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québécoise, Jean-Guy Lavigueur, dont le billet gagnant entraî- nera la descente aux enfers de sa famille dans les années 1980, a déclaré : « Ça change pas l’monde, sauf que tous les gens autour de moi ont changé. » Ce qui nous amène au deuxième conseil de Mme Mercier :


« Les gagnants, surtout les jeunes, sont très généreux envers leur famille et leurs amis. Sachez dire “non”. » Lee Helkie, associée au cabinet torontois Helkie Financial & Insurance Services, suggère de ne pas prendre de décision majeure avant six mois (3e


conseil). Pendant ce temps, ajoute Mme Mercier, « placez l’argent dans un compte d’épargne à intérêt élevé (4e


conseil).


Vous éviterez ainsi tout geste irrationnel et aurez une excuse béton : “Je ne peux rien te donner, l’argent est gelé” ». Profitez de cette période pour consulter un spécialiste


conseil). « Peu d’investisseurs (de 5 à 10 %) possèdent les connaissances fi nancières nécessaires pour gérer eux-mêmes une manne soudaine », affirme Robert Lachance, vice- président, Ventes, investissements et retraite, chez Groupe Cloutier Investissements à Montréal. « Il vaut mieux consulter un avocat, un comptable et un


(5e


conseiller fi nancier, ajoute Mme Helkie. La grande majorité des gens sont heureux de l’avoir fait. Vous devez avoir à vos côtés quelqu’un qui vous dira ce que vous ne voulez pas entendre », poursuit-elle. Pourquoi un avocat? Parce que la vie peut prendre une tournure imprévisible. Mme Mercier, qui est aussi média- trice en divorce, en sait quelque chose. « Une femme qui avait gagné 5 millions à la loterie a été mal conseillée : elle en a donné la moitié à son conjoint de fait. Quand le couple a rompu, un an plus tard, elle n’a pas pu récupérer cet argent. »


Beaucoup de prudence Et l’aspect financier? Qu’en pense Mme Helkie? « Chez les Kardashian, dépenser 5 000 $ pour une paire de chaussures ne pose sans doute pas de problème, mais rien ne vaut la sécurité fi nancière. Deux millions de dollars peuvent aplanir beaucoup de diffi cultés. Vous devez faire des choix judicieux et bâtir un portefeuille de placements qui tiendra le cap contre vents et marées. » (Nous avons fi xé le montant à 2 M$ pour une raison stratégique. Un million de dollars est une belle somme, mais aujourd’hui, ça ne vous mène pas très loin, tandis qu’avec 5 millions, vous êtes vraiment à l’abri. Un montant de 2 mil- lions est, disons, plus « périlleux » : il laisse entrevoir l’indépen- dance fi nancière, mais non sans eff ort.) Après tout, il est question ici d’argent, et non de psychologie


ni de psychiatrie. Et qui dit argent dit aussi plan de vie. Or, les perspectives sont très diff érentes selon qu’on a 30, 45 ou 60 ans. Mais quel que soit l’âge, chacun se demandera sans doute s’il peut cesser de travailler. De nos jours, la plupart des trentenaires sont loin d’être


rangés, souligne Mme Mercier. Ils ne sont pas encore mariés, commencent à peine leur carrière, ne sont pas propriétaires et n’ont pas d’enfant. Alors, quitter son emploi pour vivre des revenus tirés de 2 M$ est loin d’être un pari gagné d’avance.


44 | CPA MAGAZINE | JANVIER 2018


Bien sûr, quiconque devient subitement riche a envie de fêter


ça. Alors, allez-y, faites un voyage autour du monde ou achetez la Mercedes-AMG GT C Roadster de vos rêves à 200 000 $. « Seulement, il faut savoir qu’un coût de renonciation est associé à toute dépense, explique M. Therriault. La majorité des gens ont du mal à évaluer ce que représente l’achat d’une voiture de 200 000 $ par rapport au même montant investi sur 20 ou 30 ans ou au paiement des études universitaires des enfants. » Surtout, ne perdons pas de vue la notion de « revenus ». Selon


M. Lachance, lorsqu’on planifie à long terme (soit jusqu’à 90 ans, âge que devraient atteindre la moitié des Canadiens qui ont 20 ans à l’heure qu’il est), le taux de retrait sécuritaire est de 3 % dans le cas d’un portefeuille composé d’actions et d’obliga- tions en parts égales. Ce taux tient compte du rendement actuel, peu élevé, des obligations d’État. À un taux aussi faible, le capital devrait produire des revenus


pendant 30 ans. Cela dit, pendant cette période, une infl ation annuelle de 2 % grugera 50 % du pouvoir d’achat. Pour 2 millions, on parle donc d’un revenu annuel avant impôt de 60 000 $. Pas de quoi pavoiser. Pourtant, c’est la réalité du millionnaire d’aujourd’hui. Vous pouvez aussi vous constituer un portefeuille plus perfor-


mant qui, outre les actions et obligations habituelles, comprend une part importante d’actifs moins tributaires des marchés boursiers, comme les placements immobiliers directs, les projets d’infrastructure, voire les fonds spéculatifs. Ce choix dépendra en grande partie de votre conseiller fi nancier. Ainsi, grâce à des partenariats et à ses propres fonds d’investissement, le cabinet de M. Therriault peut off rir ces catégories d’actifs à ses clients. Les portefeuilles tripartites peuvent générer une apprécia-


tion et des revenus plus élevés, mais actuellement, il est uto- pique d’espérer des rendements supérieurs à 7 ou 8 %. Les taux annuels de 10 et 12 % appartiennent au passé. Certains fonds y parviennent, mais ce sont des exceptions. « Viser des rendements inatteignables ne peut que compro-


mettre l’atteinte de la sécurité fi nancière, prévient M. Lachance. Les marchés fi nanciers sont arrivés à maturité, la population vieillit, et la croissance économique ralentit, ce qui diminue les bénéfi ces des sociétés. La consommation fondée sur l’endette- ment ne peut continuer indéfi niment. » De plus, à 30 ans, vous voudrez probablement acheter une maison, quitter votre emploi et amorcer une nouvelle carrière, ou fonder votre propre entreprise. Idéalement, vous devriez investir la totalité des 2 millions et retirer seulement la moitié des revenus générés pour financer vos projets. Ou vous pourriez en prélever 1 million et faire fructifi er le capital sur l’autre million. L’important, quels que soient les projets, c’est de préserver ou


même d’accroître la sécurité fi nancière. Les risques liés au por- tefeuille doivent être bien évalués. Il ne faut pas se fi er à l’adage selon lequel les trentenaires auraient généralement moins de capital à risquer que les sexagénaires, d’après M. Therriault. « Le risque ne dépend pas de l’âge, mais de la situation de chacun. »


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