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mon père de faire le saut, et il s’en tire extrêmement bien. Mais j’en suis conscient, difficile de se lancer si les notions sous- jacentes et les fonctions de sécurité restent floues. » Le père de M. Brown, Stewart, admet qu’il n’aurait sans doute


jamais choisi les bitcoins (qui représentent moins de 5 % de son portefeuille) sans les encouragements de son fils. « J’ai été témoin de la progression inexorable du bitcoin, et Duncan m’a convaincu qu’un virage s’amorce dans les technologies finan- cières. Je n’en comprends pas les tenants et les aboutissants, mais je ne pense pas qu’on puisse en faire abstraction. » Tekin Salimi, avocat de Toronto spécialisé en droit commer-


cial, suit d’un œil attentif l’évolution des chaînes de blocs. Il souligne l’apport des Canadiens à un certain nombre d’éléments, du développement au soutien. Un constat qui le rassure. « Le pays occupe une place de choix dans l’évolution des chaînes de blocs : la chaîne Ethereum a été élaborée à Toronto et à Waterloo, où travaillent de nombreux experts. » Il conclut que les cryptomonnaies, choix hors norme, sédui- ront ceux qui cherchent une catégorie d’actif inédite (risque élevé, rendement supérieur).


Pourquoi tant de frilosité? Les investisseurs circonspects restent sur leurs gardes, et pour cause. D’abord, il y a la complexité de l’investissement direct : encore faut-il comprendre comment s’y prendre. Et les options d’investissement indirect paraissent restreintes. En outre, Me Salimi conseille de faire des recherches approfondies (la prudence s’impose) pour évaluer la qualité des antécédents de l’émetteur, la solidité de la programmation sous-jacente et la valeur globale de la monnaie. S’agit-il exclusivement d’un moyen d’échange? Est-elle assortie d’autres fonctions? Certaines chaînes de blocs rapportent aux détenteurs un pourcentage de la valeur des opérations sur le réseau. D’autres leur offrent un droit de regard sur tout changement au protocole, plutôt que de laisser cette décision aux seuls développeurs. « Attention, on doit s’informer aussi de la masse monétaire, parfois restreinte », ajoute Me Salimi. Autre difficulté : le flou juridique qui entoure les cryptomon-


naies, au centre d’une nouvelle sphère. Les investisseurs s’y aventurent sans bénéficier des mêmes recours que les actionnaires qui possèdent des titres traditionnels. « La programmation soulève d’immenses difficultés. C’est du


développement de pointe, en temps réel, d’où des incidents de parcours; l’un ne va pas sans l’autre », souligne Me Salimi. Il évoque le portefeuille multisignature Parity où, en novembre dernier, un gel temporaire immobilisait l’équivalent de 280 M$ US en ethers. En l’absence d’un système de notation officiel des chaînes de


blocs sous-jacentes, Me Salimi précise qu’on confie souvent l’audit du code à des tiers avant les premières émissions (Initial Coin Offering ou ICO). « Il faut se renseigner sur l’équipe au cœur du projet, pour voir si les responsables ont la mauvaise


PETIT BITCOIN DEVIENDRA GRAND


Première cryptomonnaie à avoir vu le jour, valeur étalon du change numérique, le bitcoin a été lancé par un mystérieux Satoshi Nakamoto (un pseudonyme) en 2008, année où a paru l’article Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System. On y décrivait les aspects techniques d’un premier système en ligne où la négociation se ferait sans passer par un établissement bancaire. L’année suivante allait marquer la mise en circulation des premiers bitcoins, produits sous forme numérique (mining en anglais), puis offerts contre quelques cents. Aujourd’hui, des géants comme Microsoft ou PayPal et même certaines sandwicheries Subway prennent les bitcoins. — RS


habitude d’abandonner un réseau après l’avoir lancé au lieu de le développer pour qu’il prenne de la valeur au fil des ans. C’est un risque particulier, auquel échappent les autres types d’investissements. » Dernier bémol : vu les contraintes réglementaires, l’adoption généralisée des cryptomonnaies dans les commerces de détail n’est pas pour demain. « Un jour, peut-être, on pourra tout payer en monnaie numérique. Mais pour l’instant, impos- sible d’acheter librement des produits et services. Alors, quelle valeur réelle attribuer à une somme en bitcoins? », se demande James Zsebok, de Windsor. À l’époque où il était directeur financier à Flex-N-Gate Corporation, M. Zsebok a réalisé des opérations en devises qui se chiffraient à quelques milliards de dollars, pour divers clients. Il conseille à ceux qui s’interrogent sur les monnaies virtuelles de se tourner vers des options mieux connues, comme l’or. « Dans mon propre portefeuille, j’ai choisi l’or pour gérer le risque parce que, en théorie, on peut l’échanger contre autre chose. » M. Zsebok ne rejette pas en bloc (!) les cryptomonnaies, mais privilégierait plutôt les nouveautés comme l’ether, encore abor- dable, moins volatil que le bitcoin. Il reste méfiant : « Investir dans une cryptomonnaie, c’est comme acheter un billet de loterie. » Alors, on se jette à l’eau? Mais combien miser? Tout est


question de tolérance au risque et de perspective, selon M. Bragonier. « La valeur des cryptomonnaies grimpe en proportion de l’incertitude, au rythme des rendements, aussi. Un investisseur averti pèsera le pour et le contre : on parie sur l’avenir, en fonction d’une valeur future. » Arrivé à l’âge de la maturité, compte tenu des sommes qu’il faudrait engager, M. Bragonier concède qu’il préfère s’abstenir : « Mais si j’étais dans la trentaine? » Reste à savoir si le jeu en vaut la chandelle.


ROSALIND STEFANAC est rédactrice-réviseure pigiste à Toronto. JANVIER 2018 | CPA MAGAZINE | 35


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