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Technophilie ACTUALITÉS TECHNO DWAYNE BRAGONIER Adieu cartes, comptant et portefeuille!


de la NFC permettent une communication bidirectionnelle en champ proche. La NFC ne transmet les données qu’à très petite distance. Grâce à son intégration dans les téléphones intelli- gents, l’équivalent de toutes nos cartes se trouve concentré dans un seul système. Le Samsung Galaxy S5, l’iPhone6 et le Nokia Lumia offrent tous la technologie NFC. Bien que ses capacités bidirectionnelles soient un autre avantage de la NFC, celles-ci posent problème, car qui veut que tous ses numéros de compte soient dans un appareil communiquant par Internet? C’est ici qu’intervient la segmentation en unités, qui s’apparente aux jetons d’un casino. Chaque jeton porte le nom de l’établisse- ment et un numéro. Le caissier vérifie le nom, note le numéro, puis vous paie en fonction du barème de paiement du casino. Lors d’une transaction, la segmentation en unités donne à


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AMAIS LE MARCHÉ DU DÉTAIL N’AURA ÉTÉ aussi perturbé par une nouvelle technologie qu’il ne l’a été par le paie- ment mobile sécurisé, c’est-à-dire la possibilité pour les


clients de payer leurs achats au moyen d’un appareil mobile (téléphone intelligent, montre intelligente ou tablette). Le service Apple Pay d’Apple (voir « Comptant, crédit ou nuage? », numéro de mai 2015) pourrait être le catalyseur qui amènera le marché à accepter définitivement ce mode de paiement. Je vais tenter de démystifier le paiement mobile. De quelles


technologies parle-t-on? Comment fonctionnent-elles? Pourront-elles tenir leur promesse de sécurité?


La technologie NFC Le paiement mobile sécurisé réunit la communication en champ proche (near-field communication – NFC) et la segmenta- tion en unités, celle-ci étant assurée par un élément sécurisé ou par l’émulation de carte (host card emulation – HCE). Ce mode de communication sans fil permet aux appareils en champ proche (de 4 à 5 cm) de partager des données sans contact. On trouve généralement la technologie NFC dans les appareils intelligents ayant accès à Internet. Il s’agit de la même technolo- gie que celle de l’identification par radiofréquence (IRF). Les applications IRF sont multiples : péages autoroutiers, étiquettes pour marchandises, clés de chambres d’hôtel, plaques d’iden- tité pour animaux, etc. La principale différence entre les deux technologies? On emploie les dispositifs IRF soit comme récep- teurs soit comme transmetteurs, alors que les appareils dotés


votre appareil muni de la NFC un numéro (votre « jeton ») et sépare ce dernier de votre numéro de compte réel et de vos autres données personnelles. C’est avec ce « jeton » à usage unique que vous payez. Ingénieux! Pourtant, même avec cette segmentation, les craintes concernant la sécurité des informa- tions freinaient l’adoption de la NFC pour les paiements. Voilà où l’élément sécurisé et la HCE sont venus changer la donne. L’élément sécurisé est une composante matérielle d’un appa-


reil mobile, soit un microcontrôleur « capable d’héberger de manière sécuritaire les applications NFC et leurs données confi- dentielles chiffrées », explique GlobalPlatform, une association sans but lucratif de normalisation des technologies de sécurité des cartes à puce. Apple Pay a inclus cette technologie dans ses iPhone6, iPad Air 2, iPad mini 3 et la nouvelle Apple Watch. Lancée par Google, la technologie HCE permet à son système


d’exploitation Android de prendre en charge le protocole NFC à partir de données infonuagiques sécurisées plutôt qu’en utili- sant une composante matérielle. En décembre dernier, RBC est devenue la première banque nord-américaine à proposer une solution de paiement mobile fondée sur la technologie HCE. Ces technologies sont efficaces. Les renseignements person-


nels sont stockés en sécurité, le numéro de « jeton » est transmis sur de très petites distances, et ce, sans compter la sécurité déjà offerte par le NIP ou l’empreinte digitale. Selon moi, d’ici un ou deux ans, le paiement mobile sécurisé sera le principal mode de paiement utilisé dans le marché du détail.


DWAYNE BRAGONIER, CPA, CA•TI, est président de BAI Bragonier & Associates inc. et le créateur de la méthode BAI. On peut le joindre à dwayne.bragonier@bragonier.com


MAI 2015 | CPA MAGAZINE | 23


Illustration : Blair Kelly


Photo : Jaime Hogge


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