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Pluralités FIONA MACFARLANE


Parité hommes-femmes : nous ne pouvons pas attendre!


L


’AVANCEMENT DES FEMMES et leur leadership sont essen- tiels pour la performance des entreprises et la prospérité économique. Même si les progrès en faveur de l’égalité


des femmes se poursuivent, le rapport 2014 du Forum écono- mique mondial sur la question indique que la parité hommes- femmes en milieu de travail ne sera pas réalisée avant 2095. C’est dans 80 ans, le temps d’une vie! La parité n’est pas juste un idéal. C’est un impératif économique, et nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre 80 ans. Prenons l’exemple des femmes entrepreneures. Même si les entreprises appartenant à des femmes connaissent une forte croissance au cours de leurs premiers stades, cette croissance ne se poursuit pas autant qu’elle le pourrait. Au Canada, le nombre de femmes entrepreneures a augmenté d’un taux faramineux de 208 % entre 1981 et 2001, par rapport à un maigre taux de 38 % du côté des hommes. Toutefois, les entreprises ayant une femme à leur tête tendent à ne pas croître aussi rapidement que celles dirigées par un homme. Les nombreux obstacles que rencontrent les entrepreneurs, dont la difficulté d’accéder aux capitaux et des possibilités limitées de réseautage, semblent particulièrement difficiles à franchir pour les femmes. Comment remédier à cette situation? Au cours des sept années du programme des Femmes entre- preneures gagnantes d’Ernst & Young (EY), nous avons constaté que deux inducteurs sont à la source du véritable changement, le premier étant les femmes entrepreneures elles-mêmes. Pour faire croître leur entreprise, celles-ci doivent voir grand, savoir oser, se construire un profil public et travailler à améliorer l’en- treprise, et non seulement à la faire fonctionner. Les femmes gagnantes dans le cadre de notre programme (dont plus de 60 ont su générer un taux annuel de croissance des produits de 20 % pour leur entreprise) ont généralement des caractéris- tiques communes : un objectif authentique et clair, un réseau solide et un leadership souple. Le deuxième inducteur de changement, le milieu des affaires,


est tout aussi important. Après tout, l’ensemble de la société y gagne si l’entrepreneuriat prospère. Quelles mesures adopter pour soutenir ce groupe essentiel des femmes entrepreneures?


Élargir les réseaux Les leaders avisés de petites et grandes entreprises savent qu’élargir leurs réseaux pour accueillir des femmes entrepre- neures est à l’avantage de tous. Celles-ci bénéficient des obser- vations et des encouragements de dirigeants chevronnés, qui


24 | CPA MAGAZINE | MAI 2014


profitent à leur tour d’une source d’expériences et de points de vue diversifiés pouvant les aider à relever leurs propres défis. Les meilleurs leaders savent remarquer dans leur collectivité des entrepreneures talentueuses et tisser des liens avec elles.


Investir consciemment Les investisseurs ont un rôle essentiel à jouer pour favoriser la croissance qui stimulera notre économie. Les investissements doivent être diversifiés et inclure de jeunes entreprises apparte- nant à des femmes, non pas parce que c’est la « bonne chose à faire », mais parce que l’analyse de rentabilité en a démontré les avantages financiers. Les banques doivent aussi se montrer plus ouvertes aux femmes entrepreneures et à la grande diversité des entreprises qu’elles dirigent.


Au Canada, le nombre de femmes entrepreneures a augmenté d’un taux faramineux de 208 % entre 1981 et 2001.


Rechercher la diversité chez les fournisseurs L’approvisionnement auprès d’organisations appartenant à des femmes, ou auprès de fournisseurs qui recrutent des employés au sein de groupes sous-représentés, permet de soutenir vérita- blement la croissance. Il existe des organisations qui aident les entreprises à trouver de tels fournisseurs locaux et à intégrer des critères axés sur la diversité dans leur processus d’évaluation des fournisseurs. Les avantages sont démontrés : augmentation du PIB, de la


productivité et du prix des actions; amélioration de la perfor- mance financière; prospérité générale... Il est donc dans l’inté- rêt économique de chaque organisation d’éliminer les obstacles qui empêchent les femmes de devenir membres de la direction ou de réussir en tant qu’entrepreneures. Bref, nous ne pouvons pas attendre!


FIONA MACFARLANE est chef de l’inclusivité et associée directrice chez Ernst & Young, en Colombie-Britannique.


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