FROM THE EDITOR I A L BOA R D CHA I R LE MOT DU PR ÉSIDENT DU COMITÉ DE R ÉDACT ION
BETWEEN UTOPIA AND AN URBAN NATION
ENTRE L’UTOPIE ET LA NATION URBAINE
YET ANOTHER ELECTION CYCLE has come and gone, and while the political landscape has changed to a remarkable extent we are once again living in a coun- try with a federal government elected by a demonstrably unrepresentative process to administer an antiquated constitutional arrangement unintentionally designed to serve inadequately the needs of most Canadians. I am speaking of course of the absence
in our Constitution of any accommodation of the role of cities as a level of govern- ment; of the inadequate representation of urban voters in parliament; of the per- verse consequences of the “first-past-the-post” electoral system which often leads to the victory of the least popu- lar party in a riding; and of the withdrawal on the part of the federal gov- ernment from many of the concerns of Canada’s cities. And of course, urban and environmental issues barely registered in the recent campaign, fraught as it was with partisan assaults and endless non- sense about coalitions.
These structural defects in our politics
have contributed significantly to the struc- tural defects in our country’s infrastructure, the deficit of which has been pegged by the Federation of Canadian Municipalities at $123 billion. Keep in mind, however, that this is a con- servative figure based on a 2007 study: the gap between what we need to repair, what is actually being fixed and—more impor- tantly, what needs to be built—has only grown, and continues to do so. Combined with the country’s uneven
patchwork of public transit systems, aging affordable housing stock, soaring housing prices, disproportionate consumption of energy and internationally embarrassing lack of action on climate change—and the absence of national strategies with which to deal with any of these problems—these deficits reveal the extent to which our Federation no longer functions as it needs to. As Alan Broadbent pointed out in his
provocative 2008 book,1 Canada’s system of government is simply not
UN AUTRE CYCLE ÉLECTORAL vient de s’achever et, même si le paysage poli- tique a beaucoup changé, nous continuons à vivre dans un pays où le gouvernement fédéral est élu par un processus manifeste- ment non représentatif afin d’administrer un accord constitutionnel archaïque conçu involontairement pour servir de façon ina- déquate les besoins d’une majorité de Canadiens. Je parle bien sûr de l’absence dans notre
constitution d’une disposition relativement au rôle des villes à titre d’ordre gouverne- mental, de la représentation inadéquate des électeurs urbains au Parlement, des consé- quences perverses du système majoritaire qui mène souvent à la victoire le parti le moins populaire dans une circonscription, et du désavoeu de la part du gouvernement fédéral de bien des préoccupations des vil- les canadiennes. Qui plus est, au cours de la récente campagne les questions liées aux centres urbains et à l’environnement ont cédé la place aux assauts partisans et inter- minables inepties sur les coalitions. Ces défauts structurels de notre système
politique ont grandement contribué aux défauts de l’infrastructure de notre pays, dont le déficit a été fixé par la Fédération des municipalités canadiennes à 123 mil- liards de dollars. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’il s’agit de chiffres prudents, déterminés en fonction d’une étude de 2007 : l’écart entre ce qu’il faut réparer, ce qui est en train d’être réparé et, surtout, ce qui doit être construit, n’a fait que s’élargir. Et la tendance se maintient. Combinés à l’ensemble disparate des
systèmes de transport en commun du pays, la vétusté du parc de logements à prix abor- dable, la hausse en flèche des prix des logements, la consommation excessive d’énergie, et l’inaction gênante sur le plan international en matière de changement cli- matique—et l’absence de stratégies nationales visant à résoudre ces enjeux— ces déficits révèlent l’étendue du problème de fonctionnement de notre fédération. Comme l’a fait remarquer Alan
Broadbent dans son livre controversé de 20081
, le système gouvernemental du Canada ne tient tout simplement pas
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