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Le paysage mondial actuel
30. Depuis le début des années 80, l’idéologie néolibérale pousse de grandes économies à implanter avec vigueur la mondialisation promue par le « Consensus de Washington ». Des institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale font avancer la mondialisation, tandis que l’Organisation mondiale du commerce prône la libéralisation.
31. Les gouvernements ont cherché à affaiblir le secteur public. Ils ont construit des blocs économiques régionaux pour promouvoir l’ouverture des marchés et une libéralisation accrue, sans guère se soucier des normes sociales. Le grand capital a restructuré les industries pour tirer parti de l’augmentation des profits et de la réduction des coûts de main-d’œuvre que fait miroiter la mondialisation.
« En Turquie, le nombre de personnes travaillant dans les chemins de fer a diminué de 35% depuis 1996. Tous les personnels des trains, dont les conducteurs, sont maintenant des sous-traitants. » Communications de syndicats du rail de l’ITF, mai 20111
32. L’histoire se répète pays après pays : des acquis sociaux durement gagnés s’envolent en fumée. Des centaines de milliers d’emplois disparaissent à cause de la privatisation, des adjudications, des restructurations et de l’externalisation. La sécurité d’emploi, sacrifiée sur l’autel de la flexibilité, est devenue précarité.
« Alors que les revenus médians ont stagné dans les pays industrialisés, les personnes les plus riches du monde ont engrangé 241 milliards de dollars en 2012 – alors que les revenus des 10% les plus pauvres de la population ont diminué de 2% par an depuis 2007. » (CSI) Déclaration syndicale du L20 à la réunion conjointe des ministres des finances et du travail du G20, Moscou, fédération de Russie, 18-19 juillet, 2013
33. Les gouvernements comme les entreprises s’en prennent aux syndicats, perçus comme des trouble-fête faisant obstacle aux projets néolibéraux. Des réglementations entravent leur capacité à défendre les travailleuses et travailleurs. Des campagnes médiatiques ancrées à droite ont été menées pour discréditer les travailleurs et travailleuses et leurs organisations.
La mondialisation en crise
34. Avec la mondialisation et la déréglementation, les pauvres sont devenus plus pauvres et les riches, plus riches. Le libre marché mondialisé et sa culture de spéculation financière visant des profits à court terme ont entraîné le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008.
35. Pendant la crise économique qui s’en est suivie, les gouvernements ont volé à la rescousse des banques pour éviter une catastrophe bien plus grande encore, mais n’ont pas pour autant délaissé les modèles néolibéraux pourtant à l’origine de la crise économique.
36. Aujourd’hui, en Europe et en Amérique du Nord, régions frappées de plein fouet par la crise, les programmes de relance économique prônent l’austérité. Ce sont les travailleuses et travailleurs ordinaires qui paient l’ardoise. Les employeurs et les gouvernements sabrent dans les retraites, les soins de santé et les avantages sociaux. Ils procèdent à des coupes claires dans les services publics et diluent les normes de sécurité environnementales et opérationnelles. Ils érodent la formation, les règles d’hygiène et de sécurité, les droits des travailleuses et travailleurs et le pouvoir de négociation des syndicats. Les pertes d’emplois se multiplient et le travail précaire s’institutionnalise ; les femmes et les jeunes, déjà représentés de manière disproportionnée dans les emplois précaires, en sont les premières victimes.
« À l’échelle mondiale, 84 % de ceux qui ont perdu leur emploi durant la crise ne bénéficient pas d’assurance- chômage. Ils sont, dès lors, contraints d’accepter des activités informelles pour survivre. » (CSI) Déclaration syndicale du L20 à la réunion conjointe des ministres des finances et du travail du G20, Moscou, fédération de Russie, 18-19 juillet, 2013
37. La crise a servi de prétexte pour saper le modèle social européen et déséquilibrer la relation entre capital et main- d’œuvre, faisant pencher la balance de l’intérêt public vers les profits privés.
38. Même dans les régions plus épargnées par la crise du fait de leur contexte économique particulier (notamment l’Amérique latine, et ses politiques de protection sociale et économique), des employeurs et gouvernements n’ont pas hésité à invoquer la crise pour diminuer les protections sociales et les droits, privatiser et dérèglementer.
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