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Erreur no


3 : Se passer d’un conseiller financier


Les gens savent mieux gérer leur argent de nos jours. Toutefois, seul un expert financier qualifié comprend les complexités tant du régime fiscal et des placements à l’étranger que de la planification successorale. Selon les experts, les gagnants doivent trouver le meilleur


moyen de conserver et faire fructifier leur richesse. « Un grand nombre de personnes ne comprennent pas les


fourchettes d’imposition », déclare Suzanne Schultz, CPA, spé- cialiste de la planification successorale à RBC Gestion de patri- moine et auteure de Tax Tips for Canadians for Dummies. « Elles croient pouvoir faire des placements sans risque qui offriront un rendement de 10 % et vivre des intérêts. » Elle souligne qu’un CPA qualifié peut indiquer à son client


une façon de réduire ses impôts ou de fractionner son revenu entre les membres de sa famille. « Par exemple, si un client âgé souhaite laisser de l’argent à ses descendants, il pourrait sous- crire une assurance-vie permanente au nom de ses enfants afin que ses petits-enfants en bénéficient sans payer d’impôt. » Cynthia Kett ajoute que certaines personnes n’avaient jamais


eu besoin d’un conseiller financier avant de gagner à la loterie. « Les CPA doivent être d'un abord facile, car ils peuvent sembler intimidants aux personnes qui n’ont pas l’habitude de travailler avec un avocat ou un comptable. Les clients doivent bien com- prendre que nous pouvons les aider à élaborer un plan de gestion de leurs avoirs. »


Erreur no


4 : Acheter un château en Floride


Certains gagnants veulent acheter une maison de rêve ou une résidence secondaire, et oublient les coûts d’entretien, les frais de copropriété et les impôts fonciers. « Les gens ne pensent pas aux conséquences de laisser une résidence inoccupée pendant neuf mois », soutient Tony Maiorino, vice-président et chef de RBC Gestion de patrimoine. « En plus du coût d’achat, il y a l’éro- sion du capital à long terme. » Il ajoute qu’un expert financier peut aider le gagnant à acheter une propriété au Canada ou à l’étranger. « Si vous achetez un chalet pour la famille, il pourrait être préférable de créer une fiducie familiale. Aux États-Unis, vous pourriez contracter un prêt hypothécaire sans recours. »


Erreur no 5 : Donner sans compter


« Les gagnants des loteries doivent apprendre à dire non ou pas tout de suite, sinon ils n’atteindront pas leurs objectifs », précise M. Maiorino. Des clients lui disent souvent que des personnes à qui ils n’ont pas parlé depuis longtemps leur demandent de leur prêter de l’argent ou d’investir dans une bonne affaire. « Dans bien des cas, dit-il, on peut attendre 30 ou 90 jours avant d’aider un ami ou un membre de la famille. En général, les personnes qui prennent une décision sans en parler à un professionnel en qui elles ont confiance le regrettent amèrement. »


ROSALIND STEFANAC est rédactrice et réviseure indépendante à Toronto.


MARS 2015 | CPA MAGAZINE | 43


Graphique : Baiba Black


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