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Protégez votre cabinet


À toi, à moi, à nous? Ce que les propriétaires d’entreprise devraient savoir et faire pour protéger leurs biens en cas d’échec de leur vie de couple.


par Nathalie Boutet photo : lolostock/iStock


EAN* A LANCÉ UNE ENTREPRISE de produits promotion- nels à Toronto lorsqu’il était au début de la ving- taine. Comme la plupart des entrepreneurs débu- tants, il a travaillé de longues heures en s’occupant de tout, de la prospection de clientèle à l’expédi-


tion des commandes. Lorsqu’il s’est marié, lui et son épouse, Marie, sont devenus associés à parts égales de l’entreprise. Elle participait à la tenue des comptes et à la gestion des res- sources humaines. En 2013, après treize ans de mariage et de collaboration, ils


se sont séparés. Marie a graduellement cessé d’aller au bureau. La situation était pénible. Le problème? Ils n’avaient signé aucune entente pour déterminer ce qu'il adviendrait de l’entreprise en cas de divorce. Résultat : ils se sont disputés au sujet de la valeur de l’entreprise, du successeur de Marie et du salaire de celui-ci, du montant des commissions de gestion de Jean et de la part des bénéfices futurs qui reviendrait à Marie.


*Les noms et certains détails ont été changés pour protéger la vie privée des personnes concernées.


34 | CPA MAGAZINE | AVRIL 2015


Deux ans, une médiation avortée et près de 40 000 $ d’hono- raires plus tard, le couple a conclu une entente en vertu de laquelle Marie transférait ses actions à Jean.


En apparence, Bruno, associé dans un cabinet d’avocats pros- père, et son épouse Catherine, propriétaire d’une boutique de décoration, étaient parfaitement heureux : deux enfants, une jolie maison dans un quartier chic et des vacances à la mer. La réalité était pourtant tout autre. Mais ils ont tenu le coup


pendant des années et sont restés ensemble, surtout pour les enfants. Enfin, après 16 ans de mariage, ils ont décidé de se séparer. Selon Bruno, le stress de devoir paraître fort pour les enfants et de respecter les obligations financières du cabinet, tout en composant avec l’échec de son mariage, avait fait chuter les revenus. Sans accord prénuptial, il leur a fallu des années pour en arriver à une entente parentale et financière. En 2012, ils ont annoncé leur séparation et tous deux tentent de refaire leur vie. Le divorce n’est pas encore officiel. Ce genre de situations est très courant. Malheureusement, les entrepreneurs et les professionnels qui consacrent leur vie


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