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Le Boomerango et le Manta combinés (au Nagashima Resort à Kuwana, Japon)


des stocks qui vise à augmenter l’efficience et à réduire le gaspillage. Selon John Bookless, directeur de l’amélioration continue de


WhiteWater, le but est d’équilibrer les charges. « Chaque unité ne fabrique que ce dont la suivante a besoin. Un produit est fabriqué en peu de temps, et déplacé en peu de temps », pré- cise-t-il. WhiteWater externalise environ 60 % de sa fabrication en Chine, aux Philippines et aux États-Unis. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, le nombre d’employés canadiens a aug- menté. « Nos installations étaient arrivées à saturation. Pour produire davantage, nous étions obligés de nous tourner vers la sous-traitance. Nous sommes désormais en mesure d’accepter plus de contrats, et, par ricochet, il y a plus de travail à faire. » Si la multiplication des parcs a fait grimper le bénéfice de


WhiteWater, le concept a aussi fait des émules, et M. Chutter qualifie la concurrence de féroce. « Nous avons plus d’une ving- taine de concurrents en Chine, et d’autres en Europe et en Amérique du Nord. » Ironie du sort, l’une des rivales de WhiteWater est la canadienne ProSlide Technology d’Ottawa, fondée en 1986 par Rick Hunter, ancien skieur de l’équipe nationale. ProSlide a gagné des prix pour ses attractions novatrices, mais son effectif est modeste : elle compte une centaine d’employés. Les parcs aquatiques ont résolument pris le virage technolo-


gique, les exploitants rivalisant d’ingéniosité pour se démarquer. « Depuis quelques années, c’est à qui lancera le truc le plus déli- rant, le plus haut, le plus rapide », admet Claudio Barrera, direc- teur du développement des produits de WhiteWater. D’où l’arri- vée de glissades en montagnes russes de sept et huit étages : des buses haute pression ou des équipements hydromagnétiques projettent les baigneurs en hauteur sur des flotteurs. D’autres amateurs tourbillonnent dans des entonnoirs, comme pris dans une tornade, ou encore, assoiffés d’adrénaline, dévalent des toboggans en fibre de verre sur douze étages, en poussant des cris perçants, à des vitesses de pointe atteignant 90 km/h. Évidemment, repousser les limites de la sorte oblige à porter


une grande attention à la sécurité. M. Barrera, qui teste lui- même les installations, souligne qu’un comité interne de sécu- rité supervise la conception et que le développement d’une nouvelle attraction ambitieuse peut demander jusqu’à trois ans. Ron Lausman, vice-président au développement des affaires


et aux services architecturaux de WhiteWater, précise que la conception de parcs n’est pas qu’une affaire de mécanique. Elle pose le défi de la gestion de foules. « En Asie, on accueille


40 000 visiteurs par jour les week-ends dans un grand parc. C’est l’équivalent d’une petite ville. Pour gérer ces foules, il faut com- prendre leurs déplacements et l’occupation de l’espace. » De plus en plus de centres commerciaux et de complexes


hôteliers intègrent un parc aquatique. En Chine, les complexes immobiliers haut de gamme en font un argument de vente. Selon Dan Martin, en Amérique du Nord, la popularité crois- sante des parcs intérieurs autonomes ou en milieu hôtelier transforme la clientèle, généralement composée de familles avec de jeunes enfants. « On voit apparaître des bars dans les piscines, des restaurants chics, des spas et d’autres à-côtés. Il y aura bientôt des parcs réservés aux adultes. » Geoff Chutter voit les parcs devenir encore plus grands, plus


complexes, plus interactifs, axés sur les expériences théma- tiques, les récits. « Nous travaillons sur un grand projet avec le Cirque du Soleil au Mexique, où le parc ne sera pas qu’une toile de fond, mais fera partie intégrante du spectacle. » Et les grands projets se bousculent. WhiteWater était l’un


des principaux fournisseurs de Yas Waterworld, ouvert en 2013 sur une île artificielle d’Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. On évalue les coûts de construction à 300 M$ US. Ce parc de 37 acres (15 hectares) comporte 45 installations, dont la pre- mière glissade « tornade » hydromagnétique au monde et des montagnes russes inversées équipées de pistolets laser qui activent des machines au sol, tels que des canons à eau. De tels mégaprojets ont fait tourner à plein régime l’usine de


Richmond et fait croître de 65 % le chiffre d’affaires de WhiteWater en cinq ans. Elle est loin l’époque où le cap du million de dollars de ventes définissait le succès de l’entre- prise. Mais malgré ce changement d’échelle, M. Chutter est formel : l’attrait du parc aquatique réside toujours dans la même triade sacrée : soleil, plaisir, famille. « À une foire commerciale, un homme âgé m’a dit : “Si je


pouvais revivre une seule journée de ma vie, ce serait celle où j’ai emmené ma famille dans un parc aquatique. On s’est amusés comme des fous. Une journée inoubliable.” Voilà notre raison d’être », affirme M. Chutter. Il montre du doigt un document encadré, accroché au mur :


« J’ai toujours mon certificat de CPA. On m’informait récemment qu’après 40 ans, je n’avais plus de cotisation à payer. Et KPMG fait maintenant nos audits. La boucle est bouclée », s’amuse-t-il. Parions que plus personne là-bas ne le prend pour un fou!


KERRY BANKS est rédacteur et réviseur à Vancouver. SEPTEMBRE 2017 | CPA MAGAZINE | 37


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