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De la crise mondiale à la rispos
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Une autre voie est possible
113. Depuis plusieurs décennies, une doctrine économique dicte sa loi au monde et fait pencher la balance des richesses et de l’accès aux services vers les classes les plus aisées, au détriment des groupes défavorisés. Les syndicats sont perçus comme un obstacle au néolibéralisme et font l’objet de sérieuses offensives. La plupart des gouvernements ont réagi à la crise financière mondiale par des programmes d’austérité prévoyant des coupes claires dans les transports publics. Les syndicats doivent non seulement riposter aux réductions budgétaires, mais proposer une solution différente.
114. Les syndicats des transports sont en première ligne des ripostes contre l’austérité et les réductions budgétaires dans de nombreux pays, depuis l’Italie jusqu’à l’Inde. Pourtant, les actions syndicales nationales peuvent sembler secondaires par rapport à d’autres mouvements de justice sociale et se caractérisent souvent par une absence de perspective internationale ou de solutions précises à cette crise dont il ne faut pas oublier qu’elle est née de la mondialisation. Quant aux syndicats mondiaux, ils proposent des stratégies économiques différentes axées sur l’emploi, mais semblent souvent éloignés des grandes ripostes syndicales nationales.
115. Le projet néolibéral est promu avec vigueur par de grandes institutions financières internationales comme la Banque mondiale et des banques régionales de développement similaires. Depuis quelques années, les syndicats mondiaux participent aux dialogues avec la Banque mondiale et présentent les positions des syndicats. Si cette démarche s’avère fructueuse sur certains points, il n’en demeure pas moins important que l’ITF et d’autres syndicats mondiaux maintiennent une opposition claire et sans équivoque au modèle néolibéral vanté par la Banque mondiale.
116. Les blocs économiques régionaux comme l’Union européenne servent à accélérer plus encore l’ouverture des marchés et la libéralisation. L’ITF ne voit d’inconvénient ni à l’augmentation des échanges commerciaux mondiaux ni à l’intégration économique régionale, mais réclame en revanche une véritable responsabilisation envers les populations, pour favoriser une croissance pérenne et fondée sur l’emploi, garantir
5 Soumission du RMT, Royaume-Uni ; motion retirée 6 Soumission de la FBTTT, Venezuela 7 Soumission du Maritime Union of Australia (MUA) ; voir également Annexe 1 ; motion retirée
les droits sociaux et du travail, promouvoir l’égalité, protéger l’environnement et servir l’intérêt collectif.
117. Le mouvement syndical doit se doter de modèles sociaux et économiques différents. Il doit réitérer le plaidoyer selon lequel les gouvernements doivent réglementer dans l’intérêt public. Il doit montrer qu’une autre voie est possible.
118. En 2014-2018, l’ITF va :
I. Promouvoir d’autres solutions
a.Maintenir une réponse mondiale d’opposition à la privatisation, à la libéralisation et à la déréglementation dans les chemins de fer, les ports, l’aviation civile, les transports publics et d’autres pans d’infrastructures et transports vitaux.
b.Réévaluer les tactiques et stratégies envers la Banque mondiale et les institutions similaires, en collaboration avec d’autres syndicats mondiaux, pour identifier les moyens les plus efficaces de remettre en question les doctrines néolibérales, y compris des stratégies de campagne axées sur les pays endettés en conséquence de ces doctrines5
.
c.Contester les mesures de libéralisation des blocs économiques régionaux, dont l’Union européenne et d’autres comme le Mercosur, la CEDEAO et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes. Identifier les points les plus efficaces de l’intervention syndicale et préparer des réponses syndicales régionales à ces mesures, sous la direction des comités régionaux de l’ITF6
. La mise au point d’une
stratégie syndicale vis-à-vis des blocs économiques régionaux sera un programme prioritaire pour tous les Bureaux régionaux de l’ITF en 2014-2018.
d.Utiliser, en coordination avec d’autres syndicats mondiaux, le pouvoir que représente le capital des travailleurs des fonds de pension pour retirer les décisions d’investissement des mains des gestionnaires de fonds qui recherchent des profits à court terme, et les réorienter vers des investissements à long terme dans les infrastructures, avec un cadre solide de droits du travail et de gouvernance et de bons rendements pour les retraités. L’ITF mettra en place un programme sur le capital des travailleurs en 2014-20187
.
e.Les perspectives et politiques de changement climatique devront être intégrées à bon nombre des activités clés de l’ITF, dans la lutte contre la
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