La vision suite
13. L’économie mondiale n’existerait pas sans les transports et sans leurs travailleuses et travailleurs. Qu’ils soient ou non membres d’un syndicat, ces personnels des transports sont interconnectés. Ils ont des intérêts communs, que l’ITF s’emploie à défendre. Ils veulent un salaire équitable, une sécurité d’emploi, une sécurité au travail, une retraite, une protection en cas de chômage et des structures d’accueil des enfants. Ils veulent un logement, des formations, des soins de santé, des services d’assainissement, un air non pollué, la justice, la liberté d’expression, l’égalité, la non- discrimination et une tolérance zéro en matière de travail des enfants et de travail forcé. Et ils veulent pouvoir travailler dans un environnement où ils pourront défendre ces valeurs, à la fois pour eux-mêmes et pour les autres. Ce qui signifie qu’ils veulent des syndicats, la liberté d’association et la négociation collective.
14. Cependant les adhésions sont en recul. Pour beaucoup de jeunes, les syndicats sont dépassés. Rien d’étonnant, quand on sait que beaucoup de syndicats fonctionnent toujours selon une structure « digne du XIXème
siècle »,
comme l’a récemment qualifiée un délégué de l’ITF. Pourtant, les syndicats des transports n’ont pas disparu ; ils sont là, et bien là. Leur action présente un potentiel extraordinaire. Et ils peuvent évoluer.
15. Ce que nous devons faire, c’est construire une force.
16. Nous devons faire en sorte que les syndicats de l’ITF et leurs membres soient plus participatifs, engagés et investis. Il faut également une participation de militants au niveau national pour garantir une unité des plans régionaux, sectoriels et mondiaux. Nous devons construire et renforcer un consensus inclusif à propos de la signification de l’appartenance à ITF. Il faut donc une compréhension mondiale de notre mission commune d’expansion et d’organisation des travailleuses et travailleurs au sein de syndicats forts, participatifs et démocratiques représentant tous les travailleurs : hommes, femmes et jeunes. Nous devons veiller à ce que tous les syndicats de l’ITF soient respectés et influents.
17. Nous devons proposer un projet différent. Nous devons développer des positions sur de grands enjeux politiques qui auront une résonance auprès de l’ensemble des membres de l’ITF. Nous devons nous atteler à la gouvernance des transports. Nous avons besoin d’un investissement accru des syndicats de l’ITF et de leurs membres dans des mouvements sociaux plus larges défendant d’autres pistes politiques pour combattre les inégalités, la pauvreté et la justice climatique.
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18. Cependant, nous devons surtout développer notre puissance, pour nous faire des muscles. Nous devons réussir à protéger notre famille des assauts du néolibéralisme, car l’Histoire nous a appris que les gouvernements et les employeurs peuvent lancer de nouvelles offensives à tout moment. Nous avons besoin de syndicats plus grands et plus unis sur le terrain, pour développer des réseaux de militants capables de mobiliser. Nous devons recourir à des stratégies juridiques, nous atteler aux systèmes de gouvernance d’entreprise et les tourner à notre avantage, déployer des stratégies pour les marchés des capitaux et nous attaquer à l’image mondiale de nos adversaires.
Quitte ou double : quatre leviers de pouvoir que l’ITF doit renforcer
19. Alors que nous nous attellerons aux défis qui se posent aux syndicats des transports, nous œuvrerons aussi à renforcer les quatre leviers de pouvoir vitaux pour l’avenir de l’ITF : consolider les plaques tournantes et corridors clés, influencer les grands acteurs des différents secteurs, mobiliser des affiliations massives et suivre les évolutions géographiques.
20. En se concentrant sur ces quatre leviers, l’ITF améliorera sa capacité à défendre les intérêts de tous les syndicats des transports.
Consolider les plaques tournantes et les corridors
21. L’ITF tire sa puissance des travailleurs syndiqués dans les grands ports, aéroports, plaques tournantes logistiques, voies navigables intérieures et corridors ferroviaires. Ces personnels peuvent exercer un grand pouvoir, tant pour eux que pour l’ensemble de la famille ITF. L’expansion rapide des transports compromet l’influence de l’ITF au niveau des principaux goulets d’étranglement mondiaux. Par exemple, les nouveaux types de plaques tournantes logistiques basées près des ports et des aéroports emploient souvent de la main-d’œuvre non syndiquée.
22. L’organisation syndicale des travailleuses et travailleurs des plaques tournantes et corridors constitue le principal « quitte ou double ». L’ITF collaborera avec les syndicats pour identifier les objectifs les plus importants et réalisables.
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