply Chain (SC). On peut observer de beaux parcours d’au- todidactes mais la situation a changé. Aujourd’hui, les postes en SC sont de plus en plus transverses et multidisciplinaires : ils requièrent des compétences techniques, managériales, en gestion de projets, système d’information, etc. D’où la nécessité d’élever le niveau d’exigence en matière de formation.


SCMag : S’agissant des juniors, quels sont les profils les plus appréciés ? S.P. : Les bac + 5 avec une spécialisation SC sont très demandés, tra- ditionnellement sur des postes en « central » (demand planning, pilote de flux, ingénierie logistique) mais deviennent également pri- sés pour des postes en entreposage et/ou en transport. Sur ces métiers, il faut aussi noter une demande importante de bac +2/+3 pour des postes de techniciens ou d’encadrement opérationnels. L’al- ternance est dans ce cas très appréciée. Compte-tenu de l’abondance de l’offre, nous sommes très attentifs au label de la formation. Je recommande donc aux étudiants recherchant une formation spé- cialisée en SC de bien s’informer sur le contenu (volume horaire, niveau des intervenants …) et sur l’historique (parcours des anciens élèves, réseau …).


SCMag : Avec tous ces nouveaux diplômés, ne craigniez-vous pas une saturation du marché ?


S.P. : La demande reste soutenue pour des jeunes diplômés bac+5 car elle concerne aujourd’hui l’ensemble des secteurs (industriels, distributeurs, prestataires) et touche tous les métiers de la SC. En parallèle, les entreprises recherchent des candidats justifiant d’une pre- mière expérience et rencontrent des difficultés à recruter de bons profils techniques. Plutôt que de « courir » nécessairement après un bac+5, il peut être ainsi plus judicieux de commencer sa vie professionnelle après un bac+2, en particu- lier sur les métiers du transport ou de l’entreposage. Ce choix s’avè- rera pertinent s’il s’accompagne d’un bon master après quelques années d’expérience. On ne peut pas parler de saturation à ce jour.


SCMag : Les certifications professionnelles intéressent-elles vraiment les entreprises ? S.P. : Ces labels sont plus particulièrement appréciés (Apics, ELA, Black Belt, etc.) pour des profils expérimentés. Ces certifications sont souvent proposées en interne dans des groupes pour que les équipes adoptent un référentiel commun. De plus en plus d’acteurs les recon- naissent et elles deviennent progressivement un critère dans nos cahiers des charges. La certification étant une reconnaissance de compétences déjà existantes, il faut la distinguer d’une formation. En tant que cabinet de recrutement, nous ne pouvons pas recruter de manager à potentiel sans un bac +5. D’où l’intérêt aussi d’intégrer une formation continue diplômante au cours de sa carrière. ■ PROPOSRECUEILLISPAR BRUNO SIGUICHE


Jean Damiens,


L’E.S.T. propose depuis 2014, un Executive MBA part time Global and Domestic Transport Manage- ment. Nous recrutons des cadres confirmés et des dirigeants de niveau bac+4/+5 dont la moyenne d’âge se situe entre 35 et 50 ans. Ces cadres sont issus de sociétés de prestation de service en transport et logistique ou d’entreprises industrielles ou de distribution. Ils sont patrons transport ou parfois même, Supply Chain Managers, en quête d’approfondir leurs connaissances du transport. La formation se déroule sur 15 mois, de janvier à décembre, à raison de 11 sessions de quatre jours de cours consécutifs par mois. Elles s’effectuent en immersion sur les sites des entreprises partenaires pédagogiques du MBA. Parmi ceux-ci, nous nous sommes notamment rendus en 2014 chez Guerlain, Schneider Electric, UPS, STVA, à Chartres, Levallois, Cologne, Tanger, etc. Outre un volume annuel d’enseignement de 340 h, les mas- térants mènent un projet de fin d’études (un business plan) tout au long du cycle donnant lieu à une sou- tenance à l’issue des 15 mois. Tous les apports théoriques (veille, marketing, gestion économique et financière, etc.) et pratiques se font au travers d’applications dans le domaine de la Supply Chain. Notre Executive MBA, unique dans cette spécialité, couvre l’ensemble des modes de transport et permet d’en maîtriser les dimensions stratégiques.


« » 56 N°93 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2015 ■ BS


Directeur de l’Ecole Supérieure des Transports Un MBA sectoriel


©EST


©MICHAEL PAGE


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88