search.noResults

search.searching

note.createNoteMessage

search.noResults

search.searching

orderForm.title

orderForm.productCode
orderForm.description
orderForm.quantity
orderForm.itemPrice
orderForm.price
orderForm.totalPrice
orderForm.deliveryDetails.billingAddress
orderForm.deliveryDetails.deliveryAddress
orderForm.noItems
Place à la détente


LECTURES


The Culture Code: The Secrets of Highly


Successful Groups


Daniel Coyle Bantam


304 pages; 32 $


POURQUOI DES ÉLÈVES de maternelle relèvent-ils mieux certains défis de logique que des avocats ou des ingénieurs? Parce qu’ils s’entraident, sans penser à leur orgueil, et s’adaptent, quitte à changer de stratégie en cours de route. La question abordée dans The Culture


Code n’est pas nouvelle : Qu’est-ce qui rend une équipe plus performante qu’une autre? Mais la réponse est vraiment rafraîchissante. Loin d’être la seule somme des compétences de gens performants, cette équipe est plutôt, selon Daniel Coyle, le fruit d’une dynamique humaine sur laquelle on peut agir, quel que soit le milieu de travail, grâce à trois messages forts. Premier message : « Vous êtes en sécurité », notamment pour fournir des efforts qui sortent de l’ordinaire, vous mêler parfois de ce qui ne vous regarde pas et, au pire… échouer. Pour créer un tel environnement, il faut établir des liens, des contacts, comme dans une famille où on se sentirait à l’abri. Ainsi, Gregg Popovich, entraîneur des Spurs de San Antonio, connaît ses basketteurs sur le bout des doigts. Après une défaite, sa réaction est simple : pour leur permettre de rebondir, il prend encore plus soin d’eux, leur rappelant qu’il y a plus


important dans la vie que le basket. Deuxième message, corollaire :


« Oui, nous sommes vulnérables. » Comme le souligne Ed Catmull, cofondateur des studios Pixar, « au départ, tous nos films sont nuls ». Voilà pourquoi l’entreprise a recours aux « Braintrust meetings », d’éprouvantes réunions où chaque projet est vertement critiqué par un comité de sages. La pire erreur, insiste M. Coyle, serait de croire qu’on n’a besoin de personne. Le but est de provoquer une étincelle


qui conduira à un nouveau type de coopération, où la communication habituelle sera transcendée. Le talentueux conteur d’histoires nous transporte alors dans le cockpit du vol 232 de la United Airlines, en 1989. Un violent écrasement semble inévitable, mais le commandant de bord y va franco : « Je n’ai plus le contrôle de l’appareil […]. Quelqu’un a une idée? » Et cela fonctionne : 184 personnes survivront sur les 296 à bord. Car, au fond (troisième message), « On est tous dans le même bateau ». Et là, Coyle revient sur cette expérience menée dans une école californienne, dans des classes de première à sixième année. Grâce à des tests, Robert Rosenthal, psychologue à Harvard, avait repéré des élèves à fort potentiel et en


avait informé les enseignants. Un an plus tard, ces élèves – au passé parfois chaotique – obtenaient aux mêmes tests de bien meilleures notes que tous leurs condisciples, tandis que les professeurs se félicitaient de l’année passée avec eux. Seulement… tout était bidon. Les élèves avaient été choisis de façon aléatoire, le but étant de changer la dynamique de groupe. En annonçant la réussite de certains, Rosenthal a provoqué une série d’attentes et d’interactions qui ont modifié (pour le meilleur) le déroulement attendu, et prouvé qu’on peut obtenir ce qu’on veut. De la cuisine (littéralement) de


Google au modus operandi d’une bande de voleurs de bijoux, The Culture Code déborde d’anecdotes évocatrices, prétextes à une bonne dose de conseils pratiques. Si certains semblent évidents ou, au contraire, délicats à mettre en œuvre, Daniel Coyle vise juste à maintes reprises (« pratiquez l’écoute trampo- line », « évitez la rétroaction sandwich »). Ne fût-ce que pour en retenir quelques pépites, voilà un ouvrage enthousias- mant dont on aurait tort de se priver. En plus de nous faire passer un bon moment, il nous invite à revoir nos façons de faire pour mieux relever – collectivement bien sûr – de nouveaux défis. — Mathieu de Lajartre


JANVIER 2018 | CPA MAGAZINE | 55


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64