Photo du chroniqueur : Jaime Hogge
Rubberball/Getty
Fraude ARNAQUES EN TOUS GENRES
DAVID MALAMED
Le Canada, un agent blanchissant
of Justice, le US Postal Inspection Service et la Federal Trade Commission. « Ces arnaques impliquent une trame complexe d’intervenants planétaires », dévoilait Me
Loretta Lynch, alors
procureure générale des États-Unis, en conférence de presse. « Nous avons déposé des accusations criminelles et une injonc- tion civile contre un résident turc qui aurait dérobé plus de 29 M$ US à des Américains par ses stratagèmes de publipostage. S’y ajoute un mandat de perquisition sur le compte bancaire de PacNet, qui aurait servi à blanchir des fonds pour une centaine de campagnes de publipostage illicites. Enfin, nous avons lancé une injonction permanente contre deux prétendus services de case postale aux Pays-Bas, qui recevaient et traitaient les paiements des victimes, et avaient la mainmise sur leurs rensei- gnements personnels. » Et encore : « Les fraudeurs s’en sont pris à des Américains âgés et vulnérables, à qui des centaines de millions de dollars ont été soutirés. Une escroquerie massive, mondiale, qui a gâché des vies. » D’après CNN, les criminels visaient des aînés esseulés,
L
A NOUVELLE A FAIT L’EFFET D’UNE BOMBE. En octobre 2016, au U.S. Department of the Treasury (le Trésor américain), les enquêteurs du Office of Foreign Assets
Control (OFAC), qui scrutent les avoirs étrangers, qualifiaient le groupe PacNet, obscure société financière de Vancouver, de « grand groupe criminel transnational », rangé aux côtés de redoutables et notoires mafias : Yakuzas japonais, Zetas mexi- cains, Camorra italienne. Le décret « soulignait la réputation montante de la métropole comme plaque tournante du blan- chiment d’argent », déplorait le Vancouver Sun. « L’ordonnance rendue par l’État américain bloque toute transaction financière et cible 12 individus, dont quelques Vancouvérois, ainsi que des filiales de PacNet, enchevêtrées dans un réseau tentaculaire : à Vancouver s’ajoute Ottawa et Tokyo, et puis l’Italie, l’Inde, l’Irlande, le Brésil, le Chili et les États-Unis, précisait le Sun. Les autorités immobilisent aussi une compagnie aérienne détenue par PacNet, compagnie qui aurait servi à expédier des liasses d’argent sale en Europe. » Selon le Trésor, PacNet, société internationale de paiements
et de services monétaires, se livre sciemment depuis une ving- taine d’années au « blanchiment en traitant des virements pour un large éventail d’entités qui s’adonnent à des opérations pos- tales frauduleuses aux États-Unis et ailleurs ». Ces accusations s’inscrivent dans une vaste enquête à laquelle participaient divers organismes américains, dont le Department
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atteints de démence, qui caressaient l’espoir d’étoffer leurs maigres revenus par de mirifiques gains à la loterie. Les victimes recevaient aussi des lettres les invitant à s’en remettre à de soi-disant voyants extralucides. Le Trésor soutient que le procureur général du Dakota du
Nord aurait communiqué avec PacNet en 2009. L’affaire en cause? Le traitement de paiements pour la médium Maria Duval. On écrivait à des correspondants crédules, à qui on promettait monts et merveilles, pourvu qu’ils mettent la main au portefeuille. « PacNet a fini par rembourser les victimes, mais a accepté les transactions de l’organisation Duval pendant cinq ans de plus », révèle le communiqué. Installée au centre-ville de Vancouver, PacNet a été fondée en
1994 par Rosanne Dronsfield (qui s’appelle aujourd’hui Rosanne Day). Cette jeune Canadienne, qui occupait « un poste subalterne dans une banque, a été propulsée à la haute direc- tion d’une entreprise internationale, considérée par l’État amé- ricain comme l’une des plus retorses organisations criminelles du monde », lisait-on dans le rapport Dirty Secrets of the Mail Fraud Mafia publié par CNN Money en octobre 2016, après plu- sieurs mois d’enquête. CNN ajoute que Mme Day « a profité d’une occasion en or.
Quand la banque où elle travaillait a fermé les comptes de certains clients de vente directe, en raison de leurs méthodes suspectes, elle a donné sa démission, mais s’est servie de ses relations pour créer une toute nouvelle entreprise
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