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leur rendre une partie de cette performance dans un deal équilibré, par l’allocation de ressources ou de temps (notion de carte blanche, pour porter son idée en étant accompagné).


SCMag : En termes d’’innovation, que faites-vous ? J-C.M. : Nous sommes en train de renforcer de manière très significative nos équipes innovation par le recrute- ment de talents en interne et en externe. Nous signons aussi des accords avec des écoles, des partenaires… Nous voulons ainsi impulser 4 innovations par an qui passent de la conception à la réalisation, puis au déploiement. C’est par exemple le cas du lecteur embarqué sur les fourches de nos chariots rétractables, qui peut scanner une étiquette où qu’elle soit sur la face de la palette, ce qui évite au cariste de descendre de son chariot pour scanner la palette, identifiée dès sa prise. Cela lui fait gagner du temps et supprime sa contorsion pour scanner l’étiquette avec son terminal. Cette idée, passée par un pilote, est en cours de généralisation. Autre exemple à l’état de pilote : la mise en place d’AGV sur notre site d’Orléans, en coha- bitation avec les activités d’un entrepôt standard, tout en évitant les accidents. En Europe Centrale, nous installons un pick-to-light pour les dossiers UVC, cosmétique et e-commerce. Pour nous, l’excellence opérationnelle, c’est dire ce qu’on va faire, bien faire ce qu’on dit et amé- liorer au quotidien. Nous allons investir 2 à 3 M€ par an pour rendre à nos clients de la compétitivité via ces innovations.


SCMag : Que représente l’e-commerce dans votre activité ? J-C.M. : Nous ne sommes pas encore reconnus comme un acteur du e-commerce alors que cette activité pèse 10 %de notre business. Par exemple, pour Natura au Brésil, on expédie chaque jour de 7.000 à 15.000 colis reconstitués à destination du consommateur. De même, nous tra- vaillons pour Nespresso dans plusieurs pays, pour Brow- ser, Eugène Perma, Ferrero, L’Oréal, Yves Rocher… en cross-canal. Nous l’avons fait dans la continuité de ce que nous devons offrir à nos clients, sans beaucoup com- muniquer. Afin de donner plus de visibilité sur nos acti- vités, nous avons d’ailleurs ouvert un nouveau site inter- net, pour l’interne et l’externe, que nous voulons faire


■ 1,04 Md€ de CA au 31/03/2014 (62 % à l’international)


■ 18.730 collaborateurs ■ Implanté dans 12 pays (Brésil, Chine, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Russie, Slovaquie et Ukraine)


■ 85 plates-formes soit 2.900.000 m2 ■ 30 M de palettes expédiées ■ 195 M d’UC produites ■ 500 M de colis préparés ■ 2 Md de packs assemblés ■ 2.500 véhicules dédiés à la distribution


vivre avec une information mise à jour régulièrement. Nous y avons notamment une rubrique développement durable, qui montre les nombreuses initiatives du groupe sur les volets social, environnemental et sociétal, et un onglet carrières. Nous mettons aussi en avant par exem- ple la livraison de 5.000 points de vente au centre de Rome avec des véhicules hybrides (électriques dans le cen- tre), via un partenaire et la mise en place d’un hub de proximité, desservi en thermique. De plus en plus de clients souhaitent utiliser ce dispositif, certains envisa- geant de faire gérer leurs stocks pour libérer leur réserve. Et nous sommes en train de discuter avec d’autres capitales européennes. Nous sommes ainsi à l’écoute de nos clients et de l’évolution des marchés avec une réponse concrète.


SCMag : Comment voyez-vous évoluer votre groupe à terme ? J-C.M. : Nous sommes en train de travailler avec nos clients, dans une démarche « Blue Ocean », sur leurs enjeux et besoins de demain en Supply Chain. Et j’espère que nous trouverons, par ce biais, le successeur du poo- ling, en train de s’imposer comme un standard. En fait, inventé en 2000 et mis en place en 2003, il n’est devenu usuel qu’en 2010/2012. Les services mettent du temps avant d’atteindre la maturité. De même, quand nous avons mis en place le co-manufacturing et la différenciation retardée, c’était déjà une forme de collaboration entre l’in- dustrie et la logistique. C’est en tant que tierce partie pré- sente entre les différents acteurs, que via les modes colla- boratifs, on pourra inventer la SC de demain. Je crois en la capacité d’un Lead Logistics Partner, un LLP, c’est ce que nous voulons être, qui aura l’ouverture d’esprit et la capacité à fédérer des experts (géographiques, métiers) pour réussir à offrir aux clients le meilleur de chacun des domaines. Nous allons construire la SC de demain en chassant les zones de non-valeur entre les silos (géogra- phiques, métiers à l’intérieur de l’industriel, entre indus- triels et distributeurs…), et ce avec chacun de nos clients. Nous avons donc des équipes pour élaborer ces solutions d’innovation de l’offre (une vingtaine de collaborateurs travaillent sur la SC de demain avec nos clients, nos non- clients et des experts du secteur). ■ PROPOSRECUEILLISPAR CATHY POLGE


FM Logistic en chiffres


Site de Longueil-Sainte-Marie (Oise) AVRIL 2015 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°93 49


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