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43ème de l’ITF


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43ème Congr de l’ITF


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h.Au cours de la prochaine décennie, les réserves de gaz naturel liquéfié (GNL) en Australie, en Papouasie- Nouvelle-Guinée, au Timor oriental et en Indonésie représenteront une part croissante de l’offre mondiale de GNL. Parallèlement, la demande de GNL provenant de la région Asie-Pacifique est en forte progression. Ceci représente une concentration importante de l’offre et de la demande dans cette région, et ces dynamiques constituent à la fois un défi et une opportunité pour accroître la puissance de l’ITF dans la région et dans cette industrie stratégique.


i. L’un des domaines où il existe une forte densité et activité syndicales est le projet Chevron dans le Nord- Ouest de l’Australie, qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars ; c’est l’un des plus grands projets de GNL au monde et Chevron tente d’y désyndicaliser les activités maritimes. L’ITF s’est engagée à œuvrer avec ses membres affiliés au sein de Chevron et avec d’autres FSI pour mettre sur pied une campagne visant à attirer l’attention de l’industrie et des collectivités sur le comportement de Chevron. L’ITF a apporté son soutien et engagé des ressources pour monter une campagne de solidarité internationale afin de défendre la présence, la densité et les droits syndicaux relatifs aux projet de Chevron en Australie, et afin d’augmenter le taux de syndicalisation et d’améliorer les normes de travail dans tous les projets de GNL de Chevron ainsi que dans d’autres projets de GNL dans région Asie-Pacifique3


. Automatisation


69. L’automatisation s’implante dans de nombreux secteurs. Les nouveaux réseaux de transport en commun sont de plus en plus automatisés, non pour améliorer le service aux passagers, mais pour réduire les coûts de personnel et augmenter les profits. Les trains n’ont plus de chauffeurs et les stations n’ont plus de guichetiers. C’est l’emploi qui trinque, mais aussi la sécurité et l’accessibilité des services aux usagers plus vulnérables, en particulier les femmes. Dans des transports publics déjà soumis à une pression croissante, les réductions d’effectifs augmentent les risques d’agression des personnels restants.


70. Les ports cherchent de plus en plus à automatiser leurs activités pour réduire les coûts, en particulier les coûts du travail, et à améliorer leur avantage compétitif sur le marché mondial. Les opérateurs invoquent la sécurité, les résultats, les volumes, la rapidité et la flexibilité pour justifier cette course à l’automatisation. Des équipements de manutention de conteneurs sans chauffeur et


3 Soumission du Maritime Union of Australia (MUA) ; motion retirée


robotisés sont déjà utilisés dans bon nombre de ports partout dans le monde. Les fabricants de technologie proposent de plus en plus de solutions pour d’autres aspects des opérations portuaires, notamment en matière de sécurité, mais aussi pour le suivi, les capteurs de conteneurs et le pesage. Quand l’automatisation a déjà été introduite, elle s’est soldée par des pertes d’emplois et un fossé entre les compétences de la main-d’œuvre existante et celles requises pour ces nouveaux emplois de haute technologie.


71. Les personnels des entrepôts et les chauffeurs routiers doivent également composer avec des technologies intrusives. Dans les énormes nouveaux centres de distribution, les travailleuses et travailleurs marchent parfois 24 kilomètres par service, le moindre de leur pas étant suivi par GPS. Les chauffeurs-livreurs voient leur itinéraire composé par un ordinateur, avec des pénalités s’ils ne l’empruntent pas. Avec ce nouveau mariage entre technologie et surveillance, le micro- management atteint des proportions intenables, qui auront de graves conséquences sur la santé et le niveau de stress du personnel.


72. Les entreprises peuvent difficilement résister à l’introduction des nouvelles technologies, mais les syndicats peuvent exiger d’être consultés, non seulement pour éviter les conséquences négatives pour les travailleuses et travailleurs et garantir une transition juste, mais aussi pour pouvoir continuer d’organiser les personnels et de négocier dans ce nouvel environnement, avec à la clé de meilleures conditions de travail à l’avenir.


Externalisation


« On estime aujourd’hui que 80% des entreprises dans le monde externalisent une partie ou la totalité de leurs activités logistiques. » The Logistics Bureau


73. La fragmentation et l’externalisation ont privé les travailleuses et travailleurs de la protection que leur assuraient les syndicats et ont dégradé leurs conditions de travail. L’externalisation a été une brèche par laquelle la précarisation et le travail intérimaire se sont engouffrés dans les transports. Depuis les services d’assistance en escale dans le secteur aérien jusqu’à l’entretien des voies de chemin de fer, l’externalisation a fait entrer le secteur privé dans les transports même quand les services essentiels sont encore aux mains du secteur public. Les chemins de fer, bien qu’encore souvent propriété de l’État, deviennent des coquilles vides : les opérations de fret


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