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Au travail


GESTION


Génération Y


Les jeunes de la génération Y veulent de la rétroaction, des possibilités d’avancement et de la flexibilité. En contrepartie, ils rehausseront la culture de votre entreprise. Sachez les encourager.


L’EXPRESSION « DANS MON TEMPS » est si courante en milieu de travail qu’elle est devenue un cliché. Toutefois, elle prend tout son sens lorsqu’on s’adresse aux jeunes de la génération Y. Il existe des différences profondes entre les générations précédentes et la leur, et cette disparité peut bouleverser un cadre organisationnel. Rachel Culbertson, associée du groupe assurance et services-conseils de Deloitte, à Edmonton, constate les différences entre les nouveaux venus qu’elle embauche et la jeune profession- nelle qu’elle était au début de sa carrière. « Ils sont aussi travailleurs que nous l’étions, mais ils privilégient plus tôt que nous le faisions le désir de vivre le moment présent, observe-t-elle. Ils sont


16 | CPA MAGAZINE | JUIN-JUILLET 2015


très innovateurs et veulent se faire entendre. C’était aussi mon cas, mais à l’époque, il fallait d’abord gravir quelques échelons hiérarchiques. » Leurs collègues plus âgés considèrent


souvent les jeunes de la génération Y, nés entre le début des années 1980 et le début des années 2000, comme capricieux, voire présomptueux. Les baby-boomers et les membres de la génération X se demandent comment composer avec ces « enfants » qui disent vouloir un travail constructif, des horaires personnalisés, des occasions d’apprentissage et des possibilités d’avancement rapide. Selon les spécialistes des ressources


humaines, le comportement des « Y » est attribuable à leur éducation. Ils ont été


élevés dans la prospérité, persuadés que « quand on veut, on peut ». Ils privilé- gient l’équilibre travail-vie personnelle, s’attendent à des récompenses, et à passer d’une entreprise à l’autre en quête de meilleurs débouchés. Ils ont grandi entre deux récessions et n’ont pas vu leurs parents perdre leur emploi. Si les générations plus âgées consi- dèrent une telle attitude comme de l’égoïsme ou de la prétention, c’est qu’elles ne voient qu’un aspect de la réalité. Les « Y » sont très passionnés, ils s’y connaissent en technologie et ont confiance en eux. Souvent, ils quittent l’université forts d’un vaste réseau relationnel (grâce aux médias sociaux) et d’une expérience internationale, ce qui était quasi inconcevable il y a vingt ans. Jennifer Lee, gestionnaire de porte-


feuille adjointe au Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, appartient à la génération Y. À ses yeux, les trois principaux attraits d’un emploi sont la culture, la diversité


Stephanie Powers


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