la moindre des choses, c’est que le patron aille vous dire merci! », s’exclame-t-il.
L’audace d’abord Vancouvérois de naissance, M. Chutter a 23 ans quand il décroche son premier emploi chez KPMG, à Toronto. Cinq ans plus tard, il occupe un poste de direction et est en voie de devenir associé quand sa carrière prend un virage inattendu. C’est pendant une mission d’audit à Kelowna qu’il voit pour la pre- mière fois un parc de glissades d’eau. Sa curiosité est piquée. « J’ai eu l’intuition qu’il y avait quelque chose à faire avec ça. » Avec un oncle, il achète 18 acres (7 hectares) à Penticton et
Dans le sens des aiguilles d’une montre : le Super Flume du parc d’attractions Dollywood (Tennessee); l’AquaPlay Giant RainFortress du Cowabunga Bay (Las Vegas); le DisneyCruise Line slide; le Wet’n’Wild du Gold Coast (Australie) et le Sunway Lagoon Abyss (Malaisie).
CPA l’a bien aidé à se lancer dans les affaires. « À 29 ans, ça me donnait de la crédibilité. J’étais capable de bien comprendre les états financiers, de prendre des décisions éclairées. » Chez KPMG, il avait aussi pu s’inspirer des diri- geants de diverses sociétés et constater les défis que pose l’exploitation d’une entreprise. À l’époque, le secteur des jeux aquatiques en
réunit 1,5 M$ pour construire un parc de trois acres (1,2 hectare). En 1981, le WhiteWater Waterslide and Recreation Complex ouvre ses portes; il est rudimentaire. « Quatre toboggans sur une tour, une piscine à remous et un comptoir de restauration rapide », se souvient M. Chutter. Ses collègues de KPMG sont perplexes. « Je suis passé pour un fou. On m’a dit de revenir quand j’aurai retrouvé la raison. » Le chef d’entreprise juge, avec le recul, que sa formation de
est à ses débuts. M. Chutter et ses six employés doivent tout faire eux-mêmes, y compris concevoir l’équipement. Le premier été, quatre personnes intéressées à ouvrir un parc aquatique demandent à l’entrepreneur où il fait faire ses toboggans. « On leur a dit qu’on pouvait s’occuper de tout : conception tech- nique, glissades, supports. Ce qui nous a valu quatre contrats. » En 1983, lassé de l’exploitation quotidienne de son parc, M. Chutter le vend pour se tourner vers le développement. Il constate aujourd’hui qu’il a mis le pied dans un secteur émer- gent au bon moment. Dans les années 1980, on aurait dit que tout le monde voulait un parc aquatique. Grâce à des partenariats stratégiques, l’entreprise prospère. En 1985, WhiteWater fusionne avec Brookside Engineering pour
SEPTEMBRE 2017 | CPA MAGAZINE | 33
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