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Au travail


GESTION


Dangereuses dépendances


La crise actuelle des opioïdes et la légalisation prochaine de la marijuana font craindre une hausse des problèmes associés à la toxicomanie au pays. Voici ce que les employeurs peuvent faire pour aider leurs employés.


SEUL DANS UNE INSTALLATION ÉLOIGNÉE, un homme ivre s’est mis à téléphoner aux autres établissements de l’entreprise. « Il menaçait de blesser quelqu’un et de mettre le feu au bâtiment », raconte Jason Fleming, aujourd’hui directeur des ressources humaines à MedReleaf, fournisseur autorisé de marijuana thérapeutique de Markham, en Ontario. Pareil incident s’était produit chez un employeur précédent. Des collègues, craignant qu’il passe à l’acte, ont appelé les services d’urgence de la région. L’homme, ayant déjà refusé à plusieurs reprises qu’on l’aide, a été congédié pour une cause juste et suffisante. L’intoxication au travail (par l’alcool ou


16 | CPA MAGAZINE | JANVIER 2018


la drogue) peut entraîner des accidents, du harcèlement et même de la violence, et occasionner bien d’autres problèmes moins manifestes, explique M. Fleming. Hélas, pareille situation n’est pas rare, car de nombreuses personnes prennent régulièrement de l’alcool ou de la drogue. La légalisation de la marijuana, prévue pour juillet, pourrait en stimuler la prise (22 % de la population en consomme à des fins récréatives, et ce chiffre pourrait atteindre 39 % selon certains). La crise des opioïdes montre, quant à elle, que bien des gens abusent des médicaments d’ordonnance. Les statistiques sont effectivement alarmantes : 10 % des Canadiens ont un


trouble lié à l’utilisation d’une substance, et quelque 70 % d’entre eux occupent un emploi. Il y a 10 ans, ce trouble engendrait des pertes de productivité annuelles d’environ 24 G$ au pays. Le coût est probablement bien plus élevé à présent, surtout que le problème ne se pose pas uniquement lorsque l’employé se présente au bureau dans un état d’intoxication. Les personnes aux prises avec l’abus d’une substance ont un taux d’absentéisme élevé et arrivent souvent en retard en raison d’excès ou de symptômes de privation. Les relations avec les collègues sont parfois tendues, le rendement laisse à désirer, et la concentration ainsi que les capacités décisionnelles ne sont pas optimales. « À certains stades, les gens peuvent devenir nerveux et irritables », mentionne Melissa Snider-Adler. Médecin spécialiste des dépendances à Toronto, elle est aussi examinatrice à DriverCheck, société ontarienne qui propose aux organisations des services de santé et sécurité au


Jeannie Phan


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